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L'acte d'avocat électronique admis à l'enregistrement

Le fameux acte d'avocat électronique, lancé en mai 2015, rejoint officiellement la liste des actes admis à l'enregistrement par les services de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP).
L'acte d'avocat électronique admis à l'enregistrement

Droit Publié le ,

Prenant acte du degré de sécurité juridique des actes d'avocats électroniques garanti par la plateforme « e-Barreau », la Direction générale des finances publiques (DGFIP) a rappelé dans une note de service que les actes d'avocats numériques rematérialisés doivent être admis à la formalité de l'enregistrement.

Cette note, adressée cet été aux directions des finances publiques de l'ensemble du territoire, a pour objet de rappeler aux services de l'enregistrement que les « e-actes d'avocats » rematérialisés sur support papier doivent, sous réserve d'une mention de certification de conformité à l'original, être admis à l'enregistrement.

Le Conseil national des barreaux (CNB) précise qu'il importe de noter que l'accomplissement de cette formalité d'enregistrement confère à l'acte date certaine. Le CNB poursuit par ailleurs ses discussions avec la DGFIP afin d'obtenir à bref délai la télédéclaration et le télépaiement par acte d'avocat.

Il aura fallu près de quinze ans pour aboutir enfin à l'utilisation et la reconnaissance de l'e-acte d'avocat. Le président du CNB, Pascal Eydoux, expliquait en mai 2015 lors du lancement de l'acte que « la profession aborde l'avenir en satisfaisant aux exigences de sécurité et de mobilité ».

L'ancien bâtonnier de Nice, Patrick Le Donne, président de la commission intranet et nouvelles technologies du CNB, expliquait à Affiches Parisiennes en janvier 2015 que « La profession a imaginé la possibilité de développer un acte d'avocat qui soit numérique et natif, c'est-à-dire entièrement dématérialisé du début jusqu'à la fin ».

Pour ce faire, le service informatique du CNB a longuement travaillé à cette création par l'intermédiaire de la plateforme e-Barreau et a ainsi créé l'e-acte d'avocat. « Le but est de permettre à chacune des parties et à l'avocat de créer sur cette plateforme un parafeur dans lequel se trouve l'ensemble des documents qui vont être soumis en ligne à l'appréciation des clients, puis au contreseing de l'avocat », précise Patrick Le Donne.

Avènement de l'avocat numérique

À l'occasion des états généraux du numérique qui se sont tenus en juin dernier, le CNB et les Éditions LexisNexis ont lancé le premier Guide de l'avocat numérique, un ouvrage pratique et pédagogique à destination des professions du droit et du public afin qu'ils puissent maîtriser tous les nouveaux outils numériques du droit. L'e-acte d'avocat représente évidemment une partie essentielle du guide, ce qui montre à quel point le numérique bouleverse notre société et notre façon d'aborder le droit.

Ce Guide présente les recommandations et bonnes pratiques de la profession en matière de numérique, avec une vision prospective et conforme à la déontologie. Il aborde également les nouveaux outils numériques de l'avocat ainsi que les nouvelles modalités et opportunités d'exercice nées de l'ère digitale.
Il fait le point sur :
• la e-convention d'honoraires sur e-barreau ;
• la plateforme numérique de l'avocat avec l'e-acte d'avocat ;
• les aspects juridiques de la conservation et de la confidentialité des communications électroniques ;
• le projet Portalis ;
• la communication pour l'avocat ;
• les modes amiables de résolution des différends et les nouvelles technologies : vers une plus grande sécurité juridique ;
• les nouvelles offres de collaboration en ligne.

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