AccueilFrédéric Sicard défend l'union de la famille judiciaire

Frédéric Sicard défend l'union de la famille judiciaire

Le bâtonnier de Paris, Frédéric Sicard, et le bâtonnier Éric Raffin, représentant la Conférence des bâtonniers, viennent de rencontrer le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, pour évoquer les dossiers engageant l'avenir de la profession d'avocat.
Frédéric Sicard défend l'union de la famille judiciaire
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Au nombre des dossiers chauds évoqués lors de cet entretien, le premier depuis le terrible attentat de Nice : la prolongation de l'état d'urgence, la nécessaire reforme du système judiciaire et pénitentiaire, le manque de moyens de la justice et le très controversé rapport du groupe de travail relatif à la protection des magistrats.

Le bâtonnier de Paris a tenu à rappeler que « l'état d'urgence ne pouvait en aucun cas occulter le besoin de réforme et de financement de la justice ». Au regard de l'augmentation du budget du ministère de la Justice, annoncé récemment, le bâtonnier de Paris a fait remarquer que celui-ci « restait notoirement insuffisant au regard des besoins d'une justice équitable et républicaine ».

Frédéric Sicard a également fait part au ministre de la Justice de l'indignation « de l'ensemble du barreau » quant au rapport outrageant du groupe de travail relatif à la protection des magistrats du 28 juin dernier. Ce dernier présente les avocats « comme d'éventuels obstacles à la bonne marche de la justice » qui « n'hésitent plus à s'attaquer directement aux magistrats », faisant état de prétendues « stratégies de tension ». Le bâtonnier de Paris « a souligné qu'aucun fait de cette nature n'a été constaté à Paris, tant du côté du barreau que des juridictions ».

Il a, par ailleurs, rappelé l'existence de réunions régulières de concertation entre les chefs de juridiction et les instances ordinales permettant de garantir le cours normal du service public de la justice à Paris. En cette période de « nécessaire union de la famille judiciaire », le bâtonnier de Paris souhaite que ces querelles « picrocholines » cessent pour que « chacun puisse prendre conscience que la seule préoccupation du moment doit être la sécurité et la justice pour tous ». « Il est dommage que ma rencontre avec Monsieur le garde des Sceaux n'ait servi qu'à laver l'honneur des avocats parisiens. Les chantiers sont pourtant nombreux... », a déclaré le bâtonnier de Paris.

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