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Exco France : l'alternative aux Big Four ?

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Exco France :  l'alternative aux Big Four ?
@ AP - Dans le cadre de sa stratégie de croissance, Exco France avait un stand au 74e Congrès de l'Ordre des experts-comptables

Aspirant à améliorer son maillage territorial, mais surtout à maintenir une taille critique dans un univers de plus en plus concurrentiel, le réseau Exco France souhaite intégrer de nouveaux cabinets. Pour son directeur général, Franck Parker, il s'agit d'« une voie de développement respectueuse de l'indépendance » qui est proposée aux cabinets d'expertise comptable, d'audit et de conseil.

Affiches Parisiennes : Quelle est la force du réseau Exco ?

Franck Parker : La force du réseau est avant tout l'envergure de notre groupe et son maillage territorial qui couvre toute la France métropolitaine, plus la partie DOM-TOM et quelque spécificité à l'étranger avec la particularité d'avoir des bureaux dans une quinzaine de pays d'Afrique, aux Etats-Unis, en Pologne et au Portugal. En outre, nous avons des implantations indirectes à travers les bureaux du réseau international Creston qui est le sixième réseau d'audit au niveau mondial. Nous avons donc une grande capacité d'intervention au plus près des chefs d'entreprise à travers notre réseau. Nous aimons nous définir comme une communauté de fertiliseurs d'entreprises qui aide les dirigeants à faire croître et embellir leur société.

Membre du top 10 des réseaux pluridisciplinaires français d'expertise comptable, d'audit et de conseil, Exco propose aux cabinets une voie de développement singulière et innovante qui en fait une alternative pertinente aux Big Four (EY, Deloitte, PwC et KPMG) face aux mutations en cours.

A.-P. : Pourquoi permet-il aux professionnels de garder leur indépendance ?

F. P. : J'estime que l'agilité est l'autre grande force du réseau Exco car elle nous permet, comparativement à nos concurrents directs qui sont notamment les Big Four et les premiers du classement comme InExtenso, de fonctionner sur un modèle différent puisque les cabinets Exco sont détenus par leurs associés, eux-mêmes entrepreneurs. Ils gardent leur indépendance capitalistique, il y a donc un certain nombre de sujets sur lequel le réseau Exco n'ingère pas tels que le choix des associés, la rémunération des collaborateurs, la performance financière du cabinet, le recrutement…tout ce qui touche à la stratégie directe finalement.

On tient beaucoup à ce modèle-là, même si notre organisation est extrêmement fédérée avec une marque, une stratégie et une communication globale. Le réseau est aujourd'hui, à mon sens, une voie d'excellence pour les cabinets d'expertise comptable parce qu'on travaille mieux lorsqu'on est soutenu par un ensemble.

A.-P. : Par quoi est motivée cette volonté d'expansion ?

F. P. : L'attractivité de la profession est un véritable sujet sur lequel on travaille beaucoup, mais notre logique d'expansion n'est pas là pour répondre à un problème de recrutement des collaborateurs. Nous mettons en avant notre slogan “Exco, fertiliseur d'entreprises” pour mettre les collaborateurs comptables dans une posture un peu différente de celle qu'on a l'habitude d'avoir traditionnellement comme le producteur de données comptables, mais davantage comme un accompagnateur des dirigeants.

Notre logique d'expansion est tout simplement une logique de couverture maximum du territoire pour être au contact des clients. Nous ne pouvons plus nous permettre d'avoir des zones géographiques non couvertes, comme la Normandie par exemple.

A.-P. : Vers qui se tourne-t-elle ?

F. P. : Notre cible est vaste, ce n'est pas forcément des gros cabinets mais ceux qui sont tournés vers l'avenir, faisant néanmoins à peu près un million et demi de chiffre d'affaires annuel pour une quinzaine de personnes, ce qui correspond à un effectif qui permet d'absorber les démarches faites au niveau du réseau. Nous nous adressons en premier lieu à des quadras qui ont besoin d'être soutenus dans leur digitalisation et leur dynamique de développement et qui cherchent à aller de l'avant sans perdre leur indépendance et leur ADN.

Nous visons aussi les jeunes déjà un peu structurés ayant une volonté d'expansion, qui comptent sur le territoire sur lequel ils sont, et qui souhaitent se mettre dans une dynamique différente. Soient parce qu'ils ne sont pas encore dans une organisation en réseau, soit parce qu'ils sont déjà membres d'un réseau, d'un groupement ou d'une association avec des dynamiques moins appuyées et qui veulent aller un peu plus loin dans le fédéralisme.

A.-P. : à quels services et outils digitaux le réseau donne-t-il accès ?

F. P. : Sur la partie métier, le digital est bien entendu un énorme sujet, comme pour tous les cabinets, donc nous mutualisons nos réflexions et nos efforts de Recherche & Développement et d'innovation. Nous avons des groupes de travail et des investissements collectifs, notamment sur la mise au point d'une plateforme d'acquisition d'informations comptables et de restitution auprès des clients qui s'appelle MyExco. Nous avons aussi déployé une solution digitale pour la partie audit, qui est l'autre grand pan de notre métier, ce qui permet d'avoir des approches métiers cohérentes d'un cabinet à l'autre et nous évite de partir chacun avec notre bâton de Pellerin pour aller trouver la meilleure solution dans son coin.

Le réseau traite aussi la thématique des Ressources humaines de manière collective, c'est-à-dire que les associés mutualisent leurs efforts de communication pour pouvoir recruter, ainsi que les efforts en matière de fidélisation et des collaborateurs comme l'utilisation d'une plateforme de on boarding, l'organisation de la course ExcoWalk ou la semaine ExcoResponsable où l'on travaille sur la RSE de nos cabinets. Il y a beaucoup d'animations internes qui font qu'un collaborateur qui rejoint Exco rejoint évidemment un cabinet local mais aussi une organisation un peu plus large dans laquelle il va pouvoir s'épanouir.

Exco : 2 500 professionnels, 18 pays, 140 cabinets, 225 experts-comptables

A.-P. : Qu'en est-il niveau formation ?

F. P. : La formation fait aussi partie de la politique RH du réseau qui dispense de nombreuses formations dites classiques à l'échelle nationale, sans toutefois se substituer aux formations organisées par les instances professionnelles. Nous donnons plusieurs types de formations, certaines sur la culture du réseau Exco pour les nouveaux entrants, d'autres sur le métier ou l'évolution des métiers.

A.-P. : Qu'elle est sa clientèle ? Des clients à profil type ou variés ?

F. P. : Nous n'avons aucune sélection par rapport à la clientèle, même si nous sommes très concentrés sur la PME car nous sommes massivement en région. Nous avons toutefois un effectif d'environ 150 personnes dans nos cabinets parisiens qui accompagnent quelques grands groupes. Nous pensons que, dans un contexte de mutation profonde de nos métiers, la prime sera à celui qui instaurera un rapport simple, naturel et sensible aux aspects techniques de la vie d'entreprise. Nous conseillons donc aussi bien les TPE que les start-up et les ETI. Il est clair que dans les villes comme Marseille, Toulouse, Bordeaux ou Nantes, nous sommes très contents de pouvoir accompagner de belles entreprises régionales.

A.-P. : Les cabinets pluridisciplinaires en SPE peuvent-ils intégrer le réseau ?

F. P. : Oui, bien sûr, ça ne pose aucun problème car ça dénote une volonté de services élargis et sur-mesure aux entreprises clientes, un sujet sur lequel on travaille beaucoup. C'est d'ailleurs déjà le cas car quelques cabinets membres d'Exco ont adopté cette forme d'exercice professionnel. Globalement, le réseau a assez peu d'interdits et reste très pragmatique sur les cabinets qui souhaitent le rejoindre. Tant qu'ils adhèrent à notre dynamique, ça nous va bien !

A.-P. : Le réseau compte-t-il des membres qui exerçaient auparavant au sein des Big Four ?

F. P. : Oui, nous avons pas mal de membres qui en sortent et ont monté leur cabinet parce qu'on propose des carrières un peu différentes. Nous offrons la possibilité aux experts-comptables d'être dirigeants de leur entreprise, contrairement à un parcours sans doute un peu plus complexe au sein des Big Four, avec moins de missions de direction. Je suis bien placé pour en parler car j'ai passé plus de dix ans chez Arthur Andersen et je sais donc ce que c'est de faire sa carrière dans ce type de structure. Le réseau Exco propose des carrières plus indépendantes. L'expert-comptable associé chez nous est dirigeant de son cabinet, capitalise sur son entreprise et mène sa barque à l'échelle régionale. C'est une bonne alternative pour ceux qui souhaitent rester entrepreneurs tout en s'alliant à d'autres forces. Finalement, c'est un très bon appui pour mener des réflexions de fond sur un monde du chiffre qui évolue rapidement et de manière assez forte tout gardant la maîtrise de son cabinet.




Anne MOREAUX
Journaliste

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