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MOBILISATION JUSTICE MALADE

Justice : des syndicats demandent une expertise sur leurs conditions de travail

Les syndicats représentés au CHSCT du ministère de la Justice réclament qu'une expertise soit menée sur "le risque grave" auquel s'exposent selon eux les magistrats et fonctionnaires de greffe dans l'exercice de leurs fonctions.
Justice : des syndicats demandent une expertise sur leurs conditions de travail
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La demande a été formulée mardi à l'occasion du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) du ministère.

« Les organisations syndicales ont voté à l'unanimité une demande d'expertise sur le risque grave auquel sont exposés les agents du ministère de la Justice », ont-elles expliqué.

Il s'agit selon elles de « procéder à l'analyse des situations de travail concernées par ce risque grave constaté, d'en diagnostiquer les causes et de formuler des propositions de prévention des risques professionnels et d'améliorations des conditions de travail ».

© CNB - Le président du Conseil National des Barreaux lors de la manifestation du 15 décembre dernier lançant le mouvement "Justice malade" soutenu par 17 organisations professionnelles.

Cette demande fait suite à la publication d'une tribune de magistrats le 23 novembre, alertant sur le mal-être et la souffrance au travail, qui avait suscité une mobilisation nationale inédite des acteurs du monde judiciaire réclamant plus de moyens le 15 décembre.

L'administration « a deux mois pour y répondre », a précisé à l'AFP Céline Parisot, présidente de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire). Selon elle, l'expertise pourrait « prendre plusieurs mois » vu son « ampleur inédite ».

Pour les syndicats, « les résolutions des dernières années concernant la charge de travail, les alertes des médecins du travail, du réseau des psychologues du travail, la dégradation des indicateurs santé et sécurité (absentéisme, arrêts maladie), n'ont pas suscité de réaction du ministère de la Justice à la hauteur des enjeux ».

« Après deux suicides en quelques mois, il est temps de reconnaître que l'intensité du travail, la pression du chiffre, les injonctions paradoxales, la logique gestionnaire déshumanisante, et le manque de moyens matériels et humains patents mettent en danger les agents du ministère de la Justice », peut-on encore lire dans le communiqué.

Une référence aux deux suicides qui ont endeuillé le monde de la justice : fin août, celui de Charlotte, une jeune magistrate remplaçante à la cour d'appel de Douai (Nord), et le 24 décembre celui d'une greffière du tribunal judiciaire d'Argentan (Orne).

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