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Devant le Sénat, Netflix, Amazon et Walt Disney disent soutenir la production française

Le 11 février dernier, la commission d’enquête sur la concentration dans les médias a auditionné conjointement les représentants de Netflix, Amazon et de Disney, qui ont rappelé leur soutien à la production française.
Devant le Sénat, Netflix, Amazon et Walt Disney disent soutenir la production française
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Tour à tour, Yohann Bénard, directeur des affaires publiques d'Amazon France, Thomas Spiller, vice-président chargé des affaires gouvernementales de The Walt Disney Company, EMEA, Philippe Coen, directeur des affaires juridiques de The Walt Disney Company, France & CEE, Mme Marie-Laure Daridan, directrice des relations institutionnelles de Netflix France, ont pu s’exprimer devant les sénateurs.

Dans l’univers du streaming, il n’y a jamais eu autant de services qui rivalisent : entre Amazon Prime Video, Disney + et l’indétrônable Netflix, tout est fait pour séduire le consommateur. La fiction française ne s’est jamais aussi bien portée, inaugurant l’âge d’or des séries qui bénéficie aux plateformes mais aussi au public, qui a ainsi accès à des milliers de contenus originaux.

Netflix France, l’audiovisuel français à l’international

Marie Laure Daridan, directrice des affaires publiques de Netflix France, a rappelé les grands principes de la plateforme de streaming. En effet, Netflix tire l’essentiel de ses revenus de ses abonnements et la France représente une place de choix pour l’entreprise. En 2022, ce ne sont pas moins de 25 projets originaux français qui ont été financés. Parmi eux, Big Bug, la première réalisation de Jean-Pierre Genet, dont les affiches fleurissent partout dans le métro parisien ces derniers jours. Netflix investit plus de 200 millions d’euros dans la production audiovisuelle française pour l’année en cours, dont 40 millions pour la seule production cinématographique. « Nous répondons aux demandes locales de nos abonnés français », reconnaît Marie-Laure Daridan. Et outre le prochain engagement de Netflix de soutenir financièrement des films à petit budget, la plateforme souligne sa capacité d’exhorter ces productions auprès de 220 millions d’abonnés à travers le monde. Un public qu’envient les concurrents, d’autant plus que Netflix comptabilisait 6,7 millions d’abonnés français il y a deux ans et représente une belle opportunité pour les réalisateurs débutants. Opportunité qu’a saisie Guillaume Pierret pour son premier long-métrage, Balle Perdue, sorti sur Netflix en 2020. Au total, le film aura été vu plus de 37 millions de fois à travers le monde. Là est la véritable force de la plateforme de streaming : réussir à exporter la création française à l’international, sans remplacer pour autant le cinéma. La directrice des affaires publiques reprend les plus gros succès français de la plateforme, la série Lupin avec Omar Sy en tête, vue des dizaines de millions de fois. « Nous poursuivons notre objectif de faire rayonner la création et la culture française à travers nos créations Netflix », garantit Marie-Laure Daridan. En effet, parmi les dix meilleurs films internationaux de la plateforme au premier semestre 2021, quatre réalisations sont françaises.

Walt Disney, le parti-pris de la création maison

« Je vais vous raconter une histoire : il était une fois Walt Disney Company, une entreprise spécialisée dans le divertissement... », engage le vice-président des affaires publiques pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique à Walt Disney Company. En 88 ans, la marque est connue de tous, notamment pour ses plus célébrissimes dessins animés. Une hégémonie qui ne fait pas de doute quant à la place de Walt Disney dans le paysage cinématographique : avant la crise sanitaire, un quart des billets de cinéma vendus l’étaient pour des productions Walt Disney. En 2021, le parc Walt Disney de Marne-la-Vallée réalisait même 6,7 % des recettes touristiques totales françaises. Au début du confinement d’avril 2020, l’entreprise a donc présenté sa plateforme, Disney+, au grand public. Un service de streaming « comme les autres », à la seule différence que 100 % des films disponibles dessus sont des productions Walt Disney. Depuis, ce ne sont pas moins de 130 millions d’abonnés en Europe que la plateforme comptabilise. La marque s’engage aussi pour la réalisation française et contribue à produire des séries spécifiques pour Disney+. « Une récente étude montre que 84 % de l’audience télévision en France est constituée de contenus français. Nous allons continuer à investir, la priorité absolue va au consommateur », a affirmé Thomas Spiller.

Amazon Prime Video, le sport en atout

Le leader mondial de la vente en ligne a lui aussi sorti sa plateforme de streaming avec Amazon Prime Video. Tandis que l’entreprise est présente sur le sol français depuis les années 2000, Yohann Bénard, directeur des affaires publiques d’Amazon sur la zone de l’Europe du sud, affirme que l’entreprise a joué un « rôle pionnier avec la numérisation des contenus audiovisuels », avec les premières productions de la plateforme sorties en 2020. En tant que nouvel entrant dans ce que Yohann Bénard considère être « un secteur dynamique », Amazon Prime Video se donne l’objectif d’une douzaine de nouveaux films et créations originales français par an. Parmi les plus notables, le documentaire sur le rappeur Orelsan, “Montre jamais ça à personne”, qui vient d’ailleurs de remporter la Victoire de la création audiovisuelle de l’année aux Victoires de la musique 2022. La série Salade Grecque ou encore Totems, fraîchement sorties, placent donc la création audiovisuelle française au cœur de la politique d’Amazon Prime Video. Et pour gagner du terrain sur ses concurrents, Amazon investit : la plateforme consacrera 40 millions d’euros de budget dans la production audiovisuelle et cinématographique française en 2022. L’idée de proposer « un contenu français au public français prime », qu’Amazon s’engage, d’après Yohann Bénard, à faire rayonner à l’international. En plus de cela, la plateforme vient d’acquérir les droits de diffusion de Roland Garros et des ligues 1 et 2 de football, une façon pour Yohann Bénard d’assurer qu’« Amazon Prime contribue à plus de diversité, en proposant un catalogue très varié ».

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