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EXPOFRANCE 2025 : « Notre candidature montre combien la France a confiance en elle »

Jean-Christophe Fromantin, député-maire de Neuilly-sur-Seine, est aussi le président du Comité d'ExpoFrance2025. C'est lui qui, dès 2011, est à l'origine de la candidature de la France à l'exposition universelle 2025 et de l'association ExpoFrance 2025. Il a aujourd'hui mission d'orchestrer la partition à jouer par tous les acteurs concernés par le projet.
EXPOFRANCE 2025 : « Notre candidature montre combien la France a confiance en elle »

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Sont aujourd'hui concernés par la candidature française les cinq territoires franciliens, en lice pour l'accueil du Village global, les territoires, membres de l'Association France urbaine, et les grands acteurs institutionnels emmenés depuis avril 2015 par le délégué interministériel, Pascal Lamy. Le Groupement d'intérêt public ExpoFrance 2025 peut, par ailleurs, compter sur le soutien d'entreprises mécènes et partenaires, sous la houlette du président de son comité, Jean-Christophe Fromantin.

Serait-il opportun, selon vous, de jouer sur certaines synergies entre les deux événements – Jeux olympiques et Exposition universelle –, notamment en termes de logistique, d'infrastructures de transports, de marchés publics, voire d'intelligence économique ?

Jean-Christophe Fromantin : Logistique, transports et hôtellerie seront incontestablement au cœur des synergies. Je pense en particulier à une partie des structures dites périphériques. Tout le ‘‘câblage'' de notre territoire national s'en trouvera fort naturellement extrêmement stimulé. Si, à cet égard, les deux événements jouent comme leviers d'accélérateur, chacun n'en conserve pas moins sa propre histoire. Leur objet et leur cycle économique restent très distincts, à la lumière du temps de déroulement de chacun et des retombées durables respectives à chaque olympiade pour l'ensemble du territoire français.

Entre les J.O. et l'Exposition universelle, la France pourrait organiser à moins d'un an d'intervalle, entre 2024 et 2025, les deux plus grands événements planétaires : les Olympiades des Jeux et les Olympiades du Progrès, à partager et faire partager à des millions de visiteurs de français et étrangers.

Entre le futur Village global francilien et les ateliers thématiques, allant élire domicile dans les métropoles et grandes villes sous l'égide de France urbaine, la mobilité s'inscrit au cœur de la candidature française sans être le critère exclusif ; quels sont les autres critères ?

J.-C. F. : La mobilité a fait l'objet d'une première séance de travail au sein d'un atelier dédié en février dernier. Occasion pour les cinq territoires franciliens, en lice pour l'accueil du Village global, d'échanger sur le sujet avec le Syndicat des transports d'Île-de-France (Stif), à même d'apprécier leurs propositions respectives avec les forces et faiblesses des sites mis en avant. Une série de rencontres sur les caractéristiques de chaque site s'était tenue au cours des semaines précédentes. Ces travaux se déroulent avec l'Institut d'aménagement et d'urbanisme (IAU), la Direction régionale et interdépartementale de l'équipement et de l'aménagement d'Île-de-France (DRIEA), l'Atelier parisien d'urbanisme (Apur) et le Stif. L'organisation d'autres rencontres permettra de réaliser une ‘‘radiographie'' précise de la dynamique et de l'appétence de chaque territoire pour mobiliser son écosystème tant politique que social et culturel au vu de l'enjeu : porter la « Vitrine France » devant le monde entier.

Aucun autre pays que la France n'a, à ce jour, déposé sa candidature auprès du Bureau international des expositions (BIE) ; une nouvelle candidature vous paraît-elle plausible d'ici à la date limite du 22 mai ?

J.-C. F. : Aucun autre pays n'a candidaté pour l'heure. Sans doute parce que la dynamique déployée jusqu'alors par la France est telle qu'elle produit un effet dissuasif. La prudence n'en reste pas moins de mise. Jusqu'au 22 mai et après, nous poursuivrons toujours plus activement la préparation de notre dossier, aussi complet que détaillé, en vue de son dépôt le 28 septembre prochain auprès du BIE, avant désignation du lauréat fin novembre 2018. À cette fin, la dynamique du binôme que nous formons avec Pascal Lamy, ancien directeur général de l'OMC et délégué interministériel chargé de la coordination des acteurs publics, constitue une courroie de transmission essentielle à la désignation de la France comme candidat. Ses compétences et son expérience internationale nous permettent de démultiplier nos synergies chaque semaine.

Quelle est votre conviction à ce jour ?

J.-C. F. : Comme à la première heure de mon engagement en 2011, je reste profondément convaincu d'un fait : notre candidature montre combien la France a confiance en elle. Et pour vivre une telle aventure, cette candidature doit tenir le cap de l'avenir à un horizon de moins de dix ans, en entraînant avec elle une seule et même équipe : citoyens, artistes, entreprises, collectivités locales et État. À l'heure d'une actualité compliquée, je souhaite de tout cœur que ce projet nous permette d'aborder toutes les composantes de l'innovation et qu'il donne à nos territoires une nouvelle occasion de valoriser leurs atouts. En France, nous disposons d'une réelle capacité à regarder ensemble vers l'avenir pour réinventer le progrès, le partager et le faire partager au monde entier !

FranceExpo2025

Selon FranceExpo 2025, la candidature française à l'Exposition universelle « est animée par la triple volonté de rester fidèle à l'esprit initial des grandes expositions universelles, de respecter scrupuleusement le cahier des charges du Bureau international des expositions (BIE), et de renouveler le concept pour lui apporter la modernité liée à l'évolution des usages et des technologies ».

Le projet se développe autour d'un « Village global », des forums thématiques, répartis sur plusieurs sites, et d'un catalogue de « Détours » à travers la France.

Les temps de déplacements sont largement optimisés, offrant la possibilité aux visiteurs de poursuivre leur immersion grâce aux nouvelles technologies.

> La structure du GIP

Le Groupement d'intérêt public « Expofrance 2025 » est constitué de l'association éponyme, fondé par Jean-Christophe Fromantin, actionnaire à 40 %, de l'État, actionnaire à 30 %, et enfin des collectivités franciliennes, elles aussi actionnaires à 30 %, la Région Île-de-France, la Métropole du Grand Paris et la Ville de Paris détenant 10 % du capital.

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