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Entrepreneur social : et si c'était vous ?

Cette année, le Salon des Entrepreneurs a fait la part belle à l'ESS, la fameuse économie sociale et solidaire. Lumière sur ceux qui agissent pour une économie responsable et plus solidaire en apportant des réponses concrètes aux défis sociaux et environnementaux actuels.
Entrepreneur social : et si c'était vous ?

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Acteur économique de poids, l'ESS a désormais sa ministre : Martine Pinville, secrétaire d'État chargée du Commerce, de l'Artisanat, de la Consommation et de l'Economie sociale et solidaire. L’ESS représente 10 % du PIB (l'objectif du gouvernement étant de passer à 20 %) et près de 12,7 % des emplois privés en France. Ce secteur compte environ 200 000 entreprises et structures qui ont pour but de répondre à un besoin de la société, et 2,38 millions de salariés.

Géraldine Welter, chef de projet de l'action « Financement de l'économie sociale et solidaire » de la Caisse des Dépôts a annoncé lors du salon que la Caisse lance Noves, un nouveau fonds d’investissements qui promeut l’ESS « pour faire grandir tout spécifiquement les entreprises du secteur de l’économie à impact social et solidaire » pour « entreprendre autrement ».

Le secteur ne cesse de prendre de l’ampleur, signe d’un mouvement de société. Aujourd'hui, un jeune sur deux se dit prêt à travailler dans l’ESS selon une récente enquête Ipsos, car ils ont envie d'être utiles à quelque chose et de ne plus travailler uniquement pour payer le loyer et remplir le frigo.

« Ma fierté est d'être un bâtisseur de liens », confie Bernard Devert, à la tête d’une entreprise qui construit des immeubles bi-générationnels. Pour cet homme aguerri, l'entrepreneur social doit « donner une chance et ouvrir un avenir ».

Pour Cécile Pasquinelli Vu-Hong, créatrice de Garance, une marque de lingerie et balnéaire à la fois technique et mode pour accompagner les femmes ayant subi une mastectomie à cause d’un cancer du sein, « le seul objectif est d'améliorer la vie de quelqu'un ». Ce n’est pas chose aisée selon elle, « être entrepreneur est un choix difficile, une bataille quotidienne pour innover ».

Emmanuel Soulias, directeur général d’Enercoop, promeut un modèle d’énergie durable en phase avec les aspirations de la Cop21. Enercoop est un nouveau fournisseur d'électricité 100% renouvelable qui fourni déjà 30 000 clients, mais reste « une puce, un nain, qui ne s'attaque pas frontalement à EDF, qui ne les calcule même pas », qui a tout de même l’ambition d'en avoir 150000 en 2020.

De nombreux exemples d’entrepreneurs sociaux ont séduit au salon. Notamment, celui de Christian Vanizette, co-fondateur de MakeSense, récemment classé dans le classement ESS du magazine Forbes, qui utilise les réseaux sociaux pour démultiplier le nombre de bénévoles et organise des actions pour des causes politico-sociales ou environnementales. Ou encore celui de Samuel Gautier, porteur du projet de duplication de la Ferme de Moyembrie qui accueille des détenus en fin de peine et leur offre un emploi et le logis. Son projet, soutenu par le mouvement Emmaüs, est une action concrète pour l’aide à la réinsertion profitable à toute la société. De quoi donner envie d'entreprendre...

© Avise

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