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Etats généraux de la Justice L’Administration pénitentiaire organise des consultations en région

Dans le cadre des Etats généraux de la Justice, l’administration pénitentiaire met en place une large consultation, jusqu’au 3 décembre, au sein d’établissements et de services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP).
L’Administration pénitentiaire organise des consultations en région
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Au programme : débats et ateliers associant des personnels, magistrats, avocats, élus, partenaires institutionnels et associatifs mais également des personnes placées sous main de justice.

Les Etats généraux de la Justice lancés par le président de la République le 18 octobre se tiendront jusqu’au mois de février 2022 et seront structurés autour de quatre étapes : consultation, expertise, convergence puis une dernière phase de synthèse et de proposition.

Dans le cadre de la première phase de consultation des Etats généraux de la Justice, chaque direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP) a désigné un établissement pénitentiaire et un SPIP - soit 20 sites dans toute la France - qui organisent des débats et des ateliers. L’objectif est de permettre des échanges et de formaliser une contribution collective sur les grands enjeux de la Justice : justice pénale, justice civile, justice économique et sociale, justice de protection, pilotage des organisations, justice pénitentiaire et de réinsertion, évolution des missions et statuts. Ces débats locaux rassemblent des personnels pénitentiaires, magistrats, avocats, élus, partenaires institutionnels ou associatifs mais également des personnes placées sous main de justice.

Ces contributions collectives complèteront les contributions individuelles recueillies sur la plateforme « parlonsjustice.fr » et alimenteront la suite des travaux des Etats généraux de la Justice.

Des questionnaires papiers ont également été distribués à l’ensemble des personnes détenues dans la mesure où ce public contraint ne peut avoir accès à la plateforme numérique.

Placée sous l’autorité du Garde des Sceaux depuis 1911, l’administration pénitentiaire participe à l'exécution des décisions pénales et à la sécurité publique dans le respect des intérêts de la société, des droits des victimes et des droits des personnes détenues. Elle contribue également à l'insertion ou à la réinsertion des personnes qui lui sont confiées par l'autorité judiciaire et à la prévention de la récidive en collaboration avec des partenaires publics et associatifs.

LES ACTIONS EN REGION

Le SPIP deSeine et Marne (77) et la maison d’arrêt de Fleury-Merogis organisent depuis le 9 novembre et jusqu’au 26 novembre 10 réunions sur les attentes à l’égard de la justice et de l’administration pénitentiaire à l’attention des personnels, des partenaires institutionnels et associatifs, des familles des personnes détenues et des personnes placées sous main de justice.

A Dijon (21) et dans le Loir-et-Cher, chefs d’établissements et directeurs des SPIP se mobilisent pour organiser plusieurs consultations jusqu’en décembre. La première a été organisée le 16 novembre à Dijon. Elle a réuni le sous-préfet, les autorités judiciaires et les représentants de la faculté de Droit qui ont débattu sur l’offre locale en matière de réinsertion et de lutte contre la récidive, la régulation carcérale, les conditions de détention, la sécurité des personnels, des personnes suivies et des structures, ainsi que sur l’attractivité des métiers pénitentiaires. Ces thématiques seront de nouveaux abordées avec les élus, et les personnes placées sous main de justice lors des différentes consultations programmées à Blois (41)et Dijon(21), jusqu’au 3 décembre.

Le centre pénitentiaire de Lille Annœullin (59) a organisé une table ronde sur le thème de la « Justice pénitentiaire et de la réinsertion : activités en détention » le 8 novembre en présence des personnels pénitentiaires, de l’unité sanitaire, de la juge d’application des peines et des personnes détenues. D’autres rencontres sur le maintien des droits familiaux, le droit de vote et la réduction des violences faites en détention auront lieu entre les personnels pénitentiaires et les partenaires associatifs jusqu’au 26 novembre au sein du même établissement.

Le SPIP de l’Oise (60) a programmé des séquences à Beauvais les 23 et 29 novembre en présence des personnels pénitentiaires, des partenaires associatifs et des élus locaux sur la prise en charge des addictions et sur l’offre locale en termes d’accompagnement des personnes placées sous main de Justice. Enfin, l’antenne de Creil du SPIP de l’Oise organise un atelier sur l’accompagnement du SPIP et la perception de la Justice en présence de personnes placées sous surveillance électronique le 1er décembre à l’Alip de Creil (60).

Le centre pénitentiaire de Liancourt (60) a prévu une visite de l’établissement par les acteurs de la société civile et des partenaires le 26 novembre, afin d’échanger sur la réinsertion et la lutte contre la récidive en milieu fermé.

A la direction interrégionale des services pénitentiaire de Strasbourg(67), les rencontres se tiennent sur la thématique de la justice pénitentiaire et de la réinsertion, au SPIP de la Meuse (55) et à la maison d’arrêt de Nancy (54). Le 15 octobre, les professionnels de l’antenne locale du SPIP de Verdun (55) ont été consultés. Ceux de Bar-le-Duc (55) le seront le 22 novembre. Les personnes placées sous main de Justice seront également consultées. Des rencontres sur le même sujet avec les partenaires du SPIP de la Meuse (55), des magistrats et des avocats auront lieu fin novembre. A la maison d’arrêt de Nancy (54), une rencontre avec les partenaires extérieurs de l’établissement se déroulera le 23 novembre sur le même thème.

Le centre pénitentiaire de Valence (26) a mis en place début novembre des actions auprès de la population pénale avec deux comités de vie sociale. Les 9 et 22 novembre des ateliers se tiennent en présence d’une quinzaine de professionnels et partenaires de l’administration pénitentiaire avec notamment un focus sur les questions des ressources humaines.

Au SPIP deHaute-Savoie (74) trois consultations spécifiques sont prévues le 9 novembre pour les personnels des antennes du SPIP sur l’action et la valorisation du SPIP auprès des partenaires. Ces derniers seront notamment sollicités lors d’un atelier « café débat » courant novembre sur cette même thématique.

La maison centrale de Saint-Martin-de-Ré (17) propose quatre consultations spécifiques pour les personnels pénitentiaires du 16 au 25 novembre. Le 23 novembre, un temps d’échanges pluridisciplinaire réunissant partenaires institutionnels et associatifs, personnels du SPIP et de l’établissement, s’attachera à faire des propositions d’amélioration pour limiter les risques de désocialisation et de récidive des publics longues peines et élargir les possibilités de préparation -à la sortie. Les personnes placées sous main de Justice sont quant à elles conviées à participer à des réunions de consultation.

Le SPIP de laVienne à Poitiers (86) convie le 30 novembre ses partenaires institutionnels et associatifs et les élus locaux à débattre et à formuler des recommandations sur trois thèmes : la lutte contre la surpopulation carcérale, le suivi en milieu ouvert et les alternatives aux poursuites et à l’incarcération. Le 1er décembre, des ateliers de consultation des personnels du SPIP et des publics suivis en milieu ouvert sont organisés.

A la maison d’arrêt d’Albi(81) une rencontre a été animée le 10 novembre par le chef d’établissement en présence des autorités judiciaires, de la préfecture, du SPIP, de la Gendarmerie ainsi que des partenaires locaux.

Au SPIP desHautes-Pyrénées, à Tarbes (65), trois consultations auront lieu les 10 et 29 novembre autour de la thématique de la justice pénitentiaire et de la réinsertion et le 19 novembre sur la simplification de la procédure pénale, en présence de personnels pénitentiaires, de magistrat, d’élus, de partenaires associatifs et de personnes placées sous main de justice.

Dans lesAlpes-Maritimes, 15 personnels pénitentiaires volontaires, représentants l’ensemble des antennes SPIP du département se sont réunis le 27 octobre au SPIP de Nice (06) pour apporter leur contribution sur la thématique « Justice pénitentiaire et de réinsertion ». D’autres consultations collectives se sont déroulées le 5 novembre avec les partenaires associatifs sur le thème : « Lutter contre la surpopulation carcérale et prévenir la récidive ». Mi-novembre le SPIP a réalisé une consultation des personnes placées sous main de justice lors d’un stage de citoyenneté.

Enfin, le 18 novembre un atelier réunissant les autorités judiciaires le bâtonnier, les représentants des collectivités locales et de la préfecture s’est tenu à Mougins (06).

Au centre pénitentiaired’Aix-Luynes (13), plusieurs ateliers ont été déclinés à l’établissement début novembre rassemblant des personnels pénitentiaires et de la protection judiciaire de la jeunesse, les organisations professionnelles, les autorités judiciaires, la préfecture, le conseil régional, les forces de police, la mairie, les partenaires institutionnels. Ont été abordées les questions de surpopulation, de réinsertion, de prise en charge des victimes, de sécurité ainsi que les conditions de travail des personnels et les évolutions statutaires. Le 5 novembre, s’est tenue la consultation des détenus sur les questions de surpopulation et de réinsertion.

Le centre pénitentiaire pour femmes de Rennes (35) a organisé une consultationcollective des personnes détenues, en présence du directeur du SPIP d’Ille-et-Vilaine. Plusieurs réunions ont également été proposées aux personnels pénitentiaires, en pluridisciplinarité, en y associant les représentants des organisations syndicales.

Le SPIP de Vendée (85) organise les 23 et 30 novembre quatre ateliers avec les personnels, les élus et les partenaires. Deux d’entre eux aborderont la justice pénitentiaire et de réinsertion et deux autres le pilotage des organisations. Le SPIP de Vendée, échange également avec les personnes placées sous main de justice autour de leur représentation de la justice, de leur compréhension des décisions de justice, de l’utilité de la peine et des propositions d’amélioration.

La maison d’arrêt de Basse-Terre à la Guadeloupe a organisé du 19 au 4 novembre plusieurs réunions de consultation avec les personnels de l’établissement, en y associant les organisations professionnelles, mais également avec les autorités judiciaires les partenaires et les familles des personnes détenues.

Le SPIP de Polynésie française a également organisé du 27 octobre au 5 novembre plusieurs réunion de consultation avec les agents et les représentants du personnel mais aussi avec les partenaires associatifs et locaux.

 

 

 

 

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