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SALON INTERNATIONAL DE L’AGRICULTURE

En visite au SIA, Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti défendent la cellule Demeter

Dans les allées noires de monde du Salon de l’agriculture, les ministres de l’Intérieur et de la Justice ont donné des gages quant à la pérennité de cet instrument de lutte contre la délinquance dans le monde agricole.
En visite au SIA, Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti défendent la cellule Demeter
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En visite au SIA, Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti défendent la cellule Demeter

En point d’orgue de leur déambulation dans les allées noires de monde du Salon de l’agriculture, placé cette année sous le signe des retrouvailles, les ministres de l’Intérieur et de la Justice, accueillis par le ministre de l’Agriculture ont donné des gages quant à la pérennité de cet instrument de lutte contre la délinquance dans le monde agricole.

Attendus en fin de visite par le ministre de l’Agriculture, Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti se sont arrêtés dans un premier temps sur le stand de Neige, égérie de race Abondance du Salon, emblème de la Savoie et de la montagne. Cette vache laitière très rustique, qui s’adapte aux zones difficiles ainsi qu’aux fortes variations de température, a donné naissance à des fromages labellisés, tels le Beaufort, le Saint Nectaire, le Reblochon, ou encore la Tomme de Savoie. Après avoir échangé avec des éleveurs du Nord, toujours en matière d’élevage, les ministres ont pris la direction du Hall 2 pour rencontrer Matthias Fekl, ancien ministre de l’Intérieur et aujourd’hui président des Brasseurs de France.

@A.P. Les deux membres du Gouvernement n’ont pas manqué de saluer neige, la reine du SIA.

Les ministres ont ensuite retrouvé Julien Denormandie, au stand de la Mutuelle sociale agricole (MSA) pour échanger avec le monde agricole sur le devenir de la Cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole (cellule Demeter), qui a été retoquée par la justice administrative. La lutte contre les intimidations, dégradations et autres insultes dont sont victimes les agriculteurs est pourtant essentielle, comme a pu en témoigner Luc Smessaert, agriculteur victime de vol de carburant et d’un télescopique sur son exploitation. « L’exploitation d’un agriculteur est sa maison. Ces infractions sont des violations de domicile », a estimé Gérald Darmanin. Le ministre de l’Intérieur a également assuré que la cellule Demeter serait « pérennisée et renforcée ». Pour lui, ce dispositif est essentiel afin d’assurer la sécurité et la protection du monde agricole. « Notre détermination est totale, tout comme notre engagement à soutenir le monde agricole », a ajouté Julien Denormandie, tandis que le ministre de la Justice s’est dit prêt à adapter le texte à la jurisprudence si cela s’avérait nécessaire.

@A.P. Gérald Darmanin, Éric Dupond-Moretti, et Julien Denormandie.

Créée en octobre 2019 au sein de la Gendarmerie nationale, la cellule Demeter a en partie été retoquée le 31 janvier dernier par la justice administrative, estimant que la prévention « d’actes de nature idéologiques » menée par cet organisme ne « reposait sur aucune base légale ». Le Gouvernement avait alors indiqué prendre acte de la fin de certaines activités de Demeter et annoncé que sa mission dans la lutte contre la délinquance agricole serait précisée et cadrée dans un nouveau texte d’organisation interne. Le dispositif a pourtant affiché de « très bons résultats », selon les ministres de l’Intérieur et de l’Agriculture, qui ont notamment mis en avant, en réponse à cette décision, la baisse de 8 % des vols de véhicules dans les exploitations agricoles en 2021 et la réduction de 7 % des dégradations par rapport à 2020.

Quoi qu’il en soit, Arnaud Gaillot, secrétaire général des Jeunes agriculteurs, a témoigné du fait que le travail de terrain en matière de prévention et d’accompagnement, réalisé par la Gendarmerie dans ce cadre, était particulièrement important pour les agriculteurs qui s’installent. « Nous comptons sur les Pouvoirs publics », a-t-il insisté.

D’autant que beaucoup de tabous subsistent chez les agriculteurs face aux difficultés, comme l’a indiqué Christiane Lambert, présidente de la FNSEA. « Nous sommes rassurés de pouvoir compter sur des dispositifs de protection mis en œuvre par les trois ministères. Messieurs les gendarmes, votre présence nous rassure ! », a-t-elle lancé.

Les choses devraient malgré tout s’améliorer dans les prochaines semaines. En effet, selon une enquête menée en janvier par OpinionWay pour le SIA, 8 Français sur 10 déclarent qu’ils ont davantage pris conscience de l’importance du travail des agriculteurs depuis la crise sanitaire. Et 96 % jugent le travail des agriculteurs indispensable à l’économie française. « Le lien n’a jamais été rompu entre les deux bouts de la chaîne alimentaire -ceux qui nourrissent et ceux qui se nourrissent-, et les Français ont à nouveau pris conscience de la valeur du monde agricole et du lien qui les unit, et ce, depuis la crise sanitaire », assurent les organisateurs du SIA.

Un ouvrage dédié aux injustices

@A.P

Également en visite sur le stand du Conseil national des barreaux, les ministres de la Justice et de l’Agriculture se sont vu présenter l’ouvrage Parlons d’injustice !, disponible en librairie à partir du 7 mars. « Premiers témoins de l’injustice ressentie au quotidien par les Français et de ses conséquences sur la société, les avocats alertent sur l’importance de mieux les comprendre, pour pouvoir y apporter des réponses dans le cadre du débat démocratique actuel. Durant un an, le CNB a interrogé avocats, think tanks, syndicats, associations d’élus locaux et acteurs de la société civile pour dresser le premier constat des injustices en France ». L’objectif final, pour les avocats ? Élaborer des propositions permettant de lutter contre les injustices, en améliorant l’accès au droit partout et pour tous. Ces dernières sont au nombre de trois : inscrire le droit au recours à un avocat dans la Constitution, donner aux collectivités territoriales une compétence spéciale “Accès au droit“, et inciter fiscalement les particuliers et les entreprises à recourir à un avocat. « Parce qu’elle fragilise notre démocratie, l’injustice devrait être l’obsession de nos dirigeants. En tant qu’avocats, acteurs du dialogue entre les Français et leurs institutions, nous engageons l’ensemble des candidats aux élections présidentielles et législatives à entendre notre appel et à faire de la lutte contre l’injustice une priorité pour les années à venir », souligne Jérôme Gavaudan, président du CNB.

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