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Étude du Cosem sur l'accès à la santé en Ile-de-France

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Étude du Cosem sur l'accès à la santé en Ile-de-France
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Le Cosem présente les résultats d'un baromètre réalisé en partenariat avec l'Ipsos et Le Parisien qui révèle notamment la fragilité des moins de 35 ans sur le front de la santé.

Dans un contexte où le parcours de soins français et leur accès dans les zones en tension est au cœur du débat public, l'association de Coordination des œuvres sociales et médicales (Cosem) a récemment publié les résultats d'un baromètre sur l'accès aux soins en Île-de-France, mené en partenariat avec l'Ipsos et Le Parisien. L'Institut a réalisé cette étude auprès de 1 102 personnes de 18 à 60 ans, interrogées par internet et résidant en Ile-de-France (Paris, petite et grande couronnes, division par département), entre le 25 octobre et le 8 novembre 2019.

Ce baromètre traite différentes thématiques d'actualité dans le secteur de la santé, notamment dans le cadre du nouveau projet de loi santé du Gouvernement : perception de l'accès aux soins et de leur qualité, question des urgences, de la prévention ou encore de la télémédecine… L'objectif de ce baromètre est de mesurer la perception et le comportement des Franciliens vis-à-vis du système de santé et d'identifier les difficultés d'accès.

Difficultés d'accès à la santé

Selon les résultats du baromètre, la population des moins de 35 ans perçoit l'accès aux soins comme plus difficile. En effet, cette tranche d'âge semble être tout particulièrement touchée par ces difficultés, qu'elles soient d'ordre financier, à cause de délais de rendez-vous trop longs ou encore de l'absence de complémentaire santé. Sur la question des centres de santé, projet du Gouvernement pour permettre une médecine de proximité, si les Franciliens déclarent bien connaître leur existence, c'est davantage pour des raisons de proximité géographique que pour la facilité d'accès aux soins qu'ils proposent et leur pratique du tiers-payant.

Une dégradation de la qualité des soins

Le baromètre relève les perceptions plutôt négatives des Franciliens à l'égard des évolutions du système de santé : près d'un sur deux a le sentiment que la qualité des soins s'est dégradée depuis 5 ans en Ile-de-France et 55 % ont le sentiment que l'accès aux soins est plus difficile aujourd'hui qu'il y a cinq ans.

Interruption ou renoncement des soins

Le renoncement ou l'interruption de soins font partie des conséquences directes les plus graves des inégalités d'accès aux soins : 26 % déclarent avoir déjà dû interrompre un parcours de soins. La première raison invoquée, tant pour justifier l'interruption d'un parcours de soin que le renoncement à des soins, est le temps d'attente pour obtenir un rendez-vous : 44 % des Franciliens ont déjà renoncé à se soigner pour cette raison. Cette situation est particulièrement répandue chez les moins de 35 ans : 59 % contre 24 % pour les plus de 60 ans.

Un manque de moyens financiers

Par ailleurs, le motif financier est également soulevé pour expliquer le choix de renoncer à des soins, et ce pour près d'un sondé sur trois. Sur ce sujet particulièrement sensible, 37 % des moins de 35 ans sont touchés. Les soins auxquels les intéressés renoncent le plus sont les soins dentaires à 54 %, les consultations chez un médecin généraliste à 46 %, chez un dermatologue à 40 % et chez un ophtalmologue à 35 %. à ce titre, 54 % ont déjà dû renoncer à une consultation chez le dentiste et cette majorité s'élève à 58 % chez les moins de 35 ans.

Centres de santé : les Franciliens confiants

La fréquentation des urgences est loin d'être négligeable, puisque 44 % se sont rendus au moins une fois dans un service d'urgence au cours de l'année écoulée. Pour 71 %, l'hôpital reste, malgré ses difficultés actuelles, le lieu le plus rassurant en cas de problème médical urgent. Pour certains publics, comme les jeunes ou ceux qui ne détiennent pas de complémentaire santé, le recours aux urgences s'avère plus fréquent que la moyenne.

Il apparaît en outre que les Franciliens ne savent pas toujours distinguer les pathologies qui relèvent légitimement du recours aux urgences, de celles qui pourraient être prises en charge par d'autres établissements ou personnels de santé. En effet, 36 % des Franciliens se sont rendus dans un service d'urgences ne sachant pas à quel professionnel de la santé faire appel.

Des alternatives existent, tels que les centres de santé, auxquels 57 % des franciliens font confiance dans le cadre de leur suivi.

Complémentaire et médecin traitant

En outre, 10 % des Franciliens, dont 15 % des moins de 35 ans, déclarent ne pas détenir de complémentaire – une proportion nettement supérieure à la moyenne nationale, même si une part de l'écart s'explique sans doute par la méconnaissance des dispositifs de financement existants. De manière assez systématique, l'absence de complémentaire et/ou de médecin traitant déclaré sont associés à de plus grandes difficultés d'accès aux soins, à un moindre accès à certains spécialistes, mais aussi par des recours aux urgences différents de la moyenne – signe que les populations concernées méritent de faire l'objet de sensibilisation et d'informations et sans doute de mise en place de solutions spécifiques.




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