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Défaillances d'entreprises : des risques toujours présents

Experte de l'information sur les entreprises, la société Altares (partenaire exclusif en France de Dun & Bradstreet), présente son étude sur les défaillances d'entreprises pour le 1er trimestre 2019. Dans un contexte de ralentissement de la croissance, d'incertitudes sur le plan géopolitique et d'une concurrence féroce, la lecture juste et précise du risque commercial et financier est au cœur des décisions d'affaires. Pour Altares, il s'agit de détecter les signaux faibles en lisant intelligemment les signaux forts.
Défaillances d'entreprises : des risques toujours présents
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Avec 14 146 défaillances et procédures collectives ouvertes et 45 140 emplois directement menacés (+2,6 %), le premier trimestre 2019 reste stable même si l'on observe une dégradation avec, désormais, plus de 45 000 emplois en danger. Pour Thierry Millon, directeur des études chez Altares, le début d'année 2015 marquait un record de défaillances d'entreprises avec plus de 18 000 cessations de paiement.

Depuis, le risque commercial s'est détendu par palier. Les trois premiers mois des années 2016 et 2017 ont permis d'approcher un premier seuil à 16 000 avant que 2018 et 2019 tentent, en vain, de faire tomber le suivant à 14 000 défaillances… Un seuil sous lequel nous ne sommes jamais redescendus depuis début 2008.

Des chiffres qui marquent

Début 2008, l'amorce de crise atteignait déjà un premier plafond de sinistralité des entreprises (au-delà de 14 000 défaillances) et, cette année, il est toujours impossible de revenir sous cette limite symbolique. En effet, 4 050 redressements judiciaires ont été prononcés par les tribunaux.

Sur le front des liquidations judiciaires, la situation semble ne s'améliorer que faiblement avec encore près de 9 840 jugements (1,3 %). Plus précisément, la baisse du nombre de ces liquidations tient à une meilleure résistance des sociétés faisant l'objet d'un plan de sauvegarde ou de redressement.

Un peu plus de 610 d'entre elles ont été prononcées sur ce 1er trimestre, elles étaient 740 un an plus tôt. Les procédures de sauvegardes, peu nombreuses (252), reculent de 10,6 %.

Les petites structures trinquent…

Les TPE de moins de dix salariés constituent l'essentiel de ces défaillances (94 %) et donnent le ton. En l'occurrence, la sinistralité des TPE se stabilise sous 13 400 procédures. Le rythme semble nettement plus favorable pour les PME de 10 à 49 salariés puisqu'une centaine de moins ont connu la défaillance (-12 %).

Ce chiffre masque, toutefois, une augmentation sensible des liquidations judiciaires directes de PME de 10 à 19 salariés (278 contre 264). à partir de 50 salariés, les procédures collectives se stabilisent mais, là encore, les liquidations directes ont tendance à augmenter. Ainsi, celles de sociétés de plus de 100 salariés sont passées d'une par mois début 2018 à plus de deux par mois cette année. L'impact social - direct et indirect - est important.

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