AccueilDroitActualité du droitD’après une étude, 70 % des juristes et 54 % des avocats pensent à quitter leur poste

D’après une étude, 70 % des juristes et 54 % des avocats pensent à quitter leur poste

L’édition 2022 de l’enquête « Avocats et Juristes face au futur » de Wolters Kluwer a révélé que les professions du droit étaient soumises à des pressions croissantes en raison du rythme des changements, de la complexité de la conformité.
L'enquête de Wolters Kluwer a révélé que les professions du droit étaient soumises à des pressions croissantes.
© Adobe Stock - L'enquête de Wolters Kluwer a révélé que les professions du droit étaient soumises à des pressions croissantes.

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La complexité croissante de la conformité, les nouvelles attentes des clients, les défis en matière de talents et les exigences de productivité mettent les professionnels du droit sous une forte pression d’après les résultats de la nouvelle enquête mondiale « Avocats et Juristes face au futur » de Wolters Kluwer Legal & Regulatory. Cette dernière, basée sur des entretiens quantitatifs auprès de 751 professionnels du droit dans des cabinets d’avocats et des services juridiques à travers les États-Unis et dix pays européens, dont la France, a également révélé que des progrès supplémentaires, notamment technologique, étaient nécessaires, en effet deux tiers des professionnels du droit ont déclaré « ne pas être assez préparés pour relever les principaux défis et opportunités » de l’avenir.

La technologie comme levier d’amélioration des performances

Pour faire face aux tendances émergentes et aux exigences croissantes, les professionnels du droit se sont de plus en plus tournés vers les technologies juridiques, une croissance de 79 % a ainsi été constatée. En Europe et aux États-Unis, l'investissement et la demande de solutions technologiques juridiques se sont accélérés et vont se poursuivre. En effet, d’après le sondage, 64 % des services juridiques et 63 % des cabinets d'avocats augmenteront leurs investissements en logiciels au cours de l'année prochaine. La technologie est désormais au cœur de l'amélioration des performances, de la productivité, des relations client-cabinets et des attentes en matière de talents. Elle est également un facteur de compétitivitéà l’emploi des entreprises, plus de 80 % des professionnels du droit déclarent qu'il est très important pour eux de travailler pour un cabinet ou un service juridique qui maîtrise la technologie.

De nouvelles demandes fortes

En plus du problème de préparation aux nouvelles technologies, le rapport a montré que les domaines juridiques nouveaux et en expansion étaient d’autres grandes tendances qui touchaient les professions du droit. En effet, 77 % d’entre eux, ont placé dans cette case « les domaines de conformité émergents et croissants, tels que l’environnement, le social et la gouvernance (ESG) et la confidentialité des données ». 56 % des juristes et 45 % des avocats ont alors fait état d’une augmentation des demandes de ces conseils en matières d’ESG au cours de l’année écoulée et ont affirmé que leur organisation n’était pas assez préparée pour suivre le rythme.

Des problèmes de talents en perspective

L’impact de la « grande démission » au cours de l’année précédente s’est fait fortement ressentir. Les organisations juridiques s’inquiètent d’autres problèmes à venir, notamment puisque 70 % des juristes et 58 % des avocats ont déclaré qu’il était très ou assez probable qu’ils quittent leur poste actuel au cours de la prochaine année. Le renouvellement des talents est une autre contrainte majeure étant donné que seulement 33 % des départements juridiques se sont dit très préparés pour recruter ou réintégrer du personnel juridique contre 28 % pour les cabinets d’avocat. Un chiffre très faible qui intensifie la pression pour les métiers du droit.

Une amélioration des relations entre clients et cabinets

Un point positif est tout de même ressorti de cette enquête. Dans l’ensemble, les relations entre les clients et les cabinets se sont améliorées depuis l’avant pandémie pour 55 % d’entre eux, mais les risques de changement de cabinet conseil sont en hausse, 32 % en 2022 contre 24 % en 2021. Pour cet aspect, les capacités technologiques se sont à nouveau retrouvées au centre de l’évaluation. En effet, la principale raison pour laquelle les services juridiques changeraient de cabinet est que celui-ci ne fait pas preuve d'efficacité et de productivité. Mais seuls 38 % des juristes ont affirmé que leur cabinet actuel utilisait très bien la technologie pour favoriser ces deux derniers points. Pourtant, 91% des départements juridiques ont indiqué qu'il serait important pour les cabinets juridiques auxquels ils font appel de tirer pleinement parti de la technologie, et 97% d’entre eux demanderont aux cabinets avec lesquels ils envisagent de travailler, de décrire la technologie qu'ils utilisent pour être plus productifs et efficaces.

Le rapport complet de l'enquête, qui comprend également d'autres résultats concernant les cabinets d'avocats, les services juridiques d'entreprise, la technologie, les talents et les tendances, ainsi que des sections spéciales sur l'impact de l'ESG et les points de vue de personnalités du secteur juridique, peut être téléchargé sur le site Wolters Kluwer Future Ready Lawyer 2022.

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