Fermer la publicité
Journal d'information juridique et d'annonces légales

Elections au Conseil de l'Ordre du barreau de Paris :Rencontre avec Isabelle Armand et Robert Follie

le - - Actualité - Interview

Elections au Conseil de l'Ordre du barreau de Paris :Rencontre avec Isabelle Armand et Robert Follie
© A.P. - Isabelle Armand et Robert Follie présentent aujourd'hui aux élections du Conseil de l'Ordre « des visions communes » pour la profession.

Après 15 ans d'expérience au sein de plusieurs structures comme responsable du département contentieux, Isabelle Armand a ouvert son cabinet en 2004. De son côté, Robert Follie est ancien Managing Partner du bureau de Paris de HFW. Tous deux présentent aujourd'hui aux élections du Conseil de l'Ordre « des visions communes » pour la profession.

Affiches Parisiennes : Pourquoi avez-vous décidé d'être candidats à cette élection ?

Isabelle Armand : Robert et moi avons une complémentarité qui nous permet d'analyser de façon pragmatique la situation du barreau de Paris. Notre candidature s'appuie sur des expériences personnelles solides qui nous permettront, si nos consœurs et confrères nous élisent, de peser sur les débats du Conseil de l'Ordre. Notre volonté est d'améliorer le quotidien des avocats parisiens, quels que soient leur profil, leur expérience, leur compétence…
Un barreau fort est un barreau solidaire qui tire tout le monde vers le haut. Pour ma part, après plus de 15 ans d'expérience au sein de plusieurs structures comme responsable du département contentieux, j'appréhende, je cerne et comprends les problématiques rencontrées par les avocats à Paris, qu'ils soient collaborateurs ou associés.

"Notre barreau doit-être un interlocuteur privilégié de l'Europe"


Fondatrice de mon cabinet en 2004, j'attache une attention particulière à la personnalité de ceux qui m'entourent ; être candidate aux élections du Conseil de l'Ordre est donc pour moi un acte logique et incontournable. J'ai à cœur de défendre les valeurs de l'avocat, me battre pour une profession forte, recevant une formation initiale et continue adéquate et qui entreprend.

Robert Follie : Marie-Aimée Peyron, lorsqu'elle est devenue bâtonnier avait émis le souhait que je la rejoigne, considérant que mon profil d'avocat entrepreneur mais aussi de gestionnaire serait une force pour le barreau.
Etant alors Managing Partner du bureau de Paris de HFW et, par ailleurs, responsable de la pratique mondiale Energie et membre du board de la firme, j'ai préféré attendre et m'organiser pour le moment venu être disponible pour ce nouveau challenge. À ma demande, voulant assurer la rotation des fonctions, ma mission de Managing Partner s'achève et c'est donc le bon moment pour moi de me présenter aux côtés d'Isabelle devant les avocats parisiens et notre profession.
Je me présente en tant qu'homme de défis professionnels, libre et indépendant comme doit l'être tout avocat tout au long de sa carrière aux côtés d'Isabelle Armand avec qui je partage des visions communes pour notre profession.

A.-P. : Comment est venue l'idée de votre binôme ?

I.A. : Nous nous sommes rencontrés en 2010, lors de la fusion de Hogan et Lovells. Depuis nous avons régulièrement partagé des débats et échanges qui, même si nos pratiques sont différentes nous ont conduit aux mêmes constats sur la situation du quotidien de l'avocat à Paris et de notre barreau.
Nous partageons tous les deux la même vision de la déontologie de l'avocat : Notre confidentialité attachée à nos correspondances, transactions et actes d'avocats est parfois remise en cause ou non respectée alors qu'elle représente un des socles de notre profession. Ce respect doit être protégé dans une démarche collaborative et de proximité avec nos confrères.

R.F. : Nous avons décidé de nous présenter ensemble, pour défendre notre profession et contribuer activement à l'amélioration du quotidien des avocats du barreau de Paris quel que soit leur profil, compétence ou façon d'exercer.

A.-P. : Dans votre profession de foi, vous soulignez l'importance des formations. Que proposez-vous pour les rendre plus accessibles et efficaces ?

R.F. : Par notre implication dans la formation et l'accompagnement de nos futurs confrères et de nos collaborateurs, nous avons d'ores et déjà un regard avisé sur cette thématique.
Par le biais de la formation initiale mais également continue, nous souhaitons assurer l'adaptation de tous aux évolutions de notre métier. Cet objectif réclame une intégration régulée et efficace du numérique et la maîtrise des nouveaux outils. Ces avancées nécessaires permettront d'élargir notre champ d'action et de moderniser nos prestations dans le futur.

A.-P. : Vous attirez aussi l'attention sur l'importance d'être un avocat entrepreneur, mais comment comptez-vous défendre cette idée ?

I.A. : Par son statut et sa vocation, l'avocat est avant tout un entrepreneur. Tout en préservant notre profession et le "périmètre du droit", l'Ordre se doit d'être le garant de la liberté d'entreprendre, à laquelle nous sommes profondément attachés. Il accompagne tous nos confrères, tout au long de la vie professionnelle et de ses différentes étapes, au gré des projets mais aussi des difficultés.

R.F. : Développer l'aide à la création de nouvelles structures et faciliter les regroupements seront aussi nos champs prioritaires d'actions. Si les avocats parisiens décident de nous accorder leur confiance et leurs votes, pendant notre mandat au Conseil de l'Ordre nous saurons être disponibles pour conseiller, accompagner et défendre à chaque étape et pour chaque projet de vie professionnelle de nos consœurs et confrères.

A.-P. : Selon vous, il faut aussi avoir une vision internationale et faire de Paris, une place du Droit ?

I.A. : Bien-sûr. Notre barreau doit être un interlocuteur privilégié de l'Europe. La connaissance par Robert des structures et du fonctionnement des entités internationales est selon nous un atout majeur pour défendre notre barreau et maintenir sa place prépondérante pour poursuivre le chemin déjà entamé pour Paris Place du droit.
Robert souhaite faire profiter l'ensemble de la profession de son expérience en tant que responsable de l'activité Énergie (c'est à dire l'ensemble du droit des affaires, contentieux et conseil) composée d'une équipe de 35 associés de nationalités différentes dans les 20 pays d'installation de HFW depuis l'Australie jusqu'au Moyen-Orient.

R.F. : à l'heure du Brexit, la place de Paris et notre barreau ont un rôle crucial à jouer. Les avocats doivent être associés à faire de Paris un environnement juridique européen et mondial. Les liens avec les différents interlocuteurs de notre profession – magistrats, juristes en entreprise et autres professions du droit, etc. – doivent à cet égard être renforcés.
Avec notre candidature, nous vous proposons de travailler ensemble à faire de Paris une place centrale du droit, pour les justiciables, les entrepreneurs, et vous tous.




Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Affiches Parisiennes Journal d'information juridique et d'annonces légales

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer