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Impression 3D : la France fait partie des pays européens les plus innovants

Selon les chiffres de l'étude de l'Office européen des brevets, la France est sur le podium des pays européens les plus innovants en matière de fabrication additive, communément appelée impression 3D, notamment le Val-de-Marne et la Seine-et-Marne, places fortes de l'innovation hexagonale en la matière.
Impression 3D : la France fait partie des pays européens les plus innovants

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L'impression 3D, ou fabrication additive (FA), est une technologie numérique consistant à superposer de fines couches de matériau pour obtenir un objet tridimensionnel. Compatible avec une grande variété de matériaux, allant des métaux aux cellules vivantes, ce nouveau procédé permet de réaliser de très nombreuses applications industrielles.

Les objets imprimés en 3D sont donc des répliques physiques de modèles numériques et permettent d'obtenir des formes ou configurations géométriques très sophistiquées qui peuvent être diffusées instantanément et pour un moindre coût, ce qui ouvre la voie à la fabrication de petits volumes, ainsi qu'être modifiées pour une personnalisation en masse des objets imprimés en 3D.

Sur ce sujet, l'Office européen des brevets (OEB) vient de publier sa dernière étude, intitulée « Brevets et fabrication additive – Tendances en matière de technologies d'impression 3D », qui met en lumière le dynamisme tout particulier de cette technologie en Europe. En effet, les demandes de brevets dans ce domaine augmentent en moyenne de 36 % par an depuis 2015.

Par ailleurs, ces dix dernières années, près de la moitié des demandes de brevets déposées à l'OEB provenaient d'entreprises et d'inventeurs de pays européens qui sont à l'origine de 47 % de toutes les inventions dans ce domaine à l'OEB depuis 2010.

La France sur la 3e marche du podium

La position dominante de l'Europe dans le secteur de l'impression 3D est en partie due à l'innovation de la France en la matière, qui est le 3e pays européen en termes de nombre de dépôts de brevets dans ce secteur (4,8 %), se plaçant derrière le Royaume-Uni (5 %) et l'Allemagne, en tête de ce podium des pays européens.

En France, trois départements se classent dans le Top20 des régions européennes les plus innovantes du secteur : l'Isère, le Val-de-Marne et la Seine-et-Marne.

L'Isère est à la 11e place, les deux pôles d'innovation européens Hambourg et Munich. Le Val-de-Marne occupe la 15e place et la Seine-et-Marne la 20e.

« La France est l'un des acteurs-clés de l'innovation en Europe en matière d'impression 3D, avec des entreprises et des inventeurs à la pointe de la technologie », souligne António Campinos, président de l'OEB.

Essilor, fer de lance de l'impression 3D

L'impression 3D a ouvert de nouveaux champs d'action dans les grands secteurs industriels comme santé, qui est depuis 2010 le secteur le plus dynamique, avec 4 018 demandes de brevets déposées à l'OEB. Vient ensuite l'énergie, avec 2 001 demandes de brevets déposées, et les transports, avec 961 demandes.

En France, Essilor, géant mondial de l'optique est la 5e entreprise au monde déposant le plus de demandes de brevets en impression 3D et est la seule entreprise européenne dans le Top5.

L'entreprise est à la 42e place du Top50 des entreprises les plus actives en matière d'impression 3D, tous secteurs confondus, suivie par l'entreprise française Safran, à la 48e place.

En tête de ce classement on retrouve de grandes entreprises américaines comme General Electric, à la 1re place, United Technologies à la deuxième, et l'allemand Siemens (3e). Ce classement illustre la diversité des domaines dans lesquels la technologie de l'impression 3D est utilisée, outre la santé, l'énergie et les transports, les produits chimiques et pharmaceutiques, les. technologies de l'information, l'électronique ainsi que l' imagerie ou encore les biens de consommation.

Une recherche publique française de pointe

En France, la recherche publique, qui s'exerce au sein des universités, des hôpitaux ou encore des organismes de recherche publics, rassemble 20 % des demandes de brevets, un taux supérieure à la moyenne européenne de 11 %. Cette excellence de la recherche publique est incarnée par le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) ou encore par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

Les PME, l'avenir de l'impression 3D

Selon l'étude, près d'un quart des demandes de brevet en France vient des PME, un taux un peu plus élevé qu'au niveau européen, où 10 % des demandes en impression 3D proviennent d'entreprises employant entre 15 et 1 000 salariés, et 12 % d'inventeurs individuels ou des petites entreprises employant moins de 15 salariés.

Parmi les PME françaises à l'origine de demandes de brevets en impression 3D, certaines se distinguent par leur forte progression dans le secteur, dont Tami Industries et Poly-Shape.

La première, fabricante de membranes céramiques utilisées dans l'agroalimentaire, la biopharmaceutique et dans l'environnement, a mis au point une technologie de fabrication additive permettant d'améliorer leurs performances de filtration.

La seconde, spécialisée dans la conception et la fabrication de pièces par processus d'impression 3D métallique, est forte d'une expertise en fabrication additive métallique reconnue en Europe dans de nombreux domaines tels que l'outillage, l'aéronautique, le médical, l'énergie, mais aussi le secteur de la compétition automobile.

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