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Jacques Kossowski : « être maire, c'est avoir une vision d'avenir»

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Jacques Kossowski : « être maire, c'est avoir une vision d'avenir»
@ DR

Jacques Kossowski est le maire de Courbevoie. Il achève son quatrième mandat et brigue un cinquième, pour achever les projets en cours et en lancer d'autres. Pour lui, cette ville arrive à un tournant, « elle peut devenir un exemple à l'échelle du Département et même de la Métropole, parce qu'elle allie, de façon unique, réussite économique et cadre de vie ».

Affiches Parisiennes : Vous êtes maire de Courbevoie, élu depuis plusieurs mandats. Pourquoi avez-vous décidé de vous relancer dans cette bataille politique pour une dernière fois, je suppose ?

Jacques Kossowski : Il ne faut jamais préjuger de l'avenir... Pour l'instant, j'achève mon quatrième mandat. Parce que j'ai une passion et encore beaucoup de projets pour Courbevoie. Faire évoluer une ville est un travail de long terme et j'ai le sentiment qu'aujourd'hui nous sommes à un tournant. La ville peut devenir un exemple à l'échelle du Département et même de la Métropole, parce qu'elle allie de façon unique réussite économique et cadre de vie. Ou bien nous gérons l'existant et nous courons le risque de régresser dans un contexte très concurrentiel, ou bien nous poursuivons le travail engagé et nous nous projetons dans l'avenir.

Or, je constate que, parmi les autres candidats, aucun ne propose de programme cohérent. Plus inquiétant encore, une grande partie des propositions envisagées ne sont ni financées ni concertées.

Ma liste est renouvelée à 60%, ce qui est essentiel parce que les habitants changent. Il y en a qui arrivent, d'autres qui partent. C'est un renouvellement. Il fallait que les Courbevoisiens se retrouvent sur la liste que je vais présenter. J'ai donc souhaité qu'elle soit aussi rassembleuse que possible politiquement et qu'elle fasse une large place à la société civile, avec des profils et des âges variés, en privilégiant toujours les compétences.

A.-P. : Vous reprochez à votre concurrente de s'être présentée par opportunisme, si je puis dire ?

J. K. : Je ne peux pas reprocher à mes concurrents de faire de la politique, ce serait mal venu. En revanche, je peux m'étonner des méthodes de certains. Quand on a voté pendant 12 ans toutes les décisions du conseil municipal, qu'on a fait partie de la majorité municipale, et qu'on décide de partir quelques mois avant le terme du mandat, on peut appeler cela au pire de la trahison bien orchestrée, au mieux de l'opportunisme.

Ce qui intéresse les habitants, ce sont les projets. Mais le manque de connaissance de l'action municipale qui s'exprime dans certaines propositions peut surprendre. Alors que Courbevoie compte deux fois moins de cambriolages que la moyenne des communes d'Ile-de France, la candidate propose de créer un numéro d'appel 24/24, 7/7. Or, nous l'avons mis en place avec succès depuis longtemps avec 4 500 appels recensés sur une année. Que l'on s'approprie les idées déjà mises en place, c'est une chose. Mais je ne tolère pas que l'on joue avec la peur des gens surtout quand cela touche aux enfants. Lorsque l'on fustige le travail des agents des centres de loisirs en diffusant des messages anxiogènes alors que des mesures adaptées sont mises en œuvre pour prévenir les risques au maximum, on franchit une limite selon moi.

A.-P. : Quand vous allez à la rencontre des habitants de Courbevoie, que ressentez-vous ? Quel est le programme que vous souhaitez mener à bien pour ce nouveau mandat ?

J. K. : Bien entendu, j'ai déjà de nombreux projets en cours. Je souhaite qu'ils continuent à se concrétiser. On n'a d'ailleurs pas des projets pour le temps d'un mandat. Il faut les envisager pour les 15 à 20 ans qui viennent. Courbevoie est une ville importante avec deux mille agents pour 85 000 habitants. C'est une belle PME mais pas seulement. Être maire, c'est avoir une vision d'avenir. Et je suis convaincu d'une chose : Courbevoie doit rayonner au-delà de ses frontières.

Nous sommes à côté de La Défense, le premier quartier d'affaires européen et un des principaux moteurs de l'économie française. C'est une chance extraordinaire et je souhaite que nous en profitions pleinement.

L'arrivée du lycée international, pour lequel nous nous sommes beaucoup battus, situe bien la hauteur des enjeux. Courbevoie est la deuxième ville à avoir une école européenne, après Strasbourg. Nous nous sommes également battus pour faire venir l'Agence bancaire européenne et nous avons réussi.

Nous avons aussi le projet Éole, qui est en cours et qui va arriver à son terme. Il va ouvrir encore un peu plus Courbevoie et La Défense. Nous avons par ailleurs des nouvelles opérations de construction de tours de bureaux et de logements qui sont programmées, sans oublier un projet de centre-ville qui n'existait pas réellement et qui doit avancer très rapidement.

Ce nouveau pôle s'ouvrira également sur la Seine, qui deviendra un des axes centraux de la commune, du pont de Neuilly au parc de Bécon. Le parc de Bécon, qui sera intégralement modernisé, avec un niveau d'ambition très élevé.

Courbevoie est la première ville en Ile-de-France où il fait bon vivre, comme l'a récemment mentionné un quotidien. Nous sommes également la septième ville la mieux gérée de France. Cet état de fait nous permet de nous projeter sereinement dans l'avenir. Mon programme s'appuie sur les atouts de Courbevoie et vise à ouvrir toujours la ville sur le monde et vers l'avenir, comme je le soulignais précédemment.

A.-P. : Aujourd'hui, on parle beaucoup d'écologie. Quel est votre programme et les mesures que vous souhaitez prendre ?

J. K. : Si j'avais attendu aujourd'hui pour parler écologie, je serais un mauvais maire. Il y a longtemps que nous avons pris des mesures. Nous avons d'ailleurs eu un très bon reportage télé sur l'émission Capital, dont le sérieux n'est pas questionnable, disant que Courbevoie investissait beaucoup pour l'environnement. Aujourd'hui, c'est très bien ressenti. Simplement parce qu'on ne peut pas se promener dans Courbevoie sans apercevoir un espace vert, sans voir des jardins... Depuis 2006, nous avons le label “Quatre fleurs”. On nous a décerné en 2015 la Fleur d'or avec les félicitations du jury national sur la façon dont nous traitons les espaces verts. Mais ce n'est pas uniquement ça. Pour nous, l'environnement, c'est aussi l'éco-quartier que nous allons faire au Village Delage, avec des économies d'eau et d'énergie, des pistes cyclables, un nouveau parc...

Nous travaillons aussi à la sensibilisation de la population. Je pense notamment au festival Atmosphères, consacré au développement durable. Il est dédié au développement durable, monté avec des partenaires scientifiques de très grande qualité et surtout… intégralement gratuit, notamment parce que largement financé par la Ville de Courbevoie. Ma grande fierté est qu'il fêtera ses dix ans en octobre ! Je pense aussi à la sensibilisation dans les écoles, avec des challenges autour du gaspillage alimentaire ou l'apprentissage de la nature avec le dispositif des « Petits jardiniers. » A Courbevoie, dans les écoles, il y a des potagers !

C'est pour cela que je ne veux pas trop d'habitants dans notre ville. Nous sommes actuellement 85 000. Je souhaite limiter la population à 90 000 habitants même si l'État nous oblige à construire beaucoup de logements. Nous devons préserver notre qualité de vie dans l'espace de notre ville. Aujourd'hui, quand nous achetons un terrain cela coûte très cher.

Pourtant, dès que nous construisons, nous décidons toujours d'y inscrire des espaces verts ou d'autres équipements sportifs. Par exemple, au faubourg de l'Arche, nous allons pouvoir faire une deuxième piscine de 25 mètres pour les habitants, et un nouvel espace vert de
4 000 m². Nous essayons de financer un maximum de projets de ce type, en sachant que l'État ne nous aide pas. Nous perdons 20 millions d'euros chaque année, par le biais des péréquations. Nous devons donc faire des économies et cela commence à être difficile. Mais l'environnement reste bien entendu la priorité.

A.-P. : La sécurité est également un grand thème de la campagne des municipales. Où en êtes-vous à Courbevoie ?

J. K. : Bien entendu, la sécurité est un thème important. A Courbevoie, nous avons une centaine de caméras. Si nous sommes réélus dans les trois ans qui viennent, nous allons porter ce nombre à 150 caméras. La ville sera ainsi totalement couverte. En sachant que l'utilisation des caméras nécessite du personnel. Nous avons aussi notre police municipale, 24 heures sur 24. Nous avons aussi des médiateurs parce que la répression, c'est bien, mais la prévention n'est pas une mauvaise chose non plus. Ils sont douze aujourd'hui et seront 20 demain. Ils se déplacent dans Courbevoie de 17 h à une heure du matin pour régler les problèmes en privilégiant le dialogue. Le résultat c'est que, quand vous vous promenez à Courbevoie, vous êtes en sécurité. On peut vivre tranquillement à Courbevoie. C'est une ville relativement sûre. Nous faisons tout pour qu'elle le demeure.

A.-P. : L'année dernière, vous avez reçu un prix, décerné par la Métropole du Grand Paris, sur les projets d'urbanisme. Pouvez-vous nous en parler ?

J. K. : Le prix que nous avons reçu contribue à transformer ce secteur et à inciter les commerçants à s'installer. Si nous voulons faire venir ces derniers, il faut les aider en prenant des mesures de préemption sur les commerces. Si on veut avoir une qualité de vie, il faut savoir investir et préempter à bon escient.

Par exemple, dernièrement, on avait un commerce de vêtements qui voulait être racheté par une grande surface. C'est une difficulté pour le commerce de proximité qui ne parvient pas à survivre. Nous avons donc refusé cette transaction. Nous avons préempté et nous allons avoir un magasin de décoration et de meubles à la place.

Par ailleurs, nous ne voulons plus développer de restaurants rapides qui n'amènent pas la clientèle que nous souhaitons. C'est ainsi que nous voulons privilégier les vrais projets d'urbanisme pour améliorer la qualité de vie des habitants de Courbevoie.

A.-P. : Au niveau de la santé, constatez-vous un problème de médecins comme dans d'autres communes ?

J. K. : Les médecins, c'est d'abord un problème de numerus clausus. J'ai été député et nous nous sommes battus sur ce sujet. Le Gouvernement savait très bien qu'il fallait ouvrir le numerus clausus, mais cela n'a pas été fait. Nous payons le prix aujourd'hui. Il nous manque, comme dans beaucoup d'autres villes, des spécialistes comme des ophtalmologues, des ORL et des pédiatres. Beaucoup de médecins partent en retraite. Nous avons un pédiatre qui va bientôt partir en retraite et personne ne veut prendre la suite… Nous devons ouvrir des cabinets pour regrouper deux ou trois médecins. Nous observons le même phénomène avec les dentistes. Je rappelle cependant que nous avons un dispensaire à Courbevoie. Même si certains habitants n'ont pas les moyens, ils peuvent se faire soigner. Nous continuerons bien entendu à le faire.

C'est aussi la raison pour laquelle j'ai proposé de créer un conseil local de la santé publique, qui qui pourrait réunir des élus, des habitants, des professionnels de santé et des représentants d'associations sportives. Les questions récentes autour du coronavirus renforcent à mon avis la légitimité de telles institutions. Cela étant, je veux rassurer les habitants : en ce qui concerne les médecins, la situation est encore très acceptable à Courbevoie.

A.-P. : Justement, comment pensez-vous les attirer ces médecins et ces spécialistes ?

J. K. : Nous allons essayer d'aider de jeunes médecins, en leur trouvant un cabinet où ils pourront se regrouper. Les généralistes et les spécialistes ne veulent plus reprendre les cabinets des confrères qui partent à la retraite, souvent pour des raisons de coût, au moins en petite couronne. Il faut faire très attention à ce phénomène, et trouver les réponses les plus adaptées pour créer un mouvement inverse.

A.-P. : Courbevoie est une ville plutôt dynamique, avec des jeunes familles. Avez-vous un problème de crèche ?

J. K. : Je vous rappelle d'abord qu'une ville, quelle qu'elle soit, n'a aucune obligation d'ouvrir une crèche. A Courbevoie, nous avons quotidiennement 2 000 jeunes enfants de gardés. C'est l'une des villes où il y a le plus de crèches, avec un taux de couverture de près de 85%, soit le troisième meilleur du département. Vous avez des assistantes maternelles, agréées par le Conseil départemental, des crèches publiques et des crèches privées. Nous apportons des financements pour les aider et permettre aux parents de travailler. Quand on peut trouver des entreprises privées qui ouvrent des crèches, nous achetons des berceaux pour aider les parents. C'est quelque chose qu'il faut continuer à développer. Nous portons aussi une attention très particulière à la santé de nos petits pensionnaires. Aujourd'hui cinq de nos crèches sont labellisées écolo-crèches, après avoir fait changer leur pratique pour répondre à un cahier des charges exigeant. Nous allons poursuivre ce mouvement.

Pour les enfants nés de parents billingues ou simplement étrangers, nous souhaitons que des assistantes puissent parler leur langue si les parents le désirent. Nous demandons également à des assistantes de prendre des cours d'anglais que la Ville offre pour que les enfants dont elles ont la garde puissent déjà entendre parler l'anglais et le français.

Je le disais précédemment, dans les dix ans qui viennent, nous souhaiterions vraiment que les enfants courbevoisiens puissent au moins maîtriser deux langues. C'est un choix politique qui est suivi. Il ne faut pas attendre que l'enfant arrive à l'école européenne pour apprendre une deuxième langue. C'est pour cela que nous sommes vraiment tournés vers l'avenir et que nous essayons de faire une liste qui soit cohérente et réfléchie, sinon, je ne serais pas là.

A.-P. : Sur les personnes âgées, quelles mesures envisagez-vous ?

J. K. : Nous essayons toujours de répondre à leurs besoins, à travers des activités diversifiées et des moments clés dans l'année, tels que la semaine Bleue ou le déjeuner de Noël. J'ajouterai une petite coquetterie locale, puisqu'à Courbevoie nous célébrons assez officiellement les noces d'or, de diamant, de platine… Quand on sonde les personnes âgées sur leurs priorités pour se sentir bien, les deux thèmes qui ressortent assez nettement, avant même la santé, sont la sécurité et le lien social. Les activités que nous proposons à Courbevoie toute l'année y contribuent.

Mais aujourd'hui, il faut déjà s'entendre sur qui sont les personnes âgées. Beaucoup d'entre elles ne se considèrent pas comme telle, alors que l'administration le fait. Pourquoi ? Parce que ces seniors, vont au théâtre, font du sport, s'investissent dans des associations etc… Elles ne vont pas uniquement au bal du troisième âge. Je crois qu'il faudrait que le Gouvernement pense un jour que la retraite à 65 ans, c'est bien, mais qu'à cet âge, on peut encore avoir besoin de travailler…

Évidemment, je vais à l'encontre de ce qui se passe aujourd'hui, mais je crois que l'on ne peut pas raisonner aujourd'hui comme on raisonnait il y a 50 ans. Aujourd'hui, un homme ou une femme de 60 ans est plein de vie et il sait de quoi il parle. Ce qui n'était peut-être pas autant le cas il y a 50 ans.

A.-P. : Vous êtes aussi président de Paris Ouest La Défense. Pouvez-vous nous parler des actions que vous menez ?

J. K. : Paris Ouest La Défense regroupe 11 villes, dont Courbevoie, Levallois, Puteaux, Nanterre, Suresnes, Garches, Vaucresson, La Garenne-Colombes, Saint-Cloud, Nanterre et Neuilly. Ces villes sont gérées par des maires qui sont très indépendants. Donc il a fallu regrouper tous ces édiles pour voir ce qu'il était possible de faire ensemble. L'avantage, c'est que tout le monde s'entend bien. On se connaît. En tant que Président, j'ai souhaité que, quelques que soient nos tendances politiques, nous avancions sur des dossiers comme les ordures ménagères, sur l'économie et les entreprises, et aussi sur la question des déplacements. Nous avons créé la Base 11, qui est un catalyseur, dont le siège est à Cœur Défense, pour aider les start-up. Pour ce faire, nous avons des accords avec des grandes entreprises de La Défense, des banques, notamment la Société générale ou la BPI. Sur la question des déplacements, j'ai pris l'initiative de réunir les représentants d'usagers de vélo de toutes les communes du territoire au sein d'une commission pour étudier la meilleure manière de tisser un réseau cyclable au niveau territorial. Parce que le vélo c'est bien, mais si on peut se déplacer librement et en sécurité d'une commune à l'autre, c'est mieux. C'est comme cela que le territoire fonctionne.

L'inquiétude pour nous, c'est que le Président de la République n'a toujours pas donné son avis. On garde le Grand Paris ou on ne le garde pas ? Que faisons-nous des territoires ? De la Région ? Nous nous posons des questions. Mais on ne peut pas toujours attendre ! C'est un petit peu notre défaut en France. Comment un maire pourrait faire bouger les choses dans sa commune s'il ne prenait pas de décision ? Quand nous programmons la construction d'une école, il faut qu'elle se fasse rapidement. Même chose pour la création d'espaces verts, la recherche d'entreprises… Il faut arrêter de se poser des questions et agir rapidement, sinon on n'en sort pas.

En France, dès qu'un président prend une décision, celui qui lui succède change la donne. C'est un peu la même chose dans les villes à chaque changement de majorité. Si je suis réélu, il y a sans doute des projets que je pourrais mener à bien, par exemple avec des écologistes qui se présentent contre moi. Nous avons évidemment des divergences sur certains projets, mais en réalité, nous pourrons travailler ensemble pour l'intérêt général et le bien des Courbevoisins.

A.-P. : Vous êtes un maire rassembleur ?

J. K. : Oui, c'est comme cela que je raisonne. Je pense que ce n'est pas prendre la place qui est important, mais ce qu'on peut apporter de plus aux habitants de Courbevoie. Donc, si je suis réélu, je ferai le maximum pour cela. Je pense qu'il y a des projets qu'on peut mener ensemble. Il y a des élus d'autres partis qui ne sont pas sectaires.

A.-P. : Que pensez-vous de l'idée d'agrandir Paris en englobant la petite couronne, comme certains quartiers parisiens qui sont devenus des arrondissements ?

J. K. : Aujourd'hui, Paris est une ville trop petite pour être une métropole mondiale. Certains avait lancé l'idée d'une métropole régionale, mais quel serait le projet ? Le Paris actuel n'est pas la bonne dimension. La Région pourrait avoir un sens. Si la petite couronne est noyée dans une grande métropole, quel serait le pouvoir des maires ? Tout est là. Le pouvoir des maires est important pour l'urbanisme. Ils dessinent leur ville, mais ils doivent avoir les moyens de le faire.

Aujourd'hui, un maire d'arrondissement a assez peu de pouvoir. Si vous avez la chance d'avoir la sensibilité politique que la maire de Paris, vous avez plus de chance d'avoir des aides que si vous êtes opposant. Je voulais un lycée international. Tant que ma sensibilité politique n'était pas au pouvoir, je n'ai rien eu. Il a fallu que je me batte. Si le projet est bon, on y va, c'est tout. La métropole du Grand Paris, c'est très bien, mais on va y mettre quoi ? Pour faire quoi ?

Qui est le mieux placé pour savoir ce qui est bon pour une ville ? Son maire ou le président de la MGP ? Les seuls qui le savent sont les maires car ils sont proches des habitants. Donc, n'oublions pas le maire qui décide l'urbanisme parce qu'il sait ce qu'il faut faire. Quand vous êtes à l'étranger, on ne connait pas Courbevoie, mais on connait Paris. Il faut que la capitale se développe, à l'échelon national et international, mais avec qui ? La Défense, ce n'est pas Courbevoie, ce n'est pas Nanterre, ce n'est pas Paris, c'est un mélange de tout ça et nous devrions travailler avec la région pour ça. Tant que nous n'aurons pas de projet, on ne s'en sortira pas. On est en train de se chamailler entre la gauche, la droite, les verts, les rouges… Ce n'est pas ça une métropole mondiale. A l'heure actuelle, il n'y a pas de réelle vision d'avenir et nous devons arriver à évoluer !




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