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Epargne : avec la crise, les Français privilégient les placements de précaution

Lors d'une récente webconférence, Altaprofits a dévoilé les résultats du « Baromètre 2021 de l'Épargne en France et en régions », réalisé à sa demande par l'Institut de sondage Ifop, qui révèlent qu'avec la crise sanitaire, les Français ont davantage épargné afin, notamment d'investir pour développer leur épargne financière.
Epargne : avec la crise, les Français privilégient les placements de précaution

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Altaprofits, société de conseil en gestion de patrimoine en ligne, s'est intéressée au comportement des Français vis-à-vis de l'épargne et des conséquences que la crise sanitaire a pu avoir sur celui-ci. C'est ainsi qu'elle a récemment publié, à l'occasion d'une webconférence qui a réuni Stellane Cohen, Présidente d'Altaprofits, Romain Bendavid et Etienne Berthoz, respectivement Directeur Expertise Corporate et Chargé d'Étude chez Ifop, les résultats de la 3ème édition du « Baromètre Ifop pour Altaprofits 2021 de l'épargne en France et en régions ». Celui-ci a été réalisé du 19 au 26 avril 2021 auprès d'un échantillon de 2 400 personnes, via un questionnaire auto-administré en ligne, et a permis de dégager les tendances comportementales d'épargne des Français depuis la crise et leurs intentions futures en termes d'épargne et de dépense.

Comportement d'épargne stable au fil des ans

Selon l'Ifop, 84 % des répondants possèdent un ou plusieurs produits d'épargne dans un établissement bancaire ou financier, une proportion stable par rapport au Baromètre 2020 (83 %). Par ailleurs, 56 % déclarent en posséder plusieurs. La fréquence de placement reste également stable : 74 % alimentent leur produit d'épargne au moins une fois tous les six mois et 45 % au moins une fois par mois. C'est dans l'ouest de la France que la fréquence de placement est la plus importante, notamment en raison d'un plus grand nombre d'actifs.

La principale raison qui incite les répondants à épargner est, pour 49 %, de pouvoir face aux imprévus à court terme. L'épargne de précaution est ainsi en hausse de 3 points par rapport au Baromètre 2020, preuve que les préoccupations à faible échéance des Français ont pris le pas sur les projets à long terme. Ils ne sont que 27 % à épargner dans cet objectif. Les Français privilégient les produits d'épargne sans risques, mais avec faible rendement, à 78 %, et les produits un peu risqués avec un rendement espéré un peu plus important, à 19 %. Seuls 3 % privilégient des produits plus risqués mais avec une chance d'obtenir un rendement important.

« Cette année « hors norme » a amené les Français à adopter une attitude raisonnable pour se faire plaisir et raisonnée pour assurer leur avenir financier. Ils ont une vision plus court-termiste de leurs projets mais leurs intentions, à hauteur de 39 %, d'investir l'argent qu'ils ont accumulé est forte. Cette année exceptionnelle a accentué leur prudence, qui se retrouve dans la hausse de leur épargne de précaution. Notre rôle de professionnels du conseil patrimonial est de les accompagner pour optimiser leur placement tout en répondant au mieux à leur profil investisseur et surtout à leur projet », a commenté Stellane Cohen.

Une appétence pour l'épargne renforcée par la crise sanitaire

Il ressort de l'enquête que 25 % des Français ont plus épargné en 2020 que les années précédentes, 44 % ont autant épargné et 31 % moins. Ceux qui ont le plus épargné ont mis en épargne des montants plus importants que les autres et il s'agit des populations qui ont été les moins touchées par la crise. Dans le détail par régions, les Normands ont mis plus de côté, avec 35 %, soit + 10 points par rapport à la moyenne, les Bretons sont les plus nombreux à n'avoir rien changé dans leur épargne en 2020 (55 %, soit + 11 points) et les Aquitains sont les plus nombreux à avoir moins épargné (40 %, soit – 9 points).

Quant à l'épargne accumulée pendant l'année de crise sanitaire, 25 % comptent la dépenser pour se faire plaisir et 39 % pour investir. S'agissant de ces derniers, deux fois plus de Français souhaitent développer leur épargne financière plutôt que d'investir dans l'immobilier. En effet, 13 % des épargnants prévoient d'investir dans des produits d'épargne réglementés, 6 % dans une assurance vie, 4 % dans la Bourse et 2 % de souscrire un Plan Épargne Retraite (PER). Les Français restent majoritairement très prudents, 8 épargnants sur 10 privilégiant un placement sans risque au rendement faible et 3 % investissant dans des produits risqués qui peuvent laisser espérer un rendement important. Enfin, 13 % font le choix d'investir dans l'immobilier, locatif (5 %) ou via l'achat d'une résidence principale ou secondaire (8 %).

Notoriété et intérêt pour le PER et le label « Relance »

Ayant intégré cette année de données spécifiques PER, l'enquête révèle que 28 % ont l'intention d'y souscrire (6 % certainement et 22 % probablement), avec, comme argument majeur, la prévision d'avoir un complément de revenu à la retraite. Viennent ensuite la déduction fiscale de leurs versements sur leur revenu imposable, pour 80 % des répondants, la souplesse du dispositif, pour 78 %, et la possibilité de sortie anticipée pour acheter sa résidence principale, pour 54 %. En régions, l'intention de souscrire un PER est très forte pour les Ligériens (34 %) et pour les Franciliens (31 %). « Jusqu'à peu, les Français inquiets pour leur retraite n'épargnaient pas pour autant. Ce baromètre montre qu'aujourd'hui ils ont commencé à prendre conscience de la nécessité de la préparer individuellement ; cela se traduit par la notoriété et par le succès que rencontre le PER, lancé il y a seulement 18 mois », a ajouté Stellane Cohen.

S'agissant du plan France Relance déployé par le Gouvernement sur tout le territoire, celui-ci reste mal connu : 69 % n'en ont pas déjà entendu parler et le pourcentage de ceux qui en ont déjà entendu parler est homogène sur tout le territoire. Même après avoir été informés sur les ambitions de ce plan, une faible minorité de Français a l'intention d'investir dans un fonds labellisé « Relance » puisque seuls 14 % déclarent qu'ils pourraient investir dans ce plan ou qu'ils l'ont déjà fait. Enfin, questionnés sur leur besoin de conseil en gestion d'épargne, 60 % disent ne pas en avoir et ceux qui répondent oui sont ceux qui déclarent les plus hauts revenus.

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