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Hauts-de-Seine : des téléphones d'urgence pour les victimes de violences conjugales

Patrick Devedjian, président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, vient de signer, au TGI de Nanterre, une convention relative à la Téléprotection Grave Danger pour les personnes victimes de violence au sein du couple. Il était aux côtés de Jacques Boulard, président du tribunal de grande instance, Catherine Denis, procureure de la République, et de Yann Jounot, préfet des Hauts-de-Seine.
Hauts-de-Seine : des téléphones d'urgence pour les victimes de violences conjugales
© CD92/Jean-Luc Dolmaire - Une convention a été signée entre les Pouvoirs publics, les associations et une entreprise de téléphonie.

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D'ici à quelques mois, cinq victimes de violences au sein de leur couple seront équipées du dispositif de Téléprotection grave danger. Une convention a été signée par le Département, le tribunal de grande instance de Nanterre, la procureur de la République, les services de police, la préfecture, Orange, Mondial Assistance et l'association L'Escale-Solidarité femmes afin de mettre en place le système.

Déjà testé dans d'autres départements dans le cadre du déploiement national de la téléprotection, ce dispositif s'adresse à des personnes en situation de grave danger.

« Il faut qu'il y ait absence de cohabitation entre la victime et le mis en cause et que ce dernier ait une interdiction juridique d'approcher la victime », explique Catherine Denis, procureure de la République.

En 2015, plus de mille femmes ont été aidées et le département des Hauts-de-Seine a consacré plus d'un million d'euros aux actions de lutte contre les violences faites aux femmes.

Ce téléphone, fourni pour une durée de six mois renouvelable une fois, est relié en permanence à une plateforme d'assistance capable de mobiliser rapidement les services de police.

« L'objectif est de permettre une intervention dans les dix minutes qui suivent l'appel. C'est un dispositif très réactif et innovant », note Patrick Devedjian.

Ces téléphones seront attribués par le Parquet de Nanterre suite à des signalements des différents acteurs. Une association référente, l'Escale-Solidarité femmes, a été nommée. Son rôle sera d'accompagner les personnes bénéficiant du dispositif.

« Les personnes seront orientées par différents partenaires grâce à un maillage territorial important. C'est un « plus » pour elles, pour alerter immédiatement les secours. Pendant six mois, elles bénéficient d'une protection », souligne Françoise Brié, directrice de l'association.

Cette Téléprotection grave danger vient parfaire le programme départemental de lutte contre les violences faites aux femmes. Le Département soutient dix associations chargées du relogement, de la prévention, de l'écoute et de l'accompagnement des femmes victimes de violences.

« Il vise à rompre l'isolement dont les femmes sont victimes afin de sortir de cette spirale de violence », résume Patrick Devedjian.

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