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Ile-de-France : un an après les explosions à Beyrouth, la Région accompagne sa reconstruction

La région Ile-de-France participe depuis un an à la reconstruction de la capitale libanaise. La ville est encore fortement meurtrie par les explosions qui ont eu lieu il y a un an.
Ile-de-France : un an après les explosions à Beyrouth, la Région accompagne sa reconstruction
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Le 4 août 2020, la capitale libanaise Beyrouth connaissait l'une des pages les plus sombres de son histoire. Suite à un incendie déclaré dans un entrepôt qui stockait 2 700 tonnes de nitrate et d'ammonium, une double explosion a alors ravagé la ville. Bilan de ce drame, 214 personnes tuées et 16 000 blessées. Plusieurs quartiers de la capitale ont été totalement détruits par la déflagration. Déjà en situation économique critique, cet événement a été un véritable coup de massue pour le Liban. Le pays a connu en un an, un drame sans précédent avec l'explosion ainsi qu'une crise économique sociale et politique qui a été amplifiée par la crise sanitaire. L'explosion a été l'élément déclencheur et a nourri la colère envers la classe politique du pays selon la Banque mondiale. De plus, le conflit avec Israël semble repartir de plus belle. Dernièrement, des roquettes ont été tirées depuis le Liban par le Hezbollah en direction de l'État hébreu qui a ensuite répliqué.

Dès le lendemain de l'explosion, un mouvement de solidarité international s'est organisé. La région Ile-de-France s'est immédiatement associée à ce mouvement de solidarité. Elle a accompagné économiquement la reconstruction des quartiers sinistrés. Le partenariat qui unit la région à la capitale libanaise ne date pas d'hier. Cela fait maintenant 10 ans que ce dernier est en place. Suite à l'explosion, la Région a émis le souhait de renforcer cette coopération en mettant désormais l'accent sur l'éducation et la santé.

Pour aller dans ce sens, une aide exceptionnelle de 350 000 € a été débloquée. Elle est destinée aux écoles et aux universités du Grand Beyrouth. Grâce à cette aide, les scolarités de 2 200 élèves, répartis dans six écoles francophones vont pouvoir être payées ainsi que des bourses d'études pour les étudiants de l'Université Saint-Joseph et de l'Ecole supérieure des affaires.

La santé est le deuxième secteur sur lequel la Région souhaite mettre l'accent. Pour cela, elle a apporté son soutien à la Croix-Rouge libanaise afin de construire deux banques du sang. Ces dernières avaient été détruites par les explosions dans les quartiers de Spears et de Gemmayzeh. Ces deux quartiers se situent dans la zone la plus sinistrée par les déflagrations. Des travaux y ont été réalisés en urgence après l'explosion et ils se poursuivent encore aujourd'hui. La banque du sang du quartier de Gemayzeh est encore en construction et devrait être à nouveau opérationnelle en 2022.

La région a créé le “Collectif d'élus engagés pour la reconstruction de Beyrouth”. Ce dernier réunit 141 collectivités et mairies d'Ile-de-France. Il contribue à la réalisation des projets de reconstruction de la ville de Beyrouth à hauteur de 500 000 €. Les projets ont été portés et réalisés par l'Organisation non gouvernementale ACTED, implantée au Liban.

L'organisation a réhabilité huit logements, occupés par des ménages vulnérables dans le quartier de Gemmayzeh. Elle a également distribué des équipements médicaux notamment aux services d'ophtalmologie et d'urologie à l'hôpital public de la Quarantaine. Dans le même quartier, des travaux de réhabilitation des espaces publics sont également en cours. Depuis un an, 1,5 million d'euros d'aides ont été octroyés à la réalisation de projets de réhabilitation.

Malgré l'aide internationale, Beyrouth est encore fortement meurtrie par les événements de l'an dernier. Lors des commémorations d'hommage aux victimes de la catastrophe, des manifestations de contestation ont eu lieu dans la capitale libanaise dénonçant la corruption des autorités libanaises. Le gouvernement avait reconnu que l'entrepôt était délabré et “sans mesure de précaution” après l‘enquête menée suite au drame.

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