AccueilExpo Universelle 2025 : Les Olympiades du progrès et de l'innovation en France

Expo Universelle 2025 : Les Olympiades du progrès et de l'innovation en France

Après escale en 2020 à Dubaï pour « Connecter les Esprits, Construire le Futur », l'Exposition universelle pourrait bien mettre le cap de 2025 vers la France avec « La Connaissance à Partager, la Planète à Protéger ».
Expo Universelle 2025 : Les Olympiades du progrès et de l'innovation en France

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L'Exposition universelle, désormais organisée tous les cinq ans sur une durée de six mois, se tiendra entre mai et novembre 2025 pour diffuser auprès de millions de visiteurs l'inventaire des moyens dont dispose l'Homme à même de satisfaire les besoins de notre civilisation en faisant ressortir progrès réalisés et perspectives d'avenir dans une ou plusieurs branches de l'activité humaine (telle est la définition d'une exposition internationale comme l'Exposition universelle, régulée par le Bureau international des Expositions (BIE) sis à Paris). Cela, sur un thème éminemment universel, d'intérêt et d'actualité pour l'ensemble de l'humanité, et sur un territoire dont l'engagement reflètera la réalité des réponses à ce double enjeu. Quel sera le pays au cœur du monde, pendant six mois, autour d'un thème si fédérateur embrassant Village global, pavillons conçus et construits par les participants et ateliers thématiques ? « La Connaissance à partager, la Planète à protéger » : la France a, la première, posé sa candidature officielle le 22 novembre 2016 auprès du BIE, ce dernier ayant déclenché comme il est de règle le compte à rebours pour le dépôt d'autres candidatures devant lui parvenir avant le 22 mai 2017 - 18h. A ce jour unique candidat, la France continue à fourbir ses armes pour déposer d'ici le 28 septembre prochain son dossier complet de candidature. Sur un thème à l'unisson des cœurs et des esprits aussi talentueux qu'innovants et compétitifs, elle met en oeuvre sa stratégie sur une dynamique spatiale de motivations dans un esprit gagnant-gagnant auquel les entreprises et la jeunesse sont parties prenantes : le Village global en terre francilienne et les ateliers thématiques entre métropoles et ville françaises.

Un cercle vertueux de création de valeurs pour tous - Partons de l'étude chiffrée réalisée en 2013, sous la direction de l'économiste Charles de Boissieu, par les équipes d'audit Deloitte. Le document fondé sur des projections prudentes, en intégrant les seules dépenses attribuées à l'évènement, vise la venue de 45 millions de visiteurs du monde entier et des retombées économiques directes à hauteur de 23,3 milliards d'euros - plus de deux fois les gains escomptés sur l'organisation des J.O. de 2024 - pour un coût proche des 6 milliards d'euros. Ce à quoi s'ajouteraient, selon l'Association Paris-Ile-de-France Capitale économique, 160 000 emplois durables. Cela, sans compter les gains d'efficience collectifs et individuels par territoires concernés, en termes d'accessibilité, de création d'emplois et d'accélération de l'activité économique sur le long terme. Bref, une attractivité accrue de nos territoire, dopées in fine par la stratégie post-exposition de reconversion des sites.

Des ateliers thématiques maillant les territoires autour du plus grand globe connecté au monde - Découvrant nos territoires pour accéder aux forums thématiques organisés en métropoles et villes de France, des millions de visiteurs rallieront le « Village global », épicentre de la manifestation arboré des pavillons internationaux et de jardins. Avec, en son cœur, le plus grand globe connecté au monde, symbole de fraternité et d'universalisme sur 80 m de hauteur et 127 m de diamètre. Un monument inspiré de l'audacieux projet qui aurait dû prendre place au sommet de la plaine de Chaillot, face à la Tour de Gustave Eiffel, lors de l'Exposition universelle de 1900. Conçu par Jacques-Elisée Reclus, vu comme pionnier de la géographie sociale et politique, le globe imposant de 200 mètres de haut devait entraîner les visiteurs dans un système astucieux de galeries, de couloirs et d'ascenseurs. Pour faire de ce rêve inachevé la réalité d'une expérience unique à la pointe de l'innovation, cinq territoires franciliens sont en lice ; Confluence Seine Marne en Val de Marne ; Le triangle de Gonesse ; Plaine de l'Ourcq ; Paris-Saclay et Val d'Europe. Le territoire lauréat sera désigné fin juin 2017, au vu des caractéristiques de chaque concurrent à accueillir le Village global. Et la candidature de la France étant aussi celle de toutes ses villes, l'Association France Urbaine (Association des élus urbains née de la fusion de l'Association des Maires des grandes villes de France et de l'Association des Communautés urbaines de France), partenaire du GIP ExpoFrance2025 depuis février 2014, intervient comme courroie de transmission dans la mobilisation des métropoles et villes de France. « Fort de l'expérience et du succès de l'Euro 2016 avec les villes hôtes, les élus urbains se mobilisent pour répondre avec ambition à ce rendez-vous qui fera rayonner la France », a déclaré son Président Jean-Luc Moudenc, le Club des villes devant remettre son dossier à son partenaire à l'été 2017. Mais derrière cette formidable dynamique, il y a aussi les entreprises mécènes et partenaires du GIP - déjà plus d'une trentaine - et les jeunes du monde entier emmenés par le 20'25 Youth Challenge lancé le 6 février dernier. Cette candidature devant être celle d'une génération, selon Jean-Christophe Fromantin, Président d'ExpoFrance2025, leur mobilisation et leur implication s'amplifiera ; des dizaines de milliers de jeunes aux quatre coins du monde sont ainsi invités à réagir au projet, les meilleurs d'entre eux allant participer à un Congrès sur Paris d'ici fin 2017, le pays lauréat allant être désigné en novembre 2018 par le BIE.

Sensibiliser aux défis cruciaux de notre temps et aux solutions qui permettront de relever ceux-ci, la France relève ce superbe challenge, ayant toute capacité à présenter la nouvelle vitrine de la diversité culturelle : fondée sur l'égalité et le respect de toutes les cultures, elle saura refléter la coopération internationale et la cohésion pour le progrès. « J'ai deux amours, mon pays et Paris » … Au-delà de ce célèbre refrain entonné par Joséphine Baker, repris depuis par d'autres comme Jessy Norman, on peut entendre : « Au-delà des mers, là-bas sous le ciel clair, il existe une cité au séjour enchanté […] Et sous les grands arbres noirs, chaque soir vers elle s'en va tout mon espoir, ma savane est belle mais à quoi bon le nier, ce qui m'ensorcelle, c'est Paris. Paris tout entier, le voir un jour, c'est mon rêve joli ».

Déjà six Expositions universelles en France, avant et après 1900
Après Londres en 1851, la première Exposition universelle organisée par la France en 1855 à Paris, sous Napoléon III, avait constitué le berceau de la tondeuse à gazon, de la machine à laver le linge, de la poupée qui parle, du revolver à six coups et d'un des premiers véhicules fonctionnant au pétrole. L'édition de 1867, dédiée à la meilleure diffusion des connaissances entre nations et la promotion de la Paix, a été la première Exposition universelle à offrir, d'un pavillon à l'autre, le partage de cultures, d'histoires et d'innovations, exportant la réputation des bateaux-mouches de la Seine. Quant à l'édition de 1878, organisée en pleine révolution de la Science physique, elle aura permis à la France de montrer au monde entier avec quelle hauteur elle se relevait, au sortir de la guerre, avec la présentation de technologies d'avant-garde : le téléphone, le phonographe et le Grand ballon captif à vapeur ayant permis aux visiteurs de découvrir Paris à près de 600 m d'altitude ! En 1889, au Centenaire de la Révolution française, la France avait encore changé de dimension, en termes de superficie et donc de visiteurs, autour de la Tour Eiffel dont l'édification, à plus de 300 m de hauteur, avait mobilisé quasi-quotidiennement 150 ouvriers sur 26 mois. L'édition de 1900, vitrine du XIXe siècle, allait pour sa part imposer définitivement dans l'imaginaire collectif le symbole du rayonnement de Paris de la « Belle-Epoque » ; à l'aube d'une nouvelle ère sous le sceau de la modernité et des prouesses techniques, résolument tournée vers l'avenir, les visiteurs avaient découvert le trottoir roulant serpentant du Quai d'Orsay à la Rue des Nations, la première ligne de métro parisien et le majestueux pont Alexandre II,I non loi des deux nouveaux Palais, Petit et Grand. Enfin, de l'édition de 1937, veille de seconde guerre mondiale, les visiteurs auront mémorisé, au-delà du Palais de Chaillot, le spectaculaire face-à-face des pavillons allemand et soviétique des deux côtés d'un même boulevard…

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