AccueilDroitJusqu'à deux ans de prison requis pour une escroquerie sur Internet

Jusqu'à deux ans de prison requis pour une escroquerie sur Internet

Des peines d'un mois de prison avec sursis à deux ans ferme ont été requises devant le Tribunal correctionnel de Paris à l'encontre d'une quarantaine de prévenus poursuivis pour une vaste escroquerie bancaire sur Internet organisée depuis la Russie et l'Ukraine.

Droit Publié le ,

L'escroquerie, dont les principaux instigateurs n'ont pas pu être identifiés ou poursuivis, consistait à récupérer sur Internet les identifiants de connexion ou les coordonnées bancaires de clients de banques françaises, le CIC et le Crédit Mutuel. L'argent ainsi frauduleusement récupéré était ensuite envoyé en Ukraine et en Russie via des mandats Western Union.

L'enquête a permis de révéler que les organisateurs de cette escroquerie avaient mis en place 21 sociétés commerciales fictives qui assuraient les investissements nécessaires et des transferts de fonds provenant de clients imaginaires grâce à l'intervention de "mules", qui comparaissent devant le tribunal. Celles-ci, dont 84 ont été recensées, avaient été démarchées par des courriers électroniques, parfois dans un français approximatif, qui proposaient de les recruter pour un travail financier très rémunérateur et qui ne demandait que peu de temps.

Leur rôle était de renvoyer l'argent versé sur leurs comptes par mandats auprès de 35 destinataires, 28 en Ukraine, sept en Russie. Près de 85 000 euros ont ainsi été envoyés par ce biais. Les "mules" effectuaient des virements d'environ 500 à 3 000 euros sur lesquels elles touchaient 7 %. Dans son réquisitoire, le procureur a estimé que les prévenus "savaient" qu'ils participaient à une entreprise frauduleuse, mais "tout le monde a fermé les yeux", en dépit des avertissements qu'ils avaient pu recevoir de la part de leurs proches ou de leur banque. Le jugement sera rendu le 5 octobre.

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