AccueilActualitéElisabeth Moreno au planning familial pour discuter de la gratuité de la contraception

Elisabeth Moreno au planning familial pour discuter de la gratuité de la contraception

À partir du 1er janvier 2022, la contraception sera offerte à toutes les femmes jusqu'à 25 ans. L'occasion pour Elisabeth Moreno, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'Égalité des chances, de discuter de cette nouvelle mesure, ce mardi avec les responsables du planning familial de la rue Vivienne, dans le 2e arrondissement de Paris.
Elisabeth Moreno au planning familial pour discuter de la gratuité de la contraception

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Le planning familial de Paris, situé rue Vivienne, peu visible et assez discret, se trouve derrière un portail, au fond de la cour. C'est ici qu'Elisabeth Moreno a décidé de discuter avec les responsables de l'association du planning familial de la nouvelle mesure du Gouvernement annoncée la semaine passée. Dans un contexte où la précarité des femmes est souvent mise en avant, et où l'égalité de celles-ci réclamée, cette annonce est largement saluée par les associations de défense des droits des femmes. Olivier Véran, ministre de la Santé l'a annoncé le 9 septembre : « La contraception sera désormais gratuite pour toutes les femmes jusqu'à 25 ans. » Les contraceptions concernées sont les pilules contraceptives de première et deuxième générations, l'implant contraceptif, le stérilet hormonal ou en cuivre ainsi que le diaphragme.

Accueillie par Sarah Durocher, co-présidente nationale du planning familial, la ministre fait état du lieu et mesure l'importance de tous les postes de l'association.

La question financière et les moyens qu'accorde le Gouvernement à la cause des femmes est d'emblée abordée par les membres de l'association lors de la visite des locaux : « Pour rendre accessible le droit, les financements des différents dispositifs sont souvent des financements régionaux ou provenant de collectivités territoriales ». Cette difficulté d'accessibilité renforce l'importance des structures comme le planning familial.

S'en suit les réactions des membres de l'association sur cette gratuité prolongée pour les jeunes femmes : « On a été très surprise, on ne s'y attendait pas du tout. L'accès à la contraception fait partie de nos plaidoyers grâce à nos réalités de terrain. C'était une mesure que l'on demandait, c'est une bonne nouvelle, mais nous serons attentives à la mise en place pour que les personnes les plus éloignées du droit en aient l'accès. »

Cette méfiance est illustrée par des mesures qui ont parfois pris du temps à se mettre en œuvre comme cela avait pu être le cas avec la prise en compte de tous les axes autour de l'avortement auprès des professionnels de santé, ou encore s'assurer que les médecins ne profitent pas de cette mesure pour y ajouter des dépassements d'honoraires lors des consultations.

Pour la ministre, c'est l'occasion d'appuyer sur sa cause, malgré les difficultés recensées par les membres de l'association : « Défendre les droits des femmes dans notre pays aujourd'hui est une priorité. Cette égalité passe par la possibilité pour les femmes de disposer de leur corps. Cela peut paraître une évidence en 2021, mais ce n'est pas le cas. Mon corps, mon choix, ce ne sont pas que des mots. Les femmes doivent être en mesure aujourd'hui de décider d'avoir un enfant ou de ne pas en avoir. Cette mesure est tout à fait historique, notre jeunesse a énormément souffert pendant cette période pandémique, c'est un acte de solidarité très fort, que je suis heureuse de défendre. »

Progrès et contre-progrès

Même si cette mesure devrait mettre tout le monde d'accord, la société fait toujours face aux anti-choix, et s'inquiète de l'impact et de l'écho que peuvent avoir le discours de ces groupes sur l'esprit des plus vulnérables. Sandrine, intervenante au planning familial insiste sur ce point : « Il y a toujours beaucoup de désinformations, et les anti-choix qui ne se proclament pas toujours comme tels peuvent accentuer une culpabilité déjà très présente chez certaines femmes, démunies de toute autonomie. »

Elisabeth Moreno ne manque pas de rappeler que l'organisation du Gouvernement se veut plus efficace notamment grâce à la communication, au soutien des actions du planning familial et d'autres associations qui accompagnent et aident les jeunes femmes pour l'accès au droit. Finalement, cela se résume au fait que pour chaque jeune femme se trouve une solution, à condition d'en avoir les informations.

Dans la continuité du progrès, Elisabeth Moreno fait part d'une nouvelle : « Nous annonçons aujourd'hui une mesure qui concerne les droits des personnes LGBT+ : Christophe Castaner a fait un travail remarquable pour que les thérapies de conversions soient interdites dans notre pays. Ces thérapies sont des souffrances absolument terribles pour les personnes qui les subissent. Les parlementaires feront le travail nécessaire sur le sujet mais ce sont des avancées très fortes que je tenais à saluer ». En deux semaines, le ministère chargé de l'Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l'Égalité des chances, multiplie les annonces en marche du progrès.

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