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L'économie francilienne en meilleure forme

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L'économie francilienne en meilleure forme
AP - Nicolas Bouzou

Dans sa récente étude, l'Observatoire de l'économie francilienne pointe un rebond de l'investissement et une progression de l'emploi au sein des TPE-PME franciliennes.

Sous l'égide de l'Ordre des experts-comptables région Paris - Île-de-France, en partenariat avec l'économiste Nicolas Bouzou, fondateur du cabinet Asterès, l'Observatoire de l'économie francilienne vient de publier un nouveau point d'étape dans lequel il note la bonne forme actuelle des TPE-PME d'Île-de-France, « malgré un contexte morose lié aux récents mouvements sociaux et aux attentats survenus dans la capitale ».

Au cours du 1er trimestre 2016, les investissements ont bondi de 8 %, au-dessus de la moyenne nationale (5 %). Pour les auteurs de l'étude, « la hausse de l'investissement traduit le retour d'une confiance en l'avenir, y compris dans les secteurs dont l'activité était en repli ». Selon les résultats de l'Observatoire de l'économie francilienne, l'immobilier est le premier secteur contributeur à la croissance de l'investissement régional (3,4 points sur les 8 % de croissance), ce qui est de bon augure pour la relance du marché immobilier. L'hébergement restauration est le deuxième secteur contributeur (2,4 points).

Progression de l'emploi

L'emploi progresse également de façon significative. La hausse atteint 2 %, à l'instar de la moyenne nationale. Il augmente dans la totalité des départements franciliens. Paris représente néanmoins plus de la moitié de la croissance des effectifs. Cette concentration s'explique par « le dynamisme des secteurs productifs comme les activités spécialisées, le commerce de gros ou le secteur de l'information et de la communication », secteurs davantage présents à Paris qu'en banlieue. Ces trois grands secteurs expliquent 1,3 point sur les 2 % de hausse. Autrement dit, quasiment deux embauches sur trois ont eu lieu dans l'un de ces trois secteurs.

La croissance du chiffre d'affaires des TPE-PME est, quant à lui, en légère hausse (+1,6 %) mais demeure en deçà de la moyenne nationale de 2,2 %. Selon l'observatoire, « ce sont les plus petites entreprises qui souffrent le plus. Les entreprises de taille supérieure, plus résilientes, ont renoué avec une croissance modérée de leur chiffre d'affaires ». Ce sont les PME (1 million d'euros ou plus de chiffre d'affaires annuel) qui expliquent la quasi-totalité de la croissance du chiffre d'affaires francilien au premier trimestre.

Enfin, le chiffre d'affaires à l'export des TPE-PME franciliennes s'est replié pour le deuxième trimestre consécutif « -3 % sur un an contre -2 % au quatrième trimestre 2015 », à contre-courant de la tendance haussière nationale. Selon Nicolas Bouzou, « cette divergence s'explique en partie par l'essoufflement de la croissance mondiale et la destination des exportations ».

Les pays non européens représentent 70 % du chiffre d'affaires export des TPE-PME franciliennes (contre 59 % en moyenne en France). Or, les pays émergents ou en transition sont les plus fragilisés par les turbulences économiques actuelles. Excepté dans les services administratifs marchands – ce secteur comprend les services aux entreprises de type administratif (par exemple des services liés à l'emploi, de sécurité, de nettoyage, de location de véhicules ou d'équipements, ou encore des centres d'appels) –, les exportations vers ces pays ont reculé ou faiblement progressé en dépit de l'appréciation du dollar face à l'euro.



La conjoncture francilienne en chiffres

  • Chiffre d'affaires hausse de 1,6 % au 1er trimestre 2016, mais en deçà de la moyenne nationale (2,2 %) ;
  • Progression de l'emploi de 2 % ;
  • Rebond des investissements, en hausse de 8 % ;
  • Recul des exportations, en baisse de 2 % ;
  • Un impact économique peu significatif des grèves d'une part et des attentats d'autre part .


Impact économique des attentats et des mouvements sociaux

Selon l'Observatoire de l'économie francilienne, « les attentats ont un effet de court terme sur l'industrie touristique dont l'ampleur dépend de la nature et de l'intensité des attaques (l'effet sur l'économie des attentats de novembre a été plus marqué que celui de l'attentat de janvier). Cet effet ne dure cependant que quelques mois au plus, et se résorbe vite ».
Inversement, les mouvements sociaux « impactent peu l'économie à court terme, mais peuvent réduire l'attractivité du territoire à long terme ». Ces effets sont difficiles à mesurer avec précision mais en première analyse, leur ampleur paraît limitée relativement à d'autres critères d'attractivité.

A propos d'Asterès

Fondé en 2006 par Nicolas Bouzou, Asterès est un cabinet de conseil en développement économique et analyse économique. Sa mission est de conseiller et d'orienter les entreprises, les fédérations professionnelles et les Pouvoirs publics sur les mutations de l'environnement économique et social, et la manière de s'y adapter pour prospérer. www.asteres.fr.




Jean-Paul VIART
Journaliste

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