AccueilRégion Île-de-France & Grand ParisFraude au bac : répression accrue

Fraude au bac : répression accrue

A l'approche des épreuves du baccalauréat (qui commencera cette année le lundi 17 juin), une campagne de sensibilisation va être lancée, avec comme slogan « La fraude nuit gravement à la scolarité ».

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En dix ans, le phénomène s’est amplifié : le nombre de cas détectés a doublé, passant de 200 à 400 environ. Ceux qui sont liés aux nouvelles technologies (téléphones portables, smartphones ou baladeurs MP3) représentent 40 % du total, loin devant les traditionnelles « antisèches » (25 %), les tentatives de communiquer ou d’échanger des documents pendant l’épreuve (11 %) et l’utilisation de manuels ou de textes annotés (7 %). Une méthode originale et pas toujours facile à détecter est l’usurpation d’identité, qui nécessite au préalable une fausse déclaration de perte de pièces d’identité.

Depuis quelques années, les sanctions sont à la fois plus nombreuses et plus sévères. Le pourcentage de fraudes sanctionnées est passé de 57 % en 2011 à 71 % en 2012 et le nombre d’interdiction de passer des examens pendant un à cinq ans a plus que doublé. Un seul candidat a reçu l’année dernière la sanction la plus sévère : l’interdiction de s’inscrire à l’université pendant cinq ans. Les commissions de discipline académiques chargées de juger les cas de fraudes statuent plus rapidement qu’avant, la sanction étant toujours prononcée avant la rentrée de septembre. Le ministère de l’Éducation nationale a indiqué qu’il sera particulièrement vigilant cette année. Les consignes et sanctions encourues seront rappelées aux candidats en début d’épreuves. Les téléphones portables devront être éteints et rangés dans les sacs, qui seront placés au fond de la salle d’examen. Le nombre de détecteurs de téléphones portables va être accru.

Ces mesures, certes louables, ne suffiront pas à éradiquer la fraude. Le plus efficace serait sans doute de proposer des sujets d’examen valorisant la réflexion plus que la mémoire. Cette idée n’est malheureusement pas à l’ordre du jour de l’actuel projet de loi d’orientation sur l’école.

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