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L'Asie, cible prioritaire pour les exportations de l'agroalimentaire français

L'Asie est considérée comme "la zone du monde prioritaire pour l'export de l'agroalimentaire français", étant donné la croissance attendue de sa consommation de produits alimentaires, ont annoncé la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, et son homologue chargé de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot.
L'Asie, cible prioritaire pour les exportations de l'agroalimentaire français
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L'Asie est considérée comme "la zone du monde prioritaire pour l'export de l'agroalimentaire français", étant donné la croissance attendue de sa consommation de produits alimentaires, ont annoncé lors d'un déplacement en Ille-et-Vilaine la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, et son homologue chargé de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot.

Les deux ministres ont installé ensemble un "comité Asie", qui a pour vocation de cibler et de mettre en oeuvre des mesures pour développer les exportations à destination de cette région du monde, ont indiqué les ministres, à l'issue d'une visite de l'entreprise Sojasun, à Châteaubourg, près de Rennes.

"L'Asie est une région du monde en forte croissance", a fait valoir Guillaume Garot. Rien qu'en Chine, "à l'horizon 2017, la croissance de la consommation de produits alimentaires sera de 10 % chaque année", a-t-il précisé, soulignant que la France avait "un vrai intérêt à être présente sur ces marchés asiatiques".

Certes, la filière agroalimentaire a dégagé un excédent commercial de près de 12 milliards d'euros en 2011. "Mais nous perdons des parts de marché chaque année", a relevé Mme Bricq. La France est ainsi passée du deuxième au cinquième rang mondial des pays exportateurs, selon les ministres. "Il faut donc être vigilant", a noté la ministre.

Le comité Asie rassemblera les pouvoirs publics, des opérateurs publics de l'exportation et des entreprises. "C'est avec les entreprises que nous voulons trouver des solutions concrètes pour accompagner nos PME vers ces marchés émergents", a expliqué M. Garot.

"Il faut se donner les moyens d'être offensifs et efficaces là-bas. Pour ça, rien de mieux que de travailler avec les entreprises et en particulier avec celles qui aujourd'hui sont sur place, qui connaissent les réussites mais aussi des freins. Ce sont ces blocages que nous voulons lever avec elles", a souligné le ministre.

"Les barrières sanitaires, la connaissance fine des marchés, l'accompagnement de nos PME, c'est une palette d'outils nouveaux, ce sont des mesures concrètes que nous voulons mettre en oeuvre pour mieux vendre là-bas, donc créer des emplois chez nous", a-t-il ajouté.

Mme Bricq a rappelé qu'"un milliard de plus à l'export, c'est 10 000 emplois en France".

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