AccueilRégion Île-de-France & Grand ParisIle-de-France : travail, santé, logement… la pandémie a bouleversé la vie des Franciliens

Ile-de-France : travail, santé, logement… la pandémie a bouleversé la vie des Franciliens

Une étude récemment publiée révèle les bouleversements que la crise sanitaire a engendrée dans la vie des habitants de la région.
Ile-de-France : travail, santé, logement… la pandémie a bouleversé la vie des Franciliens
© Adobe Stock

ActualitéRégion Île-de-France & Grand Paris Publié le ,

Une étude menée au début de l’été 2021 et dont les résultats ont récemment été publiés révèle que la pandémie de covid-19 a changé les aspirations de beaucoup de franciliens. L’étude a été menée sur 4 200 habitants de la région Ile-de-France. Les résultats devaient permettre de répondre aux questions suivantes : Dans quelles conditions les Franciliens télétravaillent-ils ? Quel a été l’impact de la crise sur l’accès aux soins ? Qu’envisagent-ils pour améliorer les conditions de déplacements dans la région ? Quels sont leurs projets de mobilité résidentielle ?

A partir des résultats, les différents acteurs publics pourront ainsi trouver des réponses à leurs différents questionnements et en tirer des enseignements sur les différentes politiques publiques à mener dans les mois à venir.

Une première étude inaugurale avait déjà été réalisée à la sortie du premier confinement. Elle avait notamment marqué l’essor et la généralisation du télétravail. La nouvelle enquête confirme cette tendance mais met en valeur d’autres questionnements des franciliens notamment sur la question du logement.

36 % des franciliens envisagent de déménager

Premier chiffre intéressant lorsque l’on regarde les résultats de l’étude, celui concernant les envies de déménagement des habitants de la région. D’après les résultats, c’est 36%, soit plus d’un francilien sur trois qui envisagerait de déménager. La moitié d’entre eux envisagent même de quitter totalement la région. L’institut Paris-Région, qui a mené cette enquêter tempère cependant ces résultats et appelle à prendre un certain recul : « Notre enquête montre que la moitié des Franciliens qui envisagent de déménager souhaiterait quitter l’Île-de-France. Cela ne signifie pas que tous ces Franciliens vont réellement quitter la région à court terme. Le processus de déménagement se projette dans un avenir d’autant plus lointain quand il s’inscrit hors de la région. »

Les Franciliens qui évoquent une envie de déménagement souhaitent en premier lieu améliorer leur cadre de vie. Dans la plupart des cas, cette recherche d’une amélioration du lieu de vie s’accompagne d’autres motifs, familiaux, ou professionnels. François Michelot, démographe explique que les différents confinements peuvent avoir influé sur cette volonté : « Il y a eu sans doute un effet confinement qui a accentué certaines aspirations, jusqu’ici latentes. L’amélioration du cadre de vie reflète plusieurs réalités, ce n'est pas seulement s'installer à la campagne en dehors de l’Île-de-France, ce peut être aussi rechercher un appartement avec balcon ou terrasse, ou souhaiter vivre dans un espace moins dense, moins pollué, moins bruyant. »

Le télétravail est devenu la norme

Autre point non négligeable révélé, ou plutôt confirmé par cette enquête, le travail à domicile s’est imposé comme la norme et pourrait être amené à se pérenniser après la pandémie. L’enquête montre que le nombre de télétravailleurs a été multiplié par deux en un an, tout comme le nombre de jours télétravaillés. En Ile-de-France, 42% des franciliens ont télétravaillé durant les douze derniers mois. Delphine Brajon, économiste note que cette pratique se développe même dans des secteurs d’activité ou le télétravail pourrait sembler difficile à mettre en place : « La pratique s’est développée pour de nouveaux métiers, mais aussi pour certaines tâches y compris pour des métiers qui nécessitent une présence physique et s’est surtout renforcée pour les individus qui télétravaillaient déjà. »

Une majorité des sondés se déclare en faveur du maintien du télétravail, voire pour l’augmentation du nombre de jours télétravaillés par semaine.

Un tiers des sondés a renoncé à des soins

L’enquête de l’institut Paris Région a également interrogé les Franciliens sur leur rapport à la santé pendant la crise sanitaire. Plus d’un tiers d’entre eux admet avoir renoncé à des soins en raison de la crise sanitaire. Le risque est alors de voir un impact sur les services de santé dans les mois qui suivront la pandémie, en raison des multiples pathologies qui n’auront pas été détectés pendant la crise. Pour Isabelle Grémy, cette problématique n’est pas à prendre à la légère : « Les conséquences au fil du temps dépendront du type pathologies affectées par le renoncement ou retard aux soins, de l’histoire naturelle de ces maladies, notamment de leur temps d’installation et de leur gravité, de la mise en place de traitements alternatifs (remplacement, par exemple, d’une chirurgie par un traitement médical), du délai du renoncement. Ainsi, on sait déjà que l’espérance de vie a baissé avec la pandémie de Covid en raison des conséquences directes de la mortalité par Covid. »

De manière générale, on observe que la crise sanitaire a eu un impact sur tous les domaines de la société dans la région Ile-de-France et que les bouleversements ne sont pas uniquement sanitaires et devraient modifier durablement la manière de vivre des habitants de la région.

Partage
Articles similaires
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?