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Enquête trimestrielle Banque de France / FCGA : large accès au crédit des TPE et hausse du chiffre

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Enquête trimestrielle Banque de France / FCGA : large accès au crédit des TPE et hausse  du chiffre
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La Banque de France a publié les résultats de l'enquête trimestrielle “accès au crédit des entreprises ”, menée conjointement avec la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) auprès de 2 500 TPE et 4 000 PME sur leur accès au crédit, ainsi que ceux de la 25e édition de l'étude statistiques « Chiffres et commentaires ».

Les résultats de cette étude ont été récemment présentés à la presse lors d'une conférence tenue par Hélène Tangy, directrice des enquêtes et statistiques sectorielle à la Banque de France, et Yves Marmont, président de la FCGA.

Contextualisant le secteur du crédit bancaire aux entreprises, la directrice a formulé un premier constat : son très fort dynamisme.

Fort dynamisme des crédits

En effet, au niveau de la zone euro, le taux de croissance de ces crédits est de 4,3 % sur l'année, le plus élevé en comparaison avec les grands pays européens. Les encours de crédits aux entreprises en France atteignent actuellement 1 054 milliards d'euros. Cette forte activité est due à une politique monétaire favorable et à une croissance française qui est « particulièrement résiliente », avec une progression de 1,3 % sur l'année.

Les crédits aux TPE représentent 292 milliards d'euros, avec une croissance annuelle de 8 % à la fin du deuxième trimestre 2019. Les crédits d'investissements, immobiliers comme d'équipements, se portent bien. D'ailleurs, ce sont les crédits immobiliers qui sont les plus dynamiques, avec une progression de 12,3 %.

S'agissant des demandes de nouveaux crédits de trésorerie, elles sont assez faibles et se stabilisent à 6 % pour les TPE et PME. Notons que leur obtention reste plus aisée pour ces dernières.

Le taux d'obtention de ces crédits, c'est-à-dire la capacité d'obtenir un crédit en totalité ou à plus de 75 %, varie entre les PME et les TPE : 89 % pour les premières et 67 % pour les secondes.

Les demandes de crédits d'investissement, elles, sont plus fortes concernant les PME mais restent stables. Les TPE obtiennent leur crédit d'investissement dans 89 % des cas et les PME dans 96 % des cas.

à la lecture des résultats, on constate également que l'accès au crédit des TPE s'uniformise et que les taux d'obtention sont assez homogènes entre les secteurs professionnels.

En outre, les chiffres exposent « une dynamique globale de baisse des taux » s'agissant du taux d'intérêt des crédits nouveaux d'un montant inférieur à 250 000 euros. La France présente le taux d'intérêt le plus faible par rapport aux autres grands pays de la zone euro. Le taux de croissance des crédits bancaires est, quant à lui, plus élevé.

Enfin, l'enquête a analysé la cotation de ces entreprises, c'est-à-dire l'appréciation de la Banque de France de la capacité d'une entreprise à remplir ses engagements financiers sur trois ans. Selon les résultats, le nombre de bonnes cotations a augmenté et l'écart entre les entreprises ayant une bonne cotation et celles en ayant une moindre s'est resserré.

Zoom sur l'activité économique dans le commerce, l'artisanat et les services

La FCGA a présenté son étude statistique qui a analysé l'activité économique de 77 professions, réparties en 11 secteurs d'activité. L'étude a été menée sur les exercices clos en 2018 de 131 000 petites entreprises du commerce de détail, de l'artisanat commercial, des services et de l'artisanat du bâtiment.

D'après les chiffres, l'année 2018 est marquée par une reprise de l'activité avec un chiffre d'affaires (CA) moyen en hausse de 1,6 % (hors secteur agricole) et un résultat courant (RC) net moyen stable : environ - 0,2 %.

L'économie française con-serve son dynamisme : le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 1,7 %. L'accroissement des dépenses de consommation, avec une progression de 2,7 % de valeur du revenu brut des ménages, et les exportations ont participé à cette productivité.

Le résultat courant net moyen, après versement des cotisations sociales, a atteint 28 900 euros en 2018 (les pharmaciens qui étirent la moyenne vers le haut ont été écartés des chiffres). Plus précisément, 26 % des TPE ont réalisé un résultat courant inférieur au SMIC net, arrondi à 14 000 euros, 34 % gagnent moins de 28 000 euros et 22 % atteignent les 42 000 euros de revenus.

Évolution par secteur : les transports et les services grands gagnants

L'étude tire un premier enseignement de son analyse sectorielle : « les investissements et l'endettement sont nettement orientés à la baisse, pour la deuxième année consécutive ». A l'exception du secteur de l'équipement à la personne, l'ensemble a connu une évolution positive du chiffre d'affaires. De même, le résultat courant net a nettement progressé pour huit secteurs sur les onze recensés et l'activité totale de l'ensemble des secteurs s'est accrue de 1,6 %.

Plus précisément, les transports et les services sont en tête, avec une évolution respectivement de + 3,6 % et
+ 2,9 % du CA et respectivement de + 1,9 % et + 2,1 % du RC.

Les secteurs de l'auto-moto, de la culture et loisirs, du commerce de détail alimentaire et de la santé enregistrent également une évolution positive de leur CA. Le secteur de l'hôtellerie/restauration présente un CA stable.

Quant au résultat courant, il est en recul, impacté par une baisse de 4,2 % dans le secteur de l'équipement à la personne. Toutefois, selon l'étude, les TPE ont maintenu en 2018 « une rentabilité globalement satisfaisante ».

Analyse par profession : les pharmaciens et les opticiens en haut du classement

Le résultat courant net en 2018 a ensuite fait l'objet d'une analyse par profession. D'après les chiffres de la FCGA, les pharmaciens sont en tête, avec un RC de 141 290 euros, suivis des opticiens, avec 60 570 euros.

à l'inverse, les professions qui gagnent le moins sont les coiffeurs à domicile, avec un RC net 2018 de 11 443 euros. Selon Yves Marmont, cette situation s'explique par les nombreux contrats à temps partiel dans cette branche. Ils sont suivis par le secteur de la mercerie, avec 12 901 euros.

Ces douze derniers mois, les professions spécialisées dans les services ont vu leur CA augmenter de 0,9 %, contre 0,3 % pour le secteur du commerce, tandis que les professions du secteur de l'équipement de la personne et de la maison ont un CA en baisse de 1,8 % depuis l'an passé.

Enfin, le CA 2018 du commerce de fleurs a progressé de 1,1 %, contre - 0,7 % en 2017, de même que son résultat courant net, avec une augmentation de 3,1 %, contre - 2,6 % l'an passé. Au cours des quatre dernières années, l'activité économique des fleuristes n'a pas reculé : le niveau d'activité est à + 0,9 %, la marge brute a légèrement augmenté de 1,4 % et le résultat courant net est de 4,8 % sur cette période.




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