AccueilDroitActualité du droitÉlections au Conseil de l'Ordre du barreau de Paris : deux binômes complémentaires

Élections au Conseil de l'Ordre du barreau de Paris : deux binômes complémentaires

Les 29 novembre et 1er décembre 2022, les avocats de Paris vont élire les 14 nouveaux membres du Conseil de l’Ordre. L'ACE-Avocats ensemble présente deux binômes paritaires (une femme, un homme) à cette élection qui se déroulera par voie électronique
Nathalie Schmelck et Amaury Sonet, Samuel Sauphanor et Joelle Monlouis
Nathalie Schmelck et Amaury Sonet, Samuel Sauphanor et Joelle Monlouis

DroitActualité du droit Publié le , Propos recueillis par Boris Stoykov

Les deux binômes de candidats pour les élections 2022 au Conseil de l’ordre du barreau de Paris sont respectivement : Nathalie Schmelck et Amaury Sonet, Samuel Sauphanor et Joëlle Monlouis.

Affiches Parisiennes : Pourquoi l’ACE – Avocats ensemble présente-elle deux binômes ?

Nathalie Schmelck et Amaury Sonet, Samuel Sauphanor et Joelle Monlouis : L’ACE a décidé d’investir nos deux binômes car nous sommes complémentaires, tant dans nos domaines d’expertise que dans nos structures d’exercice. Nous pourrons ainsi servir l’ensemble des confrères et répondre à leurs préoccupations.

A.- P. : Pouvez-vous vous présenter ?

Amaury Sonet: J’ai prêté serment il y a 25 ans. J’ai commencé en contentieux des affaires, j'ai été secrétaire de la conférence des avocats à la Cour et secrétaire de la conférence des avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation. Aujourd’hui je pratique le droit des sociétés, dont j’ai la spécialité, en conseil et contentieux et l’enseigne à l’Institut de Droit des Affaires de Paris II.

Je suis associé au sein de BFPL Avocats avec 5 autres associés et une dizaine de collaborateurs. Je suis par ailleurs jury du CAPA et j’aide à assurer des permanences pénales en comparutions immédiates. Sur un plan personnel, je suis père de 4 enfants (dont un à l’école du notariat, une communicante et un futur expert-comptable, c’est dire que l’interprofessionnalité me parle), artiste-peintre et suis ceinture noire 2ème dan de karaté.

Nathalie Schmelck : J’exerce depuis 26 ans et je suis avocat spécialiste en droit pénal. Elevée par Henri Leclerc, puis par le Bâtonnier Pierre-Olivier Sur, comme collaboratrice d’abord, puis, comme associée pendant dix années, j’ai développé ma propre structure en droit pénal des affaires et droit pénal de la santé, avec l’aide d’un collaborateur et d’une assistante.

Je suis l’un des membres fondateurs de l’association « Je ne parlerai qu’en présence de mon avocat » et trésorière de l’association des Acteurs Avocats Associés. J’ai eu la chance de toujours pouvoir concilier vie personnelle et professionnelle, ce qui m’a permis d’élever 4 enfants, et je souhaiterais que chacune et chacun d’entre nous puisse connaître ces mêmes facilités.

Samuel Sauphanor: J’ai prêté serment au Barreau de Paris en 2004. J’ai passé mes premières années chez Rambaud Martel, avant de rejoindre Freshfields où j’ai passé près de 11 ans. J’exerce en contentieux des affaires et droit pénal des affaires. J’ai cofondé le cabinet "Le 16 Law" en 2017, cabinet d’affaires indépendant dédié au contentieux et à l’arbitrage. Il s’agit d’une création de cabinet par des collaborateurs, puisque les deux autres cofondateurs ont, comme, moi, passé plus de 10 ans chez Freshfields, dans l’équipe contentieux.

Aujourd’hui nous sommes près d’une vingtaine, nous avons associé en interne, et en externe. Surtout, nous sommes heureux, car nous avons le sentiment d’être dans la plénitude de l’exercice de la profession d’avocat, lequel doit avant tout être entrepreneur, agile et en phase avec son environnement, de sa prestation de serment à sa retraite. C’est cela que j’aimerais encourager si je suis élu.

Je me suis par ailleurs très investi dans des activités pro-bono(accès à l’éducation, inégalités entre les territoires, plafonds de verre professionnels). Enfin, boxeur amateur confirmé et ancien compétiteur universitaire, je consacre beaucoup de mon temps libre à ce sport, en le pratiquant, et en soutenant diverses initiatives dédiées à sa diffusion.

Joëlle Monlouis: Inscrite au Barreau de Paris depuis 2007, je me dédie au droit du sport et au droit des affaires, que ce soit en conseil, en contentieux ou en arbitrage. J’ai commencé chez White & Case, avant d’aller chez JaudelPartners et NathalieSaillard Laurent, pour ensuite créer ma propre structure en 2013. J’utilise mon expertise du droit des Affaires (M&A, relations entre associés, contentieux commercial,…) pour le combiner au droit du sport (conseil auprès de Confédérations / Fédérations / Clubs & Sportifs, contrat de naming et droits TV, contentieux devant le TAS et les instances fédérales internationales,…).

J’exerce en structure individuelle. Ancienne pratiquante d’athlétisme jusqu’au niveau national et de football, je suis passionnée de sport. J’ai développé une connaissance pointue de cet écosystème et je me suis investie dans différentes structures sportives : je suis notamment vice-présidente de la Ligue de football de Paris Ile-de-France, présidente de la commission régionale d’appel en matière disciplinaire de la Ligue de football de Paris Ile-de-France et membre de la commission juridique et discipline de la Ligue nationale de basket (LNB). J’exerce de nombreuses activités en pro-bono (FIFA, etc.) et pour faire progresser la cause des femmes dans le sport.

A.- P. : Que voulez-vous faire pour les confrères ?

Nathalie Schmelck et Amaury Sonet, Samuel Sauphanor et Joelle Monlouis : Nous voulons tous promouvoir les valeurs et les idées de l’ACE, qui est un syndicat à la pointe des questions sur l’avenir et sur la pratique de la profession, et qui est extrêmement dynamique.

A.S. : Plus particulièrement, je souhaite apporter ma compétence de spécialiste en droit des sociétés pour aider la résolution des conflits entre avocats associés, traiter les sujets de déontologie qui se posent aux cabinets d’affaires et les difficultés entre collaborateurs et collaborants de ces cabinets.

Réenchanter les cabinets d’affaires pour qu’ils redeviennent attractifs aux jeunes avocats, aider ces derniers à s’y épanouir et y rester, en créant un modèle de parcours professionnel vertueux leur offrant une visibilité de carrière qu’ils réclament. Travailler pour l’Ordre à l’international également (je suis déjà membre de l’UIA, de NYSBA et de WILL) pour ouvrir notre marché du droit.

Enfin soutenir plus largement l’Incubateur du barreau de Paris et tous les confrères qui créent des legaltech qui nous facilitent la vie et nous permettent de nous recentrer sur notre valeur ajoutée.

N.S.: Je souhaiterais contribuer aux actions entreprises par l’Ordre pour faire respecter notre secret professionnel afin qu’il couvre de façon effective et efficace les activités tant de conseil que de contentieux.

Dans le même sens, promouvoir les solutions numériques souveraines pour ne pas entrer dans le champ d’application du Cloud Act. Participer à la défense de la Défense, notamment dans le cadre des perquisitions en cabinet d’avocats.

Œuvrer à l’amélioration des relations avocats/magistrats, afin de renouer un dialogue qui a disparu ce qui nuit nécessairement aux justiciables et contribue à la crise de confiance que connaît notre institution judiciaire.

S.S.: Je souhaite avant tout représenter les confrères dans leur diversité auprès de l’Ordre. Être leur porte-parole auprès de l’Ordre et même être une courroie de transmission d’eux vers l’Ordre et de l’Ordre vers eux. Je pense aussi que de nombreuses solutions des questions posées à notre profession résident dans son caractère libéral, dont nous avons tendance à subir les inconvénients, sans profiter assez des opportunités immenses qu’offre ce statut.

Essayons de travailler à ce que chaque avocat, à tous les stades de sa carrière, et quelles que soient les modalités de son exercice, se perçoive et agisse comme un entrepreneur, libéral, innovant, agile, sans rien céder à nos valeurs, à notre déontologie, et à notre secret professionnel.

Cela suppose aussi de poursuivre et d’intensifier le travail de repérage et de traitement des phénomènes qui gênent les trajectoires professionnelles : plafonds de verre, discriminations insidieuses, inégalités des chances.

J.M. : Avec Samuel, nous défendons l’idée d’un avocat « solutionneur », « facilitateur », « partenaire ». Je soutiendrai donc tout ce qui permettra aux avocats de développer leur clientèle, d’avoir plus de clients, de mieux les accompagner, dans un environnement en mutation rapide et profonde. Numérisation, nouveaux métiers, activités connexes, nouveaux marchés, tout ce qui pourra contribuer à étendre le champ d’intervention des avocats doit être développé.

Plus spécifiquement, lors du prochain mandat ordinal, se déroulera un évènement exceptionnel : les Jeux Olympiques de Paris 2024. Bien sûr, en tant qu’avocate en droit du sport, je souhaite sensibiliser l’Ordre sur l’opportunité de ces jeux, en termes de visibilité, d’influence et à l’international et ainsi proposer des actions concrètes pour inclure les avocats du barreau parisien à cet évènement.

Les sites des candidats : https://schmelck-sonet.paris/ et https://monlouis-sauphanor-mco2022.paris/

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