AccueilActualitéRégion Île-de-France & Grand ParisL'Ademe IDF et l'ARS pour une alimentation durable

L'Ademe IDF et l'ARS pour une alimentation durable

L'Ademe (Agence de l'environnement de la maîtrise de l'énergie) et l'ARS Ile-de-France (Agence régionale de santé) viennent d'organiser une journée pour partager des expériences locales et renforcer le dialogue entre acteurs associatifs, institutionnels et collectivités territoriales.
L'Ademe IDF et l'ARS pour une alimentation durable
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Ce débat était organisé à l'initiative de deux réseaux associant l'ARS, l'Ademe, et des collectivités franciliennes : le réseau A3P (réseau national piloté par l'Ademe regroupant près de 500 animateurs autour des enjeux de l'économie circulaire), mobilisé notamment sur des questions de réduction des déchets et du gaspillage alimentaire, et le réseau SEAD (Santé, environnement et aménagement durable créé en Ile-de-France à la suite du lancement de l'appel à manifestation d'intérêt éponyme), qui vise à renforcer la prise en compte des enjeux de santé et d'équité dans la définition des projets de territoire et d'urbanisme.

L'objectif de cette journée était, selon les organisateurs, « de faire émerger des solutions innovantes, pour renforcer une offre alimentaire saine et durable répondant aux défis sanitaires et de préservation de l'environnement ».

Les défis de la démocratie alimentaire

D'après l'Ademe et l'ARS, « un tiers de la production agricole française est jetée alors qu'un Français sur dix souffre de la faim. Parallèlement, 15 % de la mortalité française est attribuable à l'alimentation, déterminant majeur de santé, avec une croissance forte ces dernières années de la prévalence de l'obésité et du diabète ».

Pour les deux institutions, « assurer à tous un accès équitable à une alimentation de qualité (produits frais et variés) sur un plan nutritionnel est un enjeu prioritaire, inscrit dans le Projet régional de santé 2 de l'ARS IDF, et le Plan national nutrition santé (PNNS) ».

Selon l'Ademe et l'ARS, « Aborder les grands défis de la démocratie alimentaire et valoriser les solutions permettant d'accéder à ces produits frais, de qualité et de proximité, pour le plus grand nombre constituent des enjeux majeurs particulièrement prégnants dans les collectivités d'Ile-de-France, périurbaines ou inscrites dans la politique de la ville, qui cumulent des difficultés sociales, une faible diversité de l'offre commerciale alimentaire et une forte prévalence des pathologies chroniques liées à l'alimentation – surpoids, obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires. »

Les organisateurs prennent l'exemple des groupements d'achat, en lien avec des espaces associatifs dans les quartiers, qui peuvent être développés, tout comme des regroupements de producteurs qui permettent de redonner du lien entre le producteur et les habitants, et de réduire les coûts, notamment en limitant l'intermédiation. De nombreux porteurs de projet interrogent ces enjeux fondamentaux : valoriser les excédents de la restauration collective, essaimer l'accès aux produits frais par des initiatives associatives, inscrire plus largement ces enjeux dans le cadre du déploiement de l'aide alimentaire.

Vers une agriculture urbaine

Avec près de 90 % des produits consommés en Ile-de-France importés, la relocalisation des circuits de production représente un enjeu important dans la perspective de réduire les émissions de GES et limiter notamment les pollutions liées modes de transports maritimes, routiers, etc.

Si l'agriculture urbaine ne constitue qu'un petit maillon de la chaîne, son impact sur les déterminants de la santé des Franciliens – alimentation, lien social, pratique de l'activité physique, etc. – est fondamental.

Selon les organisateurs, « c'est un levier pertinent pour le changement des comportements alimentaires grâce à son rôle pédagogique permettant aux consommateurs de se réapproprier la phase de production de l'alimentation, d'avoir accès à des produits locaux et de modifier leurs régimes alimentaires en privilégiant des produits frais et variés.

L'agriculture locale participe à l'approvisionnement notamment de denrées fragiles tels que légumes-feuilles et petits fruits et elle propose un modèle de circuits–courts alimentaire tourné vers des modes de transports vertueux et efficients dans une logique d'économie circulaire. Enfin, elle favorise l'émergence d'innovations sociales, facilitant la participation citoyenne ».

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