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Entreprise : Les entrepreneurs étaient encore nombreux lors de cette édition 2021 de La Ref

La Rencontre des entrepreneurs de France (LaREF) est l'occasion pour de nombreux dirigeant de start-ups, plus ou moins grosse de discuer ensemble et de faire connaître leur activité. Cette année encore, ils étaient nombreux dans les allées de l'hippodrome de Longchamp. Voici le portrait de trois entrepreneurs qui souhaitent développer leur activité dans les années à venir.
Entreprise : Les entrepreneurs étaient encore nombreux lors de cette édition 2021 de La Ref
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Pierre-Alexandre Pillet (Sowen) : « Le télétravail a bouleversé le rapport entre les salariés et leur lieu de travail »

Pierre-Alexandre Pillet est le président directeur général de l'entreprise Sowen. Cette entreprise est spécialisée dans l'aménagement et le réaménagement des bureaux. Depuis l'arrivée de la pandémie et du télétravail, il a vu les demandes des entreprises évoluer et doit revoir la manière dont il aborde le réaménagement des sièges sociaux en fonction de ces nouvelles contraintes.

Quelles évolutions avez-vous observé ces derniers-mois ?

Sowen est un créateur de lieu de vie pour les entreprises. C'est à dire que nous aménageons les sièges sociaux des sociétés. C'est captivant de faire cela post-covid car les chefs d'entreprise ont beaucoup d'interrogations sur ce que va devenir le bureau de demain. Notre métier est totalement bouleversé, on doit prendre en compte la problématique liée au télétravail. Cela réduit la surface des bureaux, on se pose également la question d'intégrer ou non un flex-office dans les bureaux ( bureaux sans poste fixe). Ce qui a principalement changé avec les différents confinement et l'émergence du télétravail est l'acceptation du télétravail par les chefs d'entreprise. En moyenne, on est aujourd'hui à 2 jours de télétravail par semaine par employé. Ce changement de vision modifie complètement le rapport au bureau pour le salarié et donc nous devons réussir à trouver les meilleurs dispositions pour répondre à ces changements de la meilleure des manières. Avant la covid, nous avions principalement des demandes de déménagement, de changement de siège social. Aujourd'hui, on a 40% des demandes qui sont des demandes de réaménagement d'un siège social déjà occupé pour trouver une nouvelle dynamique de travail.

Est-ce vous qui démarchez les entreprises ou bien est-ce elles qui vous contactent ?

Malheureusement, les entreprises ne nous contactent pas assez, on a des relais d'informations qui nous permettent de connaître les entreprises qui souhaitent opérer des changements. Auparavant, lorsqu'il y avait un changement de siège social, il y avait une opération immobilière qui nous permettait d'être au courant. Aujourd'hui, c'est moins le cas puisqu'il s'agit de réaménagements dans près de la moitié des cas. Donc la, notre travail est de contacter les Directeur des ressources humaines qui s'occupent de la gestion des équipes, des questions de télétravail pour pouvoir leur présenter notre activité. Nous travaillons en grande majorité sur le secteur de Paris et de la région Ile-de-France, mais pour certains gros projets, nous pouvons être amenés à aller dans d'autres régions, voire dans des pays limitrophes.

Travaillez-vous sur commande de l'entreprise ou de manière totalement libre ?

Nous ne pouvons pas imposer les choses, nous travaillons toujours en sur-mesure. C'est pour cela que notre première mission est de comprendre le besoin de l'entreprise, les objectifs de la DRH. Il est important de bien comprendre cela et de le prendre en compte pour aménager un espace de travail en adéquation avec l'entreprise. On ne peut pas faire les mêmes bureaux pour une entreprise comme Google que pour la SNCF.

Nous prenons en charge l'ensemble de l'aménagement. On ne réalise pas l'ensemble des prestations, mais on coordonne et supervise l'ensemble. Nous faisons appel notamment à des cabinets d'architectes et des décorateurs d'intérieur.

Omer Bourret : « Avec Vicanis, nous voulons apporter une réponse concrète aux séniors qui souhaitent acheter ou adopter un animal »

Vicanis est une assurance qui propose de prendre en charge les animaux de compagnie des séniors si ces derniers venaient à décéder avant leur animal de compagnie. Il s'agit de la première entreprise à proposer ce service en France. Créée récemment, elle possède déjà un centre d'accueil haut de gamme, prêt à accueillir ses premiers hôtes.

Quel est le principe de votre entreprise ?

Vicanis, c'est une startup créée récemment qui est plutôt à destination des séniors, elle permet la prise en charge de leur chien si malheureusement la personne venait à décéder. C'est une solution d'assurance. Le propriétaire du chien souscrit à un contrat d'assurance de son vivant et nos équipes récupèrent le chien et l'installe dans nos infrastructures lorsque son propriétaire décède. A ce jour, nous disposons déjà d'une résidence canine haut de gamme. Ce principe sert à deux choses très importantes. En premier lieu, c'est d'apporter une réponse à tous les séniors qui possède un animal de compagnie. Plus ces personnes avancent en âge, plus ils s'inquiètent de savoir ce qu'il deviendra s'ils venaient à décéder avant leur chien.

Dans 70% des cas, les plus de soixante ans n'ont pas de solutions. Pour les 30% restants, ils pensent que leur famille va récupérer le chien. Le deuxième point axe de Vicanis c'est de faire en sorte que les séniors n'hésitent plus avant d'acheter ou d'adopter un animal. Ces personnes, retraités pour beaucoup ont du temps pour profiter, s'occuper de leur animal mais sont souvent bloqués par cette peur de ne pas savoir ce que deviendra leur animal par la suite. Avec Vicanis, cette question ne se pose plus.

Comment se passe la prise en charge des animaux ?

Le client paie de son vivant, une cotisation d'assurance. Si malheureusement, ce client décède, nous installons l'animal dans nos structures et nous nous en occupons jusqu'à ce que le chien décède. Nous ne revendons pas et ne faisons pas adopter les chiens que nous récupérons. Cela fait partie de la promesse entre le propriétaire et Vicanis.

Il est donc important pour nous d'avoir des infrastructures d'accueil de qualité pour promettre que le chien sera heureux et vivra dans de très bonnes conditions jusqu'à la fin de sa vie. Nous avons aujourd'hui, un centre d'accueil dans les Ardennes. Le client voit avant de souscrire à l'assurance les standards de qualité qui seront mis en place pour le chien.

Quelle différence entre ce que vous proposez et ce que d'autres associations comme la Société Protectrice des Animaux propose ?

La grande différence c'est qu'avec Vicanis, c'est le client qui organise au préalable l'avenir de son animal. Il sait à l'avance comment il sera traité, dans quelles conditions il vivra une fois installé dans notre centre. Il y a une assurance sur la qualité des services qui est moins évidente lorsque le chien est recueilli. L'autre différence c'est que nous nous engageons à garder le chien tout au long de sa vie alors que d'autres associations, et cela est normal vont proposer le chien à l'adoption. Avec nous ce n'est pas le cas. C'est une relation de confiance entre le propriétaire et notre entreprise. Pour le moment, nous n'avons aucun animal accueilli dans notre centre qui se trouve dans les Ardennes car nous sommes encore une jeune entreprise et aucun des animaux des propriétaires qui ont souscrit à notre assurance n'a eu à être pris en charge. Notre centre est cependant prêt à accueillir dès que cela sera nécessaire.

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