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Financement de l'Aide juridictionnelle : avancées insuffisantes

Jean-Marie Burguburu a eu connaissance des orientations budgétaires concernant le financement de l'aide juridictionnelle et figurant dans la première partie du projet de loi de finances pour 2015. Il constate notamment « qu'aucune taxe ni système de péréquation entre les barreaux ne sont en l'état imposés à la profession ». Les avocats poursuivent pourtant leur combat…
Financement de l'Aide juridictionnelle : avancées insuffisantes
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Droit Publié le ,

L’objectif est toujours « d’obtenir une augmentation significative des crédits permettant une juste rétribution des avocats effectuant des missions d’aide juridictionnelle ». Les premières mesures annoncées sont néanmoins « satisfaisantes pour poser les bases d’un financement pérenne de l’aide juridictionnelle » :
- Le principe d’une taxe sur la profession ne figure pas dans le projet de loi de finances. Son instauration aurait été scandaleuse dans la mesure où les avocats assument déjà en grande partie la charge de l’aide juridictionnelle.
- Le gouvernement supprime la démodulation des unités de valeur critiquée par la profession et propose trois nouvelles recettes fiscales pour financer l’aide juridictionnelle :
* Taxe sur les contrats d’assurance de protection juridique (plafonnée à hauteur de 25 M€), ce qui était, depuis les récentes manifestations, une demande forte des avocats.
* Revalorisation des droits fixes de procédure pour les décisions des juridictions répressives (à hauteur de 7 M€)
* Taxe forfaitaire sur les actes des huissiers de justice (à hauteur de 11 M€)

- Le CNB est conforté dans son rôle d’acteur majeur de la profession : en lui confiant via l’UNCA (Union Nationale des CARPA), la gestion des fonds issus des nouvelles recettes fiscales affectées au financement de l’aide juridictionnelle et leur répartition entre les différents barreaux, l’Etat renouvelle sa confiance dans l’institution nationale représentative de la profession.

Cependant, les mesures proposées par le gouvernement quoiqu’allant dans le bon sens, n’apparaissent que comme des réponses incomplètes. Au total, elles ne rapporteraient que 43 M€ par an, alors que la contribution pour l’aide juridique (timbre de 35 €), supprimée par la Garde des Sceaux Christiane Taubira, à la demande du CNB, représentait 60 M€. Ce montant reste donc très insuffisant et ne permet toujours pas une juste rétribution des avocats pour leurs missions au titre de l’aide juridictionnelle.

Selon Jean-Marie Burguburu, « ce premier résultat est satisfaisant mais ne clôt pas la discussion. Il convient maintenant de se rapprocher de la représentation parlementaire pour que ce projet de loi de finances pour 2015 soit voté conformément aux engagements pris par le gouvernement, et de poursuivre le combat pour que l’aide juridictionnelle et l’accès au droit soient dotés des moyens nécessaires à une justice de qualité au service de tous ».

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