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Gaz de schiste : débat relancé

L'Académie des sciences vient de publier un rapport suggérant de relancer la recherche sur le gaz de schiste.

ActualitéRégion Île-de-France & Grand Paris Publié le ,

Selon l’Agence internationale de l’énergie, le Bassin parisien et le Sud-Est de la France contiendraient l’équivalent de plus de cent fois la consommation annuelle de gaz de notre pays. Contrairement aux gisements de gaz « conventionnels », où le gaz s’échappe du sol dès le forage effectué, le gaz de schiste est piégé dans des roches peu perméables. Actuellement, la seule technique utilisée est la fracturation hydraulique, qui consiste à injecter de grandes quantités d’eau sous pression ainsi que du sable pour maintenir les fissures ouvertes. Utilisée dans plusieurs pays et notamment aux États-Unis, cette technique a révélé de graves inconvénients. Des nappes phréatiques ont été contaminées, à la suite notamment de fuites d’hydrocarbures le long des tubages. Par ailleurs, entre 2 et 8 % du combustible extrait, dont du méthane, seraient relâchés dans l’atmosphère au niveau des puits. Autre inconvénient : un forage nécessite quelque 20 millions de litres d’eau, soit la consommation annuelle quotidienne de plus de 100 000 habitants. En juillet 2011, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre de l’Ecologie, a fait adopter une loi interdisant l’utilisation de la fracturation hydraulique.

Mais, selon l’Académie des sciences, les conséquences positives possibles pour l’économie française d’une exploitation du gaz de schiste « sont trop importantes dans la situation de crise actuelle pour qu’on puisse rejeter a priori, sans un examen attentif, cette ressource potentielle ». Les rapporteurs estiment que « les risques associés à l’extraction du gaz de schiste peuvent être maîtrisés avec une réglementation adaptée » et que « le risque de contamination directe due à la fracturation hydraulique est peu probable ». Ils préconisent une relance de la recherche sur les problèmes scientifiques posés par le gaz de schiste et la mise en place d’une autorité indépendante. Des recommandations qui ont peu de chance d’être écoutées par le gouvernement, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ayant déclaré en juillet dernier qu’il est « exclu d’exploiter du gaz de schiste en France ».

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