Du rififi au Parc des Princes

L'avenir du Parc des Princes fait l'objet d'une âpre bataille entre le Paris SG et la mairie de Paris, qui a définitivement fermé la porte à une vente du stade au club détenu par le Qatar.
Le fonds qatari QSI entend rivaliser avec les tout meilleurs clubs européens, majoritairement propriétaires de leur stade et qui jouent devant au moins 60 000 spectateurs.
© Adobe Stock - Le fonds qatari QSI entend rivaliser avec les tout meilleurs clubs européens, majoritairement propriétaires de leur stade et qui jouent devant au moins 60 000 spectateurs.

ActualitéRégion Île-de-France & Grand Paris Publié le ,

Le club parisien, dont les rencontres se jouent systématiquement à guichets fermés, veut voir plus grand que les actuelles 48 000 places du stade. Depuis son rachat par le fonds qatari QSI, il entend rivaliser avec les tout meilleurs clubs européens, majoritairement propriétaires de leur stade et qui jouent devant au moins 60 000 spectateurs. Mais ces aménagements nécessiteraient un gros investissement. De premiers travaux achevés en 2016, qui ont permis d'installer de lucratives loges VIP, avaient déjà coûté 85 millions d'euros.

Pour rénover complètement et agrandir le stade, le chantier coûterait plutôt 500 millions d'euros, estime le club, qui n'est pas prêt à les engager si le stade ne lui appartient pas. Car les travaux seraient ardus et coûteux, le Parc recouvrant en partie le boulevard périphérique. Impossible, donc, de creuser trop en profondeur. Pour gagner en capacité, il faudrait incliner davantage les tribunes, ce qui permettrait d'approcher, au mieux, une capacité de 60 000 places.

« Le Parc des Princes n'est pas à vendre », a tranché Anne Hidalgo dans une récente interview au Parisien. C'est « Un patrimoine exceptionnel des Parisiens », a assuré la maire, qui n'avait jusque-là pas fermé la porte à une cession. Mais les prix proposés de part et d'autre étaient très éloignés : 40 millions d'euros pour le club, 350 millions pour la mairie, selon le premier adjoint Emmanuel Grégoire. Ce dernier estime qu'une convention d'occupation du domaine public, sorte de bail de très longue durée, serait la meilleure solution, en donnant « des droits de quasi-propriétaire » au PSG.

Et si le PSG délocalisait ?

Si le PSG se résout à déménager, le Stade de France de Saint-Denis, plus grande enceinte du pays avec plus de 80 000 places, tiendrait la corde. Mais il faudrait trouver une solution pour les nombreuses manifestations culturelles, tout comme pour les équipes de France de foot et de rugby, qui y jouent l'essentiel de leurs rencontres à domicile. Le PSG devrait, là aussi, négocier un rachat, cette fois avec l'État qui en est le propriétaire... et trouver un moyen de casser son bail avec la Mairie de Paris.

Un nouveau stade en périphérie, construit à partir de rien, permettrait au PSG de voir beaucoup plus grand. Reste à déterminer le lieu de cette implantation. Le club envisage plusieurs hypothèses, dont l'hippodrome de Saint-Cloud à l'ouest de Paris. Plusieurs élus de banlieue y sont également allés de leurs propositions, plus ou moins farfelues. Le député (Renaissance) Karl Olive, fan du PSG, a, par exemple, publié sur Twitter un montage photo d'un nouveau stade ultra-moderne, semblant suggérer de l'accueillir dans sa ville de Poissy où le PSG va ouvrir un centre d'entraînement.

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