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Création d'entreprise : « Quand on n'a pas beaucoup d'argent, on est obligé d'être créatif »

le - - Entreprise - Vie des entreprises

Création d'entreprise : « Quand on n'a pas beaucoup d'argent, on est obligé d'être créatif »
© A.P.

La conférence de clôture du Salon des entrepreneurs 2019 était consacrée aux jeunes entrepreneurs. Comment financer son projet lorsque l'on sort de l'école, ou après son premier job ? « Ce n'est pas un projet d'entreprise de chercher de l'argent, c'est un moyen », rappelle Dominique Restino, alors que certains entrepreneurs passent 90 % de leur temps à chercher des financements. « Quand on n'a pas beaucoup d'argent, on est obligé d'être créatif » ajoute-t-il

Alexandre Hannebelle, Ava

L'application Ava permet aux personnes sourdes d'être incluses dans les conversations. Pour Alexandre Hannebelle et son associé Thibault Duchemin, l'aventure débute par une campagne de crowdfunding, qui s'est rapidement avérée fructueuse, puisque 160 % de l'objectif ont été atteints.
« C'est quelque chose qui fonctionne seulement un temps », souligne Alexandre Hannebelle.
Ils se tournent donc ensuite vers les investisseurs, des VC. « Ce qui était peut-être plus particulier dans notre cas c'était d'arriver à les convaincre que l'on peut faire de l'entrepreneuriat social, de la tech for good, mais avoir un business plan lucratif et que les choses ne sont pas opposées ». La pédagogie dans leur cas a fonctionné. Ils ont levé 1,8 million d'euros.

Loubna Ksibi, Meet my Mama

Meet My Mama propose de donner accès à du « fait maison » sur son lieu de travail. Mais ce n'est pas le seul objectif : l'idée est de permettre à des femmes de passer d'un statut de femme au foyer et/ou réfugiée à un statut de cheffe de cuisine.
Le premier investissement a été un couteau de cuisine.
« On n'avait pas d'argent à investir, puisqu'on vivait avec la bourse du CROUS (…). Nous avons un raisonnement “épicier”, on vend, on récole, on vend, on récolte », explique Loubna Ksibi, avant d'ajouter « C'est grâce à nos clients et nos prestations que l'on a pu financer notre croissance ». La start-up devrait prochainement avoir recours à la levée de fonds afin de se développer d'autres villes de l'Hexagone et à l'étranger.

Emilie Korchia, My Job Glasses

Emilie Korchia se lance dans l'entrepreneuriat en partant d'un constat : un jeune sur deux quitte son premier job avant la première année. « On a décidé qu'il fallait permettre à tous les jeunes de se créer un premier réseau et de rencontrer des professionnels » explique-t-elle. Les rencontres sont gratuites et ont vocation à permettre aux jeunes de faire des « choix par conviction ».
Les fondateurs sont parvenus à lever 1,5 million d'euros, et ne comptent pas s'arrêter là. « C'est facile d'aller voir des grandes écoles aujourd'hui, mais il est beaucoup plus difficile d'atteindre des BTS, des IUT à travers la France » note Emilie Korchia. L'objectif est double : renforcer les équipes afin de se développer davantage, sur l'ensemble du territoire, mais également au-delà des frontières, pour donner l'opportunité aux jeunes de découvrir l'exercice d'un métier à l'étranger.

Julie Leleu, Catspad

Directrice d'agence bancaire fraichement diplômée, Julie Leleu décide de se lancer dans l'entrepreneuriat, dans un secteur qui n'est pourtant pas le sien : les objets connectés. Le dispositif qu'elle a imaginé permet de réguler la distribution d'eau et de nourriture pour les chats.
« La majeure partie des obstacles que l'on a dû surmonter étaient d'ordre financier », raconte-t-elle durant la conférence de clôture. Très rapidement, elle a besoin de fonds pour réaliser des études de faisabilité de son produit.
« Je me suis rendu compte qu'il était très important pour les gens de partager le risque », explique la fondatrice de Catspad, ajoutant « il faut que tout le monde ait conscience qu'il fait partie de l'aventure ».
Premier problème : pour obtenir des financements, Julie Leleu avait besoin de montrer un produit, mais la production de ce produit nécessité déjà un million d'euros. Avec un cahier des charges, elle parvient à obtenir des subventions, notamment de BpiFrance, des emprunts bancaires cautionnés par des organismes. Avec son associé, Brice Cavelier, ils optent ensuite pour les prêts d'honneur. « Nous avons engagé notre patrimoine pour faire des effets de leviers », explique l'entrepreneure. Au total,1,5 million a déjà été injecté dans ce projet.




Thuy-My VU
Journaliste

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