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Des soldes impactés par la canicule

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Des soldes impactés par la canicule
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L'enquête “soldes d'été 2019”, menée par le Centre régional d'observation du commerce, de l'industrie et des services (Crocis) de la CCI Paris Ile-de-France auprès de plus de 400 commerçants parisiens, montre que les fortes chaleurs qui ont marqué la période des soldes en région parisienne ont dissuadé les consommateurs de profiter de l'opération.

Deux autres facteurs ont pénalisé cette édition 2019, les mouvements sociaux du début d'année d'une part et une baisse de la fréquentation d'autre part, phénomène observé depuis plusieurs semestres par les commerçants interrogés.

Pour 67 % d'entre eux, la hausse de chiffre d'affaires observée pendant les soldes d'été n'excède pas 20 % par rapport à un mois normal et 18 % n'ont même observé aucune hausse. Pour plus de la moitié des commerçants (54 %), ce résultat est inférieur à celui des soldes de l'été dernier.

En cause, la chaleur qui a eu un effet négatif sur l'activité selon 47 % des commerçants, provoquant une forte baisse de la fréquentation : « Les premiers jours des soldes ont été catastrophiques sous l'effet de la canicule. Les gens ne sortaient pas de chez eux et nous avions très peu de clients dans le magasin », indique une commerçante en lingerie.

« La canicule nous a fait du mal. Les clients ont préféré faire leurs achats en ligne plutôt que de se déplacer en magasin », ajoute la gérante d'une boutique de prêt-à-porter de la rue de Rennes.

Les grands magasins et les centres commerciaux ont en revanche pu tirer leur épingle du jeu grâce à la climatisation dont ils sont équipés.

Les mouvements sociaux sont largement cités par les commerçants (77 %) comme responsables de répercussions importantes sur leur activité cette saison. 87 % évoquent une baisse de la fréquentation, 64 % une baisse du chiffre d'affaires et 37 % déclarent même avoir dû fermer leur magasin. La saison s'avère donc décevante.

« Le samedi est un jour sinistré depuis novembre », précise un commerçant de la rue de Rennes.

Enfin, la valse des promotions et les ventes sur internet ont fait perdre aux soldes leur caractère d'événement incontournable pour 56 % des commerçants. En effet, depuis plusieurs années, les périodes de ventes à prix réduit se sont multipliées. « Les clientes ont des promotions toute l'année, elles n'attendent plus les soldes pour se faire plaisir », indique une commerçante en prêt-à-porter du 6e arrondissement.

« Cesser ou limiter les promotions »

Pour que les soldes redeviennent un événement, la quasi-totalité des commerçants souhaiteraient voir cesser ou limiter les promotions hors soldes. Eux-mêmes sont peu enclins à créer de nouveaux événements promotionnels.

Seuls 27 % de ceux qui avaient connaissance de l'événement commercial “French Day” (du 26 avril au 1er mai) y ont participé. 58 % des commerçants ne sont d'ailleurs pas favorables à la généralisation de ce type de formats d'événements courts à des moments-clés de l'année. Pendant les soldes, mais aussi tout au long de l'année, le succès croissant du commerce en ligne, mais aussi les nouveaux comportements des consommateurs représentent une réelle concurrence.

« Internet casse les prix à longueur d'année », se désole une commerçante de la rue de Rennes.

« Il faut se résoudre à admettre que les habitudes de consommation ont changé. Aujourd'hui, les gens ne font plus de shopping le week-end. Grâce aux voyages à prix cassés, ils partent en week-end à Barcelone ou Milan, et pour s'habiller ils vont sur Le Bon Coin ou Vinted. Leurs priorités ont changé. C'est une tendance de fond et le commerce doit s'adapter », analyse un commerçant.

Un impact d'une semaine

Les commerçants appellent de leurs vœux depuis plusieurs années une diminution de la durée des soldes, actuellement de six semaines, jugée trop longue et au final contre-productive. « Les soldes ont un impact au début, la première semaine, mais ensuite l'effet se tasse.

La sixième semaine, on n'a presque plus de marchandise en soldes », indique la gérante d'une boutique de prêt-à-porter indépendante. La loi Pacte prévoit de réduire la période des soldes à quatre semaines à partir de janvier 2020. 82 % des commerçants sont favorables à cette mesure.

« C'est parfait, quatre semaines c'est largement suffisant, ensuite on peut déployer la nouvelle collection », complète une commerçante.

Ces résultats de l'enquête bilan des soldes d'été 2019 renforcent la CCI Paris Ile-de-France dans sa volonté de continuer à travailler avec les acteurs publics et les autres représentants du commerce, (Etat, collectivités territoriales, CRMA, fédérations professionnelles et associations de commerçants...) pour aller ensemble encore plus loin dans les mesures à prendre, à l'instar de la “plateforme commerce” qui propose 12 mesures pour conforter le commerce en Ile-de-France.

Tout ce qui peut être fait pour que le commerce et son environnement s'adaptent mieux aux évolutions (politiques en faveur des cœurs de ville, réglementation du commerce, modes de consommation...) encourage le retour des soldes en tant qu'événement favorable à l'économie.




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