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IA : l'Institut Montaigne invite à la formation sur les enjeux de cette technologie

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IA : l'Institut Montaigne invite à la formation sur les enjeux de cette technologie
© D.R.

L'Institut Montaigne a organisé le 26 novembre dernier un webinaire live autour de sa formation Objectif IA sur les enjeux futurs de l'intelligence artificielle (IA), en présence de Cédric O, secrétaire d'Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, de Gilles Babinet, conseiller sur les questions numériques de l'Institut Montaigne, et d'Esther Mac Namara, vice-présidente Secteur public chez OpenClassrooms.

Dans le cadre de la formation Objectif IA, en ligne, gratuite et certifiante, développée par l'Institut Montaigne et OpenClassrooms, en partenariat avec la Fondation Abeona, pour permettre à tous de comprendre en une journée les enjeux de l'intelligence artificielle, une conférence de presse a été organisée sur le thème « Préparer maintenant les enjeux d'avenir ». Y ont participé Cédric O, secrétaire d'Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, Gilles Babinet, conseiller sur les questions numériques de l'Institut Montaigne, et Esther Mac Namara, vice-présidente secteur public chez OpenClassrooms.

ObjectifIA : réussir à former 1 % de la population

Avec 65 000 inscrits, et 30 000 certifiés au 9 novembre 2020, ObjectifIA a pour objectif de former au moins 1 % de la population à cette technologie et de réduire au maximum la fracture entre
« les sachants et ceux qui subissaient auparavant le numérique », selon les mots de Gilles Babinet. Pour cela, toutes et tous doivent pouvoir accéder à un socle de compétences qui permettent la compréhension des enjeux autour de l'intelligence artificielle, qu'ils soient technologiques ou sociétaux.

C'est donc dans l'optique d'aborder ces nombreux sujets, et de convaincre le plus grand nombre à suivre la formation ObjectifIA, que s'est tenu ce webinaire en ligne. Cette dernière, d'une durée de trois à six heures, a été développée pour être accessible à tous, gratuitement et sans prérequis nécessaires. Tout le monde peut donc se former, même les plus jeunes. Le cours est composé de trois parties, une première, au cours de laquelle l'intelligence artificielle est présentée et expliquée, une deuxième qui propose une réflexion éthique autour de cette technologie et de ses impacts sur la société, ainsi qu'une troisième, orientée sur la manière d'utiliser concrètement l'IA dans le cadre d'un projet. A la fin de ce cours, les participants reçoivent gratuitement un certificat de réussite, qui témoigne de leur engagement dans la formation. « C'est un cours qui donne les clés de compréhension, c'est un cours de réflexion », a résumé Esther Mac Namara.

Se former à l'IA, une « question d'intérêt général »

Invité à s'exprimer sur le sujet, Cédric O a souligné l'existence d'un consensus économico-scientifique sur l'importance de la révolution technologique que représente l'IA, dans l'intégralité de la vie économique mais aussi sociétale. En effet, cette technologie s'applique à l'industrie, aux services, aux institutions, par exemple dans leur lutte contre la fraude ou la criminalité. « Il y a assez peu de technologies dont l'impact est aussi transformant pour nos économies et nos sociétés. », a souligné le secrétaire d'Etat chargé de la Transition numérique. L'IA implique des enjeux de compétitivité économique, de souveraineté, de compréhension du quotidien, qui sont de deux ordres.

Le premier est économique, car il est essentiel de parvenir à ce que les entreprises et les économies européennes aient un bon niveau de maitrise de cette technologie pour être compétitives face à leurs concurrents Américains ou Chinois, et ce dans tous les domaines de compétences. Ceci nécessite donc de soulever de l'investissement, question sur laquelle l'Europe doit combler son retard, et de se former. « La compétition pour l'intelligence artificielle est, la plupart du temps, d'abord une compétition pour l'intelligence humaine », a-t-il ajouté. Si la France compte les meilleurs chercheurs et experts en la matière, la volonté de faire progresser l'ensemble de la société nécessite de mieux éduquer la population, d'élargir le niveau général de compréhension et le nombre de formations. D'où l'intérêt de celle proposée par l'Institut Montaigne et OpenClassrooms.

Le second est sociétal car, d'autant plus en période de crise comme actuellement, la compréhension de cette technologie, et son rôle dans la société, est cruciale. Une fracture s'est créée entre des élites mondialisées, plus au fait des enjeux liés à l'intelligence artificielle, et une autre partie de la population, qui ne se sent plus concernée par l'accélération de la technologie et de la société. Ce phénomène a fait émerger des mouvements de colère, des idées complotistes, qui nécessitent d'élever le niveau moyen de compréhension de l'ensemble des Français sur ce que fait, ou pas, la technologie, comment elle fonctionne et comment l'utiliser. Il est donc crucial de « mieux faire appréhender les enjeux, les potentialités et les risques qui sont liés à cette technologie », a conclu Cédric O.

Une forte potentialité économique

Ces dernières années, l'IA s'est principalement développée dans le secteur des données de consommation. Si les géants mondiaux d'Internet ont pris une avance considérable sur le traitement de ces données, s'en étant constitués une gigantesque base, la France et l'Europe ont un rôle à jouer s'agissant de croiser des compétences métiers, dans lesquelles la France est particulièrement performante et dispose de très grandes bases de données, avec des savoir-faire métiers orientés vers l'IA. Ce sont par exemple les secteurs de la santé, des transports, de l'énergie, de l'agriculture ou encore de la cybersécurité. « On a une très forte potentialité en matière économique et je pense que nous verrons émerger, dans les années qui viennent, de très grandes entreprises qui auront su capitaliser sur ces savoir-faire et les potentialités de l'IA », a assuré Cédric O. Il s'agit également de secteurs dans lesquels les possibilités d'emploi en Europe seront très importantes.

Interrogé enfin sur l'enjeu de l'IA au sein de l'administration française, le secrétaire d'Etat a estimé que la décision du recours à cette technologie par l'administration doit être prise d'un point de vue utilitaire, par exemple pour appuyer le travail des fonctionnaires, les soulager de tâches chronophages et leur permettre un réel gain de temps et de concentration, ainsi que du point de vue de sa capacité à comprendre pour mieux réguler et mieux protéger. Dans un monde où tout est traité par des algorithmes, si l'administration n'est pas en capacité de comprendre les enjeux de l'IA, de s'informer, voire d'échanger avec les experts en la matière, « c'est tout un champ de notre vie quotidienne et de notre société qu'elle n'est plus capable de gérer », a souligné Cédric O. Il est donc impératif que toutes les administrations, quel que soit leur échelon territorial, puissent se former, progresser, utiliser l'IA et en comprendre les enjeux.




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