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Entreprises : agir pour les océans en mesurant leur impact matériel

La Fondation de la Mer et le Boston Consulting Group ont créé un outil à destination des entreprises afin qu'elles puissent, par la mesure de leur impact matériel sur les mers et les océans, se fixer des objectifs pour le réduire.
Entreprises : agir pour les océans en mesurant leur impact matériel
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Face à la dégradation rapide des océans, près de la moitié des coraux en eaux peu profondes ayant disparu depuis trente ans et le taux de poissons et cétacés ayant chuté de 49 % entre 1970 et 2012, la Fondation de la Mer et le Boston Consulting Group (BCG) ont décidé d'intégrer les entreprises à leur mobilisation et faire naître, chez elles, une réelle prise de conscience sur les milieux marins.

Appel aux entreprises à la mobilisation

Les océans, premier poumon du globe, émettent la moitié de l'oxygène respiré. En France, il y a trois ans, le BCG et la Fondation de la Mer avaient estimé que l'économie de la mer représentait 14 % du PIB, soit 270 milliards d'euros.

Pour autant, préserver les océans est l'un des objectifs de développement durable (ODD) le moins pris en compte par les entreprises françaises, parmi les dix-sept objectifs définis en 2015 par l'ONU pour les acteurs publics et privés, et devenus un cadre de référence pour les entreprises et les investisseurs. Constatant une encore trop faible prise de conscience des enjeux de préservation des océans, le BCG et la Fondation de la Mer ont développé ensemble un outil permettant aux entreprises, indifféremment de leur secteur d'activité, d'évaluer leur impact matériel sur les océans et de se fixer des objectifs pour le réduire.

Nouveau standard

Pour François Dalens, directeur associé senior au BCG, les entreprises veulent faire des efforts, il est donc primordial de leur offrir des indicateurs simples pour qu'elles puissent orienter leurs actions. Cet outil a été conçu avec la participation d'entreprises pilotes, dont Bouygues, Club Med, Engie, Total ou encore Michelin. En analysant les nombreux impacts qu'elles peuvent avoir sur les océans, comme, dans le cas du groupe Michel, le rejet de microplastiques issus de l'usure des pneus, il leur est plus aisé de définir des mesures fortes pour les réduire.

Ce « référentiel global de reporting » est lancé avec le soutien du ministère de la Transition écologique et solidaire et se compose de dix leviers d'action et de nombreux indicateurs opérationnels simples.

Mis à disposition gratuitement sur le site de la Fondation de la Mer, l'outil facilite la construction d'une feuille de route par chaque entreprise. Elles pourront se fixer des objectifs à atteindre pour chaque indicateur, en fonction des d'impacts qu'ont ses activités, et mesurer ses progrès dans le temps. Parmi ces derniers, il peut s'agir de réduire la quantité de déchets générés, d'augmenter la qualité des eaux usées rejetées, de réduire la pollution sonore ou lumineuse ou encore d'éviter le développement d'opérations dans des écosystèmes vulnérables.

« Notre idée est de créer un mouvement qui entraîne l'ensemble des entreprises avec les entreprises pionnières », explique la présidente de la Fondation de la Mer, Sabine Roux de Bézieux. L'objectif visé est de faire de cet outil une référence mondiale.

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