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Immobilier haut de gamme : « un marché plus sélectif »

Selon Barnes, « le marché́ parisien de l’immobilier haut de gamme va connaître une année 2021 record ». L’activité de ce spécialiste enregistre une hausse de 26 % par rapport à 2019 et de 59 % par rapport à 2020.
Immobilier haut de gamme : « un marché plus sélectif »
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Dans la capitale, selon Barnes, l’amplitude des prix s’accroît fortement. « Fin 2019, l’offre était faible et la demande forte : conséquence, tous les biens partaient à des tarifs élevés et relativement comparables ». Ce n’est plus le cas aujourd’hui. « Face à une offre plus abondante, les acheteurs deviennent plus difficiles et hésitants. Les rétractations sont, d’ailleurs, plus nombreuses. Parallèlement, on constate qu’une différence de prix sensible s’opère entre les biens de qualité, par exemple un dernier étage ensoleillé, et les biens avec défauts, comme un premier étage sombre avec vis-à-vis ou un appartement mal entretenu à rénover. Le bien de qualité va rester à un prix élevé, tandis que l’autre peut baisser de 10 à
20 %. Une décote que les vendeurs ont parfois du mal à accepter », constate Richard Tzipine, directeur général de Barnes. 

Espaces extérieurs plébiscités

Confinement et pandémie obligent, la présence d’espace extérieur est devenue le premier critère dans le cahier des charges des acquéreurs. Par ailleurs, la crise sanitaire ayant entraîné un engouement pour les résidences semi-principales, les ex-Parisiens se satisfont désormais de pied-à-terre de dimensions plus modestes. Ce qui a entraîné une désaffection relative pour les très grands appartements, de plus de 250 m2

Le marché des biens de prestige a, quant à lui, été dynamisé par les expatriés de retour en France suite à la Covid ou au Brexit. Ils disposent de budgets aussi exceptionnels que les biens qu’ils convoitent : hôtels particuliers ou grands appartements avec terrasse au dernier étage. « Depuis le début de l’année, nous avons doublé le nombre de ventes portant sur des biens dont le prix excède 5 millions d’euros » confie Richard Tzipine. 

Focus sur deux marchés qui ont, d’ores et déjà, réalisé une excellente année 2021 et sur lesquels Barnes va ouvrir deux nouvelles agences dans les prochains mois. La première à Versailles en décembre 2021 et la deuxième rue de Charonne, dans le 11e arrondissement de Paris, au 1er trimestre 2022. 

L’Est en bonne forme

Le marché immobilier de l’Est de la capitale n’a pas souffert de la crise sanitaire. D’autant qu’avec les prix qui se sont envolés ces 10 dernières années dans les arrondissements centraux (le mètre carré, dans Le Marais, s’échange aujourd’hui entre 16 000 et 18 000 euros, par exemple), beaucoup de familles, en quête d’une chambre supplémentaire, ont choisi de se déplacer dans les arrondissements plus excentrés, mais plus abordables. « Après avoir explosé au premier trimestre 2020, les prix des arrondissements Est se sont, depuis un an, stabilisés aux alentours de 11 000 à 13 000 euros/m2 » commente Sébastien Mouton, directeur de Barnes Paris-Est, en charge des 11, 12 et 20e arrondissements. 

La demande se concentre sur deux typologies d’appartements dotés, bien sûr, d’un espace extérieur : les 80 m2 avec 2 chambres qui se négocient aux alentours de 1,1 million d’euros et les 120 m2 avec 3 chambres qui, eux, changent de mains autour de 1,5 million d’euros. « Les secteurs les plus recherchés sont les quartiers proches du Marais dans le 11e, comme Saint-Ambroise et le square Gardette, les quartiers Aligre et Trousseau dans le 12e, ou encore les secteurs Faidherbe et Ledru-Rollin », ajoute Sébastien Mouton. 

Le niveau de stock est en hausse : de 20 à 30 appartements en moyenne en 2020, contre 50 aujourd’hui. Si les biens d’exception (dernier étage, vue sur un monument, lumineux...) continuent de partir rapidement, ceux avec un ou plusieurs défauts ont vu leurs délais de vente croître progressivement. « Pour éviter que leurs biens ne restent sur le marché pendant trop longtemps, ces propriétaires doivent revoir leur prétention à la baisse, d’environ 10 %. Avec cette possibilité de négociation, les acheteurs reprennent la main » conclut Sébastien Mouton. 

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