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Ile-de-France : quelle stratégie pour lutter contre la pauvreté ?

Le taux de pauvreté dans la région Ile-de-France s’établit à ce jour à 15,6 %, ce qui représente 1,8 million de personnes. Pour réduire au maximum ce taux, l’Etat a récemment publié une stratégie nationale de lutte contre la pauvreté.
Ile-de-France : quelle stratégie pour lutter contre la pauvreté ?
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Le Gouvernement a récemment publié sa Stratégie nationale de lutte contre la pauvreté. La préfecture d’Ile-de-France en prend note pour fixer la politique de lutte au niveau de la Région. Plusieurs problématiques sont soulevées par ce document comme l’explique Marc Guillaume, préfet d’Ile-de-France : « Des enjeux particuliers pour notre région nécessitent d’être soulignés : d’une part, les questions de logement et d’hébergement y sont particulièrement importantes, d’autre part la situation économique, vecteur principal d’émancipation pour les personnes en précarité, s’améliore moins vite que dans d’autres régions. ».

Ce plan de lutte a été rédigé au niveau national. Cependant, face aux multiplicités des situations individuelles, les actions nationales de grande ampleur proposées seront à décliner et à adapter sur les différents territoires. L’Ile-de-France est la région qui enregistre l’un des plus hauts taux de pauvreté avec 15,6 %, ce qui représente 1,8 million de personnes. Au niveau national, le taux de pauvreté s’établit à 15,1 % selon l’Insee.

Un plan décliné en quatre axes

La Stratégie nationale de lutte contre la pauvreté se compose de quatre axes principaux. Le premier vise à préparer l’avenir en réduisant la pauvreté des enfants et des jeunes. Parmi les mesures de ce premier axe, l’augmentation du nombre d’enfants défavorisés accueillis en crèche ou encore la mise en place de petits-déjeuners gratuits à l’école maternelle et primaire dans les territoires prioritaires. En Ile-de-France, cette mesure concerne plus de 17 000 élèves. Autre mesure souhaitée, la prolongation obligatoire de l’hébergement des jeunes sortant de l’aide sociale à l’enfance pendant la crise sanitaire au-delà de 18 ans.

Le second axe se fixe l’objectif de garantir des conditions de vie dignes aux plus précaires. Cela devra passer, selon le Gouvernement, par la revalorisation des prestations sociales, notamment de la prime d’activité, du minimum vieillesse ou encore du chèque énergie. De plus, des hébergements expérimentaux répondant aux besoins des personnes en très grande marginalité (accueil des animaux, addictions, droit au retour…) sur 4 lieux à Paris, Bezons (95) et Chelles (77) seront ouverts.

Favoriser un retour à l’emploi

Le troisième axe du plan doit permettre aux personnes en situation de précarité de retrouver un emploi. Pour cela, il prévoit entre autres une amélioration du parcours des allocataires, avec une réduction des délais d’orientation pour arriver à moins d’un mois. La prime d’activité doit également être revalorisée et la garantie d’activité déployée à grande ampleur. En parallèle de cet axe de favorisation de retour à l’emploi, le quatrième point du plan de lutte s’attarde sur les droits sociaux et aux versements de ces derniers. Il prévoit le déploiement de dispositifs de lutte contre le non-recours comme les rendez-vous des droits proposés par les Caisses d’allocations familiales ainsi que des points conseils budgets. Parmi les autres moyens d’action, on retrouve la formation des salariés et bénévoles en contact avec le public, un travail préventif sur les processus de délivrance des aides ainsi que des échanges de données permettant d’identifier les non-recourant.

Les départements soutenus financièrement

L’ensemble des départements d’Ile-de-France sont concernés par ce plan de lutte. En plus des crédits utilisés pour l’École de la confiance et le Pacte d’ambition de l’insertion par l’activité économique, la Stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté en région dispose de moyens financiers importants. Au total, le soutien de l’Etat aux départements se chiffre à plus de 25 millions d’euros.

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