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L'ONF, la Préfecture et la métropole du Grand paris s'engagent pour la forêt

le - - Actualité - Région Île-de-France & Grand Paris

L'ONF, la Préfecture et la métropole du Grand paris s'engagent pour la forêt
@ AP - Jean-Marie Aurand, directeur général de l'ONF, Michel Cadot, préfet de la région Île-de-France, et Patrick Ollier, président de la métropole du Grand Paris, rassemblés devant l'étang de Saint-Cucufa à Rueil-Malmaison (92)

L'ONF, la Préfecture de région et la Métropole du Grand Paris se retrouvaient il y a peu à Rueil-Malmaison (92) pour signer ensemble un partenariat en faveur des forêts d'Île-de-France. Les protéger, les ouvrir, les valoriser, tels sont les maîtres-mots des deux conventions qui ont été signées.

« Forêt silencieuse, aimable solitude, Que j'aime à parcourir votre ombrage ignoré ! », écrivait François-René de Châteaubriand dans ses Tableaux de la nature. La Métropole du Grand Paris se sentirait-elle aussi l'âme romantique ? C'est davantage un engagement résolu en faveur des forêts franciliennes qu'elle a souhaité prendre en s'engageant solennellement avec l'Office national des forêts (ONF) aux côtés du préfet d'Île-de-France Michel Cadot.
« La métropole veut, à travers cette convention, faire la démonstration qu'elle souhaite réintégrer les forêts au cœur de son développement, de telle sorte que les populations métropolitaines prennent conscience de l'importance du respect et de la gestion de la forêt », nous confie Patrick Ollier que nous avons interrogé en marge de l'événement. « Bienvenue à la campagne », lance-t-il pour accueillir les élus qui avaient fait le déplacement au bois de Saint-Cucufa dans sa commune de Rueil-Malmaison.

« L'Île-de-France est riche de paysages qu'il faut aller voir », affirme le préfet Cadot devant l'étang. « La forêt à un rôle essentiel dans un territoire comme le nôtre » poursuit-il, un territoire qui puise une force dans la dualité entre urbain et nature. Deux priorités pour l'Etat en la matière : ouvrir la forêt de façon soutenable, l'aménager de façon pérenne avec l'ONF mais aussi avec des propriétaires privés. Il souligne aussi un « besoin d'éducation à la forêt » du public (connaître les arbres, les oiseaux…), qu'il puisse se l'approprier. La métropole, c'est 6 300 ha de forêts, gérée à 80 % par l'ONF.
« Au cœur de la stratégie de développement de la métropole », ce sont des réserves à carbone, des lieux de détente, des endroits essentiels pour l'infiltration des eaux pluviales. Ce sont aussi, souligne Jean-Marie Aurand, directeur général de l'ONF, des réservoirs de biodiversité (la population des oiseaux a augmenté de 12 % dans les forêts sur dix ans, quand elle a diminué d'un quart dans l'ensemble de la région) et des lieux d'activité économique : les chênes des forêts de la région sont notamment utilisés pour la tonnellerie. Ces activités économiques ne sont pas à mettre à mal par les mesures de protection prévues : « Protéger ne veut pas dire mettre sous cloche », affirme-t-il.

Deux conventions étaient en réalité signées, la première concerne les forêts du périmètre métropolitain, la seconde a trait à l'ensemble des forêts d'Île-de-France. « Soutenues par d'importantes subventions, les actions entreprises contribueront entre autres à la préservation, la propreté, l'accessibilité et la valorisation de ces forêts. Elles seront suivies par un comité partenarial ». La métropole subventionnera l'ONF à hauteur de 200 000 euros annuels jusqu'en 2021, répartis pour moitié pour le fonctionnement des forêts, l'autre pour de nouveaux investissements. L'Etat aussi met la main à la poche, pour quelque 170 000 euros par an, un partenariat Etat-ONF qui a quelque chose d'assez « inédit » souligne Michel Cadot. Plus précisément, 17 entrées de forêts seront mises en valeur, dont cinq dans la Métropole du Grand Paris (qui seront choisies dans les prochains jours). Patrick Ollier envisage pour cela l'implantation de stations Vélib' par exemple. Sont aussi prévues la restauration du tapis vert de Meudon, la mise en place de chantiers participatifs, la valorisation des arbres remarquables et une intervention en forêt de Notre-Dame (94) au titre de la compétence de Gestion des milieux aquatiques et préventions des inondations (Gemapi). L'accent est enfin mis sur la résorption des déchets sauvages « qui sont tout à fait insupportables », selon Patrick Ollier. Jean-Marie Aurand avance le chiffre de 1500t par an. Ce dernier se réjouit d'une
« démarche exemplaire » qui doit « faire des émules ». « L'action commence, durera au moins trois ans, avant pourquoi pas d'être renouvelée », nous confie Patrick Ollier.




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