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Étude CodinGame : quel impact de la crise sanitaire sur les métiers de la Tech ?

CodinGme, entreprise française de recrutement des métiers de la Tech, publie son étude sur l'impact de la crise sanitaire dans ce secteur, dont il ressort que les répercussions varient selon le statut des développeurs et la politique économique de leur pays d'origine.
Étude CodinGame : quel impact de la crise sanitaire sur les métiers de la Tech ?
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Si les métiers de la Tech n'échappent pas aux conséquences de la crise sanitaire mondiale sur leurs activités, ils ont l'avantage d'être en capacité d'apporter des solutions innovantes afin de soutenir les efforts internationaux dans la lutte contre la pandémie.

En effet, les développeurs sont fiers de constater que cette crise a permis de valoriser leurs métiers et de prouver qu'ils sont indispensables pour continuer à faire fonctionner des pans entiers de l'économie et assurer la survie de nos sociétés. En effet, une large partie des répondants souligne que la situation aura permis de démontrer que le métier de développeur est parfaitement adapté au travail à distance, permettant de convaincre les entreprises qui jusque-là étaient frileuses à cette idée.

L'enquête de CodinGame a été menée auprès de sa communauté de développeurs, soit 2 700 répondants, répartis dans plus de 105 pays, ont répondu.

De manière générale, les développeurs interrogés estiment que la crise du Coronavirus affectera moins l'industrie de la Tech que les autres industries, notamment grâce à l'adaptabilité de leur métier au travail à distance et à la dématérialisation. Cependant, 66 % des répondants considèrent que leur emploi peut être aujourd'hui menacé et la grande majorité pense qu'elle conduira à une révolution profonde des modes de travail. Comme le précise un des répondants : « Il est temps de changer la façon dont nous travaillons. Industrie tech ou pas : l'avenir est dans le travail à distance ».

Des répercussions économiques assez légères chez les salariés

Il ressort de l'étude que les conséquences économiques de la crise sur les développeurs salariés sont peu conséquentes, en raison notamment de la capacité d'adaptation des entreprises françaises. En effet, 86 % des développeurs salariés interrogés déclarent être toujours employée à plein temps et 65 % disent que la crise sanitaire n'a pas eu d'impact sur leur salaire. Les modalités de télétravail ont été massivement mises en oeuvre par les entreprises, permettant à 98 % des développeurs de passer au télétravail à temps plein.

Les impacts de la crise sur les métiers Tech concernent plutôt des réductions budgétaires liées à une baisse d'activité, des réorganisations de planning, des réductions salariales ou encre des mesures de chômage partiel.

Les indépendants sont davantage touchés

Si les développeurs salariés s'en sortent plutôt bien, ceux indépendants ont beaucoup plus de mal à maintenir leur niveau d'activité. Les freelancers interrogés estiment à 6 sur 10 l'impact de la crise sanitaire sur leur métier, contre 4 sur 10 pour les développeurs salariés.

Par ailleurs, seuls 37 % des développeurs indépendants interrogés considèrent que la crise sanitaire n'a pas eu d'impact sur leur capacité à trouver de nouveaux contrats. En revanche, 63 % soulignent qu'ils rencontrent des difficultés économiques, 30 % jugent qu'il est plus difficile de trouver de nouvelles missions et 34 % déclarent « que leur activité d'indépendant a chuté dû aux grandes difficultés de trouver de nouvelles missions ».

Une situation variable selon les pays du monde

L'impact de la crise sanitaire sur les métiers de la Tech dans les pays étrangers dépend largement de la politique économique du pays d'origine du développeur. Ainsi, sur la totalité des répondants, seulement 2,5 % sont concernés par le licenciement. La Roumanie est le pays le plus touché par les licenciements, qui concernent 8 % des répondants, suivi du Canada (5 %), et de la France, en troisième position (4 % des répondants).

Les réductions de salaires sont plus fréquentes et concernent 8 % des répondants. Les pays qui y ont eu le plus recours sont l'Espagne (18 %), l'Ukraine (17 %), la Belgique (15 %) et le Royaume-Uni (15 %). La France, qui a davantage privilégié le chômage partiel, n'y a eu recours que pour 4 % des répondants.

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