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L'arrivée des legalbots dans les directions juridiques

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L'arrivée des legalbots dans les directions juridiques
© DR - Aujourd'hui, un département juridique sur deux envisage de mettre en place un chatbot d'ici à 2020 selon une étude menée par Lexqi conseil.

C'est officiel, l'intelligence artificielle a fait son entrée dans le monde juridique. Après les logiciels de justice prédictive, les robots avocats Watson et le petit Nao de Maître Benssoussan, des chatbots juristes font leur apparition dans les directions juridiques des grandes entreprises. Legal Suite fait ainsi la promotion de son nouveau service d'IA “LexyBot”, déjà utilisé par Genapi, l'éditeur français de logiciels à destination des notaires.

Si l'automatisation a déjà fait son entrée dans le quotidien des directions juridiques, notamment avec des logiciels de contract managment permettant la génération de documents et l'import de clausiers, elle va s'installer définitivement comme instrument incontournable avec les legalbots.

Les premières IA déjà en pratique

Aujourd'hui, un département juridique sur deux envisage de mettre en place un chatbot d'ici à 2020 selon une étude menée par Lexqi conseil.

Ces assistants virtuels sont des programmes informatiques qui simulent une conversation avec une personne et répondent à des questions prédéfinies. Les legalbots sont donc des chatbots programmés pour résoudre des problèmes juridiques.

« Ça fait 19 ans qu'on fait de l'IA pour aider les départements juridiques à être efficaces », a expliqué Lionel Schwirtz, directeur général adjoint de Legal Suite, avant de présenter LexyBot.

Si les directions juridiques sont pleines de données potentiellement exploitables, malheureusement ces dernières sont mal structurées et pas simple à utiliser car très complexes. « C'est plus compliqué que dans d'autres professions, notamment financières », déplore l'expert.

Les chatbots représentent un des services comprenant de l'IA les plus utilisés aujourd'hui, avec la reconnaissance et l'analyse d'images, a rappelé Christel Beltran, partner executive chez IBM, qui a participé de loin au projet.

« Plus c'est simple pour l'utilisateur, plus c'est complexe derrière, pour la technique », a souligné cette dernière.

Un point confirmé par Sabine Schmidt, juriste-coordinateur du pôle interface de La Poste Solutions Juridiques qui porte aujourd'hui plus d'une trentaine de projets IA. La Poste est en train de créer différentes solutions juridiques comme un trip advisor pour évaluer la qualité des prestations d'avocats et la création d'un legalbot « modeste mais qui fait notre fierté », pour les clients et les juristes en interne.

Il est entraîné à répondre à de nombreuses questions, majoritairement sur des problématiques RH. Il a fallu près de 4 mois de conception, avec un développeur et de nombreux juristes, afin de programmer plus d'une centaine de formulations pour chaque point de droit, notamment sur le CDD. Face au succès « enrichissant et motivant » du projet, Sabine Schmidt a lancé la création d'un autre legalbot sur le RGPD.

Gain de temps considérable

Legal Suite s'est lancé dans la création d'un legalbot sur la commande de Genapi, une société appartenant aussi au groupe Septeo qui édite le logiciel de téléactes pour les notaires, afin de gagner en temps et en efficacité.

Le constat est que les directions juridiques sont souvent sollicitées pour des questions déjà traitées ou à faible valeur ajoutée, donc l'objectif est de les soulager de cette tâche grâce à l'IA. L'expérience de Genapi est intéressante car la personne du support a évalué que ce nouvel outil permet d'économiser de nombreuses heures de travail.

Il n'a pas fallu longtemps à Legal Suite pour commercialiser sa solution auprès d'autres clients. LexyBot peut répondre à des nombreuses questions mais aussi servir d'interface avec les modules qui gèrent les différents dossiers juridiques de l'entreprise comme les contrats ou l'immobilier.

« Cet outil fournit à la fois du conseil juridique et interagi avec l'outil GaLexy (logiciel juridique édité par Legal Suite) », explique Lionel Schwirtz.

Travaillant en partenariat avec IBM, Legal Suite a conçu LexyBot sur le modèle de Watson, le fameux robot avocat. Il fonctionne sur deux éléments d'IA : du deep learning qui lui permet d'apprendre progressivement et un système de cognitive computing qui ingère un corpus de données contextuelles appartenant à un domaine du droit.

Ce logiciel est ainsi entraîné à donner des réponses pertinentes à des milliers de questions juridiques. Il peut donc décrypter le langage naturel et apporter des réponses simples, tant à des juristes qu'à des néophytes. Une démonstration réalisée en direct pendant une conférence organisée par Legal Suite en a témoigné.

Par ailleurs, l'avantage pour les juristes est qu'il est multisupports (ordinateur, tablette et smartphone) et peut être intégré à un outil de chat comme Slack ou Skype, ce qui facilite leur travail quotidien.




Anne MOREAUX
Journaliste

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