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Dominique Attias : Le travail et l'agora…

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Dominique Attias : Le travail et l'agora…

Le travail, le travail et encore le travail ! Voilà la profession de foi de Dominique Attias, colistière de Frédéric Sicard dans la course au bâtonnat du barreau de Paris. Seule femme, pour l'instant, en lice dans la campagne, cette avocate largement engagée dans la défense des enfants et des femmes, souhaite aussi ouvrir le Conseil de l'Ordre du barreau de Paris et ses décisions à tous les avocats…

Affiches Parisiennes : Qu’est-ce qui vous a décidé à vous porter candidate à côté de Frédéric Sicard ?

Dominique Attias : Je me suis portée candidate au vice-bâtonnat parce que je veux absolument que Frédéric Sicard soit le prochain bâtonnier de Paris. Je pense que c’est l’homme de la situation. Je le connais de longue date, puisque nous avons siégé ensemble pendant deux ans au Conseil de l’Ordre, sous le bâtonnat de Christian Charrière-Bournazel. J’ai alors vivement apprécié ses qualités humaines, son humilité, son écoute des autres, son impressionnante puissance de travail et sa rare loyauté envers son bâtonnier. Quand ce dernier a siégé pour la première fois au Conseil national des barreaux, il a demandé à Frédéric Sicard de le suivre et de postuler au poste de secrétaire du bureau, ce qui est un travail dantesque. Christian Charrière-Bournazel a également voulu que je me présente au CNB. J’y suis allée, alors que je n’en avais nullement l’intention. 

A.-P. : Quel est votre parcours professionnel ?

D.A : Avant d’être avocate, je travaillais chez un administrateur judiciaire. J’étais donc spécialisée en droit des affaires. Je ne fréquentais alors ni les syndicats ni le Conseil de l’Ordre. J’étais comme beaucoup d’avocats du barreau de Paris, je ne savais rien des élections professionnelles. Je me contentais de voter quand l’un de mes amis sollicitait mon suffrage.

En même temps que je tenais mon cabinet, je suis retournée en faculté. J’ai toujours été très intéressée par les phénomènes sociétaux et les problèmes sociaux. J’ai eu l’occasion de lire dans Le Monde, un article de Tobie Nathan qui parlait d’une manière totalement différente de l’immigration. Un jour, j’ai lu l’un des livres de ce professeur de psychologie, L’Influence qui guérit, que j’ai trouvé passionnant et je me suis dit ‘‘pourquoi ne pas essayer de faire fonctionner ma tête autrement’’. J’ai alors découvert à Paris VIII l’existence d’un diplôme d’études supérieures universitaires, réservé aux professionnels, sur les pratiques avec les familles migrantes, notamment leur perception du droit. Je suis arrivée là comme un Ovni, au milieu de médecins, de travailleurs sociaux, d’historiens, de philosophes… J’ai été passionnée. J’ai découvert à cette occasion le Centre Georges Devereux (fondé par Tobie Nathan, ndlr), qui recevait des familles en difficulté, à la demande de magistrats et des juges des enfants ou aux affaires familiales. J’ai participé à ces consultations. Je me suis rendu compte que ce monde-là n’avait pas une perception juste du monde du droit. Je suis ainsi devenue quelqu’un d’incontournable qui leur donnait une autre optique de ce que réclamaient les juges, y compris dans leurs rapports, les bases des plaidoiries des avocats et les décisions des magistrats. J’ai rencontré d’autres cultures, que j’ignorais et qui m’ont passionnée, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale, l’Islam, les Antilles, mais aussi les empreintes d’une France profonde. Je ne comprenais pas que ni les familles ni les enfants n’évoquent la présence des avocats à leur côté. Or, en matière pénale, l’avocat est obligatoire. J’ai alors ‘‘découvert’’ qu’il existait un tribunal pour enfants à Paris, donc une justice des mineurs. Tout cela était pour moi Terra incognita… Tobie Nathan m’a proposé ensuite de faire un DEA, l’équivalent aujourd’hui d’un master 2. Il existait aussi une formation pour devenir avocat d’enfants à l’antenne des mineurs. J’ai suivi cette dernière, avec une vie un peu compliquée, entre mes fonctions d’avocat d’affaires et ce nouveau monde qui s’ouvrait à moi. Je suis enfin entrée au Conseil de l’Ordre pour une seule raison : être aux commandes de l’antenne des mineurs du barreau de Paris et, plus généralement, faire progresser le droit des enfants.

« Je veux que nous soyons élus parce que nous sommes à une période charnière, parce qu’il faut unir la profession, parce qu’il faut un nouvel élan au Conseil national des barreaux. »

A.-P. : Vous vouliez faire bouger les choses ?

D.A. : Oui, j’ai décidé d’y prendre le pouvoir en me faisant élire au Conseil de l’Ordre du barreau de Paris. J’ai découvert cet autre monde… J’étais Tintin sur la Lune ! Personne ne me connaissait. Pour être élue, j’ai fait du porte à porte pour expliquer aux avocats, notamment d’affaires, l’importance de la réforme de la justice des mineurs. J’ai ainsi été très bien élue dès la première fois, sans doute parce que les confrères se sont rendu compte que j’y allais avec la foi chevillée au corps. 

Plus tard, l’entrée au CNB a été pour moi l’occasion de réformer la justice des mineurs au niveau national. J’ai créé, avec l’accord du président de l’époque, Thierry Wickers, un groupe de réflexion sur ce thème. Depuis six ans, des confrères de terrain, bénévoles, viennent de toute la France travailler avec moi sur tous les sujets qui peuvent concerner le droit des enfants : formation, création de groupements, textes pour la chancellerie… Nous sommes à présent systématiquement consultés, même pour tous les textes européens.

Au Conseil national des barreaux, j’ai également vu comment Frédéric Sicard travaillait – alors que d’autres s’agitaient plus ou moins pour flatter leur ego –, avec la même gentillesse, la même humilité, la même connaissance des sujets, sans faire de bruit… Nous nous sommes ainsi appréciés mutuellement, de loin. 

Lors de sa précédente campagne au bâtonnat de Paris, je l’ai évidemment soutenu. Je savais que c’était vraiment important pour le barreau qu’il soit élu. Je suis désolée qu’il ne l’ait pas été. C’était capital pour la profession… Aujourd’hui, je remplace son ancienne colistière, Sabine du Granrut, qui a préféré ne pas se représenter.

Quand Frédéric Sicard est venu me proposer de l’accompagner dans cette nouvelle campagne, j’ai longuement hésité, car je n’y avais jamais pensé et ce n’était pas mon combat. Le droit des enfants, celui des femmes et les femmes au barreau sont à présent mes combats majeurs. Ce qui m’intéresse également depuis toujours, c’est l’accès au droit et aux droits, à travers toutes les structures qui concernent les avocats, l’aide juridictionnelle, les problématiques des victimes… 

A.-P. : Vous avez également œuvré pour le Pro Bono…

D.A. : Lorsque j’étais au Conseil de l’Ordre, j’ai aussi découvert ce qu’était le Pro Bono du barreau de Paris. J’ai décidé de le structurer davantage. J’ai ainsi assisté pendant deux ans au Forum européen du Pro Bono et j’ai convaincu cette assemblée d’organiser l’édition suivante de leur forum à Paris, sous le bâtonnat de Jean Castelain. Le fait de débattre avec des avocats du monde entier, notamment les Américains qui sont, en la matière, organisés de façon sensationnelle, ont incité le bâtonnier de créer le Fonds de dotation. Christiane Féral-Schuhl a continué dans cette voie. Depuis sa création, j’en suis la secrétaire générale parce que c’est un domaine qui me passionne et que les valeurs de désintéressement et d’ouverture vers la société des avocats sont indispensables. C’est cet ADN qui nous permettra de survivre. Avec Emmanuelle Delnatte, responsable de la coordination du fonds, nous avons beaucoup travaillé pour structurer le fonds et mettre en place les Trophées Pro Bono. Il y a autour de nous énormément d’avocats bénévoles qui s’investissent. Quelle que soit la taille des cabinets, nous avons en commun des ressources extraordinaires et nous sommes tous membres d’un même corps. Voilà notamment ce que portent le Pro Bonoet l’Aide juridictionnelle. Pour les gros cabinets, l’action pour la diversité et pour le Pro Bono constitue aujourd’hui un enjeu qui peut être déterminant dans la conquête de nouveaux contrats… Le barreau de Paris doit donner des opportunités notamment aux jeunes avocats des grands cabinets de servir cette image et de leur permettre de faire battre à nouveau leur cœur, en les rendant plus opérationnels encore dans leur quotidien. Cet engagement redonne un sens à leur vie. Pour les cabinets de plus modeste envergure, c’est aussi une manière d’honorer leur serment. Pour tous, le Pro Bono met en exergue les valeurs positives et fait du barreau de Paris un fer de lance dans la société, en montrant que l’avocat est partout et qu’il donne de son temps pour l’aide des plus démunis. 

Dans le cadre de l’accès au droit, j’ai proposé et présenté une charte de qualité qui a été intégrée au règlement intérieur. Il faut que les personnes qui n’ont pas accès à de grands cabinets puissent bénéficier d’avocats aussi compétents. Donc, formation initiale obligatoire et formation continue, comme c’est le cas maintenant au barreau de Paris. Engagement, qualité, union… Si nous voulons être forts vis-à-vis des Pouvoirs publics, nous devons être unis au barreau de Paris, unis dans la profession. Et cette conviction, Frédéric Sicard la porte parfaitement.

A.-P. : Vous souhaitez instaurer un nouveau style au barreau de Paris ?

D.A. : Frédéric Sicard et moi, nous ne nous laissons pas marcher sur les pieds, nous ne sommes pas des anges, mais nous n’avons pas d’ego ! Ce qui nous intéresse, ce sont les autres, c’est de porter un idéal, de servir notre barreau. Nous sommes prêts à aider tous les avocats en difficulté à gagner de l’argent et à être fier du métier qu’ils ont choisi. Nous proposons aussi à tous les avocats de travailler avec nous. 

A.-P. : Le thème central de votre campagne gravite autour des libertés…

D.A. : Ce qui me frappe, c’est la place que l’on a en tant qu’avocat et notre rôle pivot lié à notre liberté et à notre secret professionnel. Ces deux atouts nous donnent un comportement spécifique, y compris à l’égard de tous les intervenants que nous avons autour de nous. Rien ni personne ne nous lie, même pas nos clients. Notre totale indépendance est fondamentale. J’ai, par ailleurs, été très marquée par certaines expériences, notamment avec la Law Society et l’Observatoire des avocats consistant à proposer des formations aux avocats menacés de mort par les FARC et les formations paramilitaires, en Colombie. Ces femmes et ces hommes étaient quotidiennement enlevés, tués, écartelés…, leurs familles menacées… et, malgré les risques, ils voulaient rester libres... En France, c’est aussi notre ADN, même si nous ne l’employons pas de la même façon. Fondamentalement, dans le monde entier, nous sommes tous avocats parce que nous portons notre liberté et celle des autres. Voilà pourquoi nous voulons aujourd’hui modifier la gouvernance. Pour cela, nous souhaitons, par exemple, mettre une caméra dans le Conseil de l’Ordre pour que les avocats dans leur ensemble puissent avoir accès, en intranet, aux débats sur les sujets d’intérêt général, y compris en découvrant à l’avance l’ordre du jour, le nom des rapporteurs, et en pouvant s’investir au gré de leurs compétences.

A.-P. : Pour vous, le Conseil de l’Ordre ne doit pas être un sérail, mais une agora ?

D.A. : Exactement. Ça ne m’intéresse pas de faire partie d’un sérail. Le fait d’être ensemble, avec notre équipe de campagne avec laquelle nous portons les mêmes valeurs, nous donne actuellement beaucoup de bonheur. Les gens qui sont autour de nous ne cherchent pas les postes, ils veulent porter au plus haut notre profession, la défendre, défendre les libertés de nos citoyens, tout cela par le travail. Nous n’allons pas pour autant faire les miséreux. Les fioritures vont être un moyen, mais le fond sera du travail en commun. Ce n’est pas de pouvoir dont nous avons besoin, c’est de l’investissement de tous.  

Nous sommes aujourd’hui dans une phase de réduction des libertés des citoyens, d’une manière ou d’une autre, davantage encore depuis le 11 septembre 2001. Dans ce climat, les avocats restent les seuls empêcheurs de tourner en rond, les seuls qui restent libres ! Certains cherchent à réduire notre indépendance en tant qu’avocat… Avec Frédéric Sicard, nous disons « Alerte. Tous sur le pont. Tous au travail pour défendre la profession ! ».

A.-P. : Que pensez-vous de l’initiative « Le barreau dans les classes » ?

D.A. : C’est une initiative d’Initiadroit. Quand j’ai pris l’antenne des mineurs du barreau de Paris, il y avait un antagonisme entre les deux entités. Nous nous sommes rencontrés et nous avons travaillé ensemble. Je crois qu’il est très important pour les candidats comme pour les bâtonniers, de ne pas rester sur les hauteurs, mais de mettre les mains dans le cambouis. Même pendant cette campagne, je reste avocat d’enfants, je vais en prison, je défends des jeunes, je vais voir des magistrats et je vais dans les classes en tant qu’avocat de base dans le cadre d’Initiadroit. Si je veux me rendre compte des problématiques de la société, ce n’est pas en restant dans mon bureau, mais c’est en étant avec les autres, en restant connecté avec les réalités. 

Le barreau est le reflet de notre société, avec des confrères qui sont dans la misère, avec un barreau africain et maghrébin auquel il faut donner une vraie place avec un barreau d’affaires qui doit pouvoir sauvegarder le souffle de son engagement. Les femmes également doivent être mieux représentées. Un tiers de femmes quitte la profession dans les dix ans, alors que nous sommes 52 % au barreau. Je suis, pour l’instant, la seule femme de toutes les équipes candidates au bâtonnat. Il y a beaucoup à faire… 

Regardez la loi Copé – n° 2011-103 du 27 janvier 2011 relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration et de surveillance et à l’égalité professionnelle, ndlr. Elle a donné une impulsion extraordinaire dans les conseils d’administration. Les femmes y seront représentées à 40 % avant 2017, l’échéance légale…

« Frédéric Sicard et moi sommes à la fois incroyablement différents et incroyablement complémentaires. »


 

A.-P. : Une partie des femmes qui quittent le barreau passent en entreprise. Que pensez-vous de l’abandon du statut d’avocat en entreprise ?

D.A. : C’est une bonne décision car le projet de statut d’avocat en entreprise n’était pas suffisamment préparé et contenait beaucoup de zones d’ombre. Si quelqu’un doit porter le projet, c’est d’abord notre profession, en faisant un vrai travail prenant en compte les problèmes d’indépendance, de confidentialité, d’assurances, de retraites… Rien de tout cela n’avait été fait. Il est bon que les principes soient nourris. Évidemment, il faut y réfléchir parce que beaucoup d’avocats partent en entreprise et reviennent ensuite au barreau. Chez les juristes, il y a également des gens formidables de compétence qui peuvent être une ressource pour notre profession… Mais avant de prendre la moindre décision, il convient de passer au scanner tous les problèmes, d’y réfléchir, de trouver des solutions, de proposer au barreau le sujet intégral. Ce ne sont d’ailleurs pas les 42 membres du Conseil de l’Ordre et les bâtonniers qui devront prendre une décision sur un sujet aussi important. Il faudra une explication complète, une méthode claire et précise et, au final, le vote de tous les avocats. Le bâton n’est pas fait pour donner des coups sur la tête des confrères. Le bâtonnier est là pour marcher devant, leur ouvrir le chemin et leur permettre de décider. Cela s’appelle la liberté et la démocratie !

A.-P. : Comment jugez-vous plus globalement la loi Macron ?

D.A. : Ce qui nous inquiète, c’est que cette loi est remplie de pièges, telle une hydre tentaculaire. Nul, malheureusement, n’a examiné le monstre dans sa globalité. On ne comprend pas vraiment comment il fonctionne… Pour nous, l’énorme inquiétude concerne cette possibilité offerte aux experts-comptables d’exercer le droit à titre principal – et non plus accessoire –, qui est pour nous la mort, sans possibilité de résurrection, de quantité de cabinets. Le caractère d’accessoire direct exigé par  l’article 59 de la loi du 31 décembre 1971 serait ainsi  irrémédiablement remis en cause. Les experts-comptables pourraient dès lors rédiger par exemple,  sans restriction,  tous actes relatifs à la cession des entreprises (fonds de commerce ou titres de sociétés) faisant partie de leur clientèle. C’est une grande partie de la sécurité juridique que nous apportons aux entreprises qui serait ainsi mise à mal, et bien évidemment nombre de nos cabinets.

A.-P. : Si vous êtes élus, comment allez-vous vous répartir les missions au sein du barreau ?

D.A. : Nous allons évidemment travailler en commun. Frédéric Sicard va prendre en charge les destinées de l’EFB, la représentation du barreau de Paris au CNB, la trésorerie, et tous les grands dossiers qu’il maîtrise parfaitement. Je vais m’occuper plus spécialement de l’international. L’action sera ciblée Afrique noire, Maghreb et Moyen-Orient. Nous devons travailler pour promouvoir davantage encore notre droit dans les pays francophones. Sans oublier l’Amérique du Sud que je connais bien et où de grands marchés se dessinent pour les cabinets français. Nos confrères espagnols et anglais l’ont bien compris. Ces pays, parce que nous sommes la France et Paris, n’attendent pourtant que nous. 

Il y a également un gros travail à entreprendre pour se renforcer au niveau européen et devenir une force vis-à-vis de la Commission. C’est là-bas qu’il faut aller se battre. Nous allons devoir faire de vraies alliances avec certains barreaux européens, à travers des projets communs. Eux aussi n’attendent que cela. Je vais aussi m’occuper avec Frédéric Sicard des 26 000 avocats parisiens, de l’accès au droit et de l’aide juridictionnelle, ce que j’ai fait pendant quatre années non-stop après trois ans de mandat au Conseil de l’Ordre et un an à la demande de Christiane Féral-Schuhl. 




Emilie BOUSQUET
Journaliste

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