AccueilActualitéRégion Île-de-France & Grand ParisÉdouard Philippe dans les Yvelines pour soutenir Emmanuel Macron
Election présidentielle

Édouard Philippe dans les Yvelines pour soutenir Emmanuel Macron

L’ancien Premier ministre, Édouard Philippe, et Olivier Dussopt, ministre délégué chargé des Comptes publics, se sont rendus à Louveciennes, à l’invitation de Marie Lebec, députée des Yvelines, et Marie-Dominique Parisot, la maire de la ville.
Édouard Philippe dans les Yvelines pour soutenir Emmanuel Macron
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ActualitéRégion Île-de-France & Grand Paris Publié le , Boris Stoykov

Réunis devant une salle comble, en présence de plusieurs élus des Yvelines, notamment Yaël Braun-Pivet, députée des Yvelines, présidente de la commission des Lois de l'Assemblée nationale, Karl Olive, maire de Poissy, et Arnaud Péricard, maire de Saint-Germain-en-Laye, ils sont venus soutenir la candidature d’Emmanuel Macron, pour le second tour de l’élection présidentielle.

Après l’intervention de Marie Lebec, Olivier Dussopt a souligné que « nous nous retrouvons à un moment qui est évidemment un moment particulier puisque dans quelques jours, la France aura à choisir et à faire un choix de valeurs, un choix entre la volonté de construire un avenir, la volonté de rester ouvert, de rester un pays indépendant et un autre choix très différent, renvoyant à des difficultés et promettant aussi une forme d'isolement. Nous devons continuer à expliquer que nous devons aussi continuer à répondre aux inquiétudes qui se sont manifestées à travers les résultats du premier tour et, au-delà des résultats du premier tour, aux inquiétudes qui se manifestent dans le pays. » Il a tenu à s’adresser aux électeurs de Marine Le Pen. « Je suis persuadé que parmi eux, beaucoup doivent être éclairés. Beaucoup doivent comprendre que ce que nous proposons répond à leurs inquiétudes, répond à leurs interrogations, répond aussi à leur colère. »

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L'Europe est essentielle

Pour Olivier Dussopt, la question de l'Europe est essentielle : « Il y a une question majeure qui est posée dans ce scrutin, qui est celle du rapport de la France et de l'Europe, de la place que nous voulons continuer à avoir dans l'Europe et de l'idée même que nous nous faisons collectivement de la construction européenne et de l'utilité de l'Union européenne dans une période dramatique. » Il a terminé son intervention en lançant un appel aux électeurs : « Je voudrais simplement vous dire combien il est important de continuer à mobiliser chacun et chacune dans vos entourages respectifs, la famille, les amis, les adhérents des clubs, des associations, les collègues de travail. J'ai la conviction que les Français feront le bon choix. »

Le dépassement et l’audace

De son côté, Edouard Philippe, le maire du Havre, a expliqué les raisons de son soutien enthousiaste à Emmanuel Macron, notamment pour son audace et sa capacité de dépassement : « Elles tiennent à des caractéristiques que je reconnais chez lui, que je retrouve chez lui et qui me paraissent importantes, voire essentielles. La première caractéristique que je trouve chez lui et qui me paraît essentielle pour un chef d'État dans le monde dans lequel nous vivons, c'est l'audace. L'audace qui permet de considérer que vous devez parfois prendre des risques, sortir des cadres et changer la façon de penser à un sujet ou de prendre une décision si vous voulez obtenir un résultat qui change des résultats précédents. Je considère vraiment que dans le monde dans lequel nous vivons, qui est souvent perçu comme bloqué ou qui change très vite après des modifications majeures et souvent inattendues, cette capacité à l'audace est une qualité essentielle. Je la vois chez le président de la République et je m'en félicite. »

Deuxième caractéristique, sa capacité de dépassement : « Elle consiste à dire “La droite et la gauche, ça n'existe plus”. Moi, je pense que ça existe encore la droite, et je pense que ça existe encore à gauche. Je pense qu'il y a encore une culture, un héritage, des racines familiales qui vous plongent à droite ou une culture, des racines familiales qui vous font situer à gauche, ça existe. C'est légitime et c'est respectable. Il y a des gens dont le cœur bat plus vite lorsqu'on parle du Front populaire. D'une certaine façon, c'est mon cas et je ne suis pas exactement un homme de gauche. Mais il y a des gens dont le cœur bat plus vite lorsqu'on leur parle du général de Gaulle que quand on leur parle de Léon Blum.

Les grandes lignes de débat et de clivages dans le débat public ne passent plus. Par cette distinction entre la gauche et la droite. C'est à dire qu'au fond, quand vous regardez les grandes questions qui se posent, vous voyez que les lignes de fracture, elles, ne sont pas entre la gauche et la droite, elles sont au sein de la droite et au sein de la gauche. Sur l'Europe, c'est évident. Vous avez au sein de la droite des gens qui sont très pro-européens et d'autres qui au fond soit n'osent pas dire qu'ils ne le sont plus, soit n'ont jamais été. Et c'est la même chose à gauche sur la question de la liberté. Il y a dans ce dépassement quelque chose que moi je trouve profondément fécond pour le débat public et profondément fécond pour la France. ».

Il a également souligné le caractère profondément pro-européen d’Emmanuel Macron : « Il y a chez le président de la République un engagement profond, à mon avis définitif, extrêmement ferme en faveur de l'Europe, en faveur d'une construction européenne, c'est à dire en faveur de la perfection ou plus exactement de la construction progressive d'un système dont l'objet est de garantir la prospérité du continent, la stabilité du continent et, d'une certaine façon, l'influence et la puissance du continent européen. ».

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Une certaine idée de la Nation

Pour Edouard Philippe, l'idée de la Nation n'est pas morte : « Pour les gens qui ont envie de soutenir Emmanuel Macron, elle est au contraire extrêmement présente, mais elle ne se fait jamais dans la nostalgie ou dans le fantasme de ce qui aurait été et qui ne serait plus. Elle se fait toujours dans la construction et dans l'ambition, dans la volonté de rassemblement, dans la volonté de dépassement, dans l'idée de dire que nous avons encore des choses à dire au monde, mais au monde tel qu'il est, pas au monde tel qu'on ne rêvait. Et ça, c'est une question un peu théorique, philosophique, peut-être même sacrée à certains égards. Je pense que c'est une question fondamentale sur la France dans laquelle nous avons envie de vivre. ».

Et de conclure, « Pour toutes ces raisons économiques, politiques, philosophiques, sans doute diplomatiques, je fais activement campagne et nous faisons tous activement campagne pour la réélection du président de la République, parce que la France que nous devons dessiner serait moins belle si elle était dessinée par quelqu'un d'autre qu'Emmanuel Macron. ».

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