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Création d'entreprise : être bien accompagné, le nerf de la guerre

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Création d'entreprise : être bien accompagné, le nerf de la guerre

L'an dernier, c'est plus de 690 000 entreprises qui ont été créées. Un chiffre record en hausse de 17 % par rapport à 2018. Un véritable consensus entre les créateurs d'entreprise et les professionnels du conseil ressort des différentes conférences et témoignages partagés au Salon des Entrepreneurs : pour réussir il est nécessaire d'être bien accompagné.

L'entrepreneuriat français a bien changé. De fait, il ne s'agit plus d'une partie mineure d'hommes trentenaires qui se lancent dans l'aventure entrepreneuriale. Aujourd'hui, des centaines de milliers de créateurs et créatrices, âgés entre 20 et 60 ans, travaillant dans tous secteurs confondus, constituent un des tissus entrepreneuriaux les plus dynamiques d'Europe.

« Les projets sont beaucoup plus mûris qu'ils ne l'étaient il y a 25 ans, grâce à un microcosme d'accompagnement », a expliqué Didier Kling, président de la CCI Paris-Ile-de-France, lors de l'ouverture du salon.

En effet, les institutions spécialisées dans l'accompagnement des créateurs d'entreprise se comptent par dizaines. L'Agence France Entrepreneur, BpiFrance, Moovjee, Business France, la Caisse des dépôts, CCI France, le réseau Initiative Ile-de-France…sans compter les partenaires privés bancaires et les professionnels du chiffre et du droit.

Nicolas Dufourq, directeur général de BpiFrance, a expliqué que désormais la Banque publique d'investissement soutient avec force l'action des réseaux d'accompagnement à la création de l'entreprise. Elle a ainsi englobé l'Agence France Entrepreneur (AFE) fin 2018 et repris l'activité de la Caisse des dépôts pour soutenir et simplifier les parcours des entrepreneurs.

Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a quant à elle, mise en avant le dispositif d'accompagnement régional Entrepreneur#Leader, lancé l'an dernier avec un budget considérable de 27 millions d'euros engagés en 2017. L'Île-de-France représente 27 % des créations d'entreprises en France. Toutefois, le taux de pérennité des projets est insuffisant, notamment dans les quartiers. Aujourd'hui, ce taux à 5 ans est de 49,3 % contre 52,9 % à l'échelle nationale. La Région s'est fixée pour objectif d'améliorer ce taux sur tout le territoire avec un accompagnement sur mesure. Il s'agit d'arriver à un taux de pérennité de 60 % à 5 ans, et de 25 % des créateurs et repreneurs franciliens accompagnés, soit 15 000 par an.

« Il faut parler car on apprend essentiellement de la différence. Les gens qui ne sont pas d'accord avec vous vous donnent des armes pour leur répondre et les convaincre », a lancé Dominique Restino, président de l'AFE, lors de la plénière de clôture.

Ce dernier n'a pas manqué de faire la promotion du “Pass entrepreneur”, du mentorat et du statut d'étudiant-entrepreneur qui permet de « pouvoir incuber son projet, d'être accompagné par un tuteur, un professeur et un expert et de pouvoir faire son stage sur son projet de création d'entreprise ».

Charles-René Tandé, président du Conseil supérieur de l'Ordre des experts-comptables (CSOEC), a aussi prôné l'importance de l'accompagnement des professionnels. « Il est nécessaire de se poser régulièrement les bonnes questions pour franchir les étapes », a souligné cet expert du développement des entreprises qui déplore l'insuffisance du marché du conseil en France, trois fois moindre qu'en Angleterre ou en Allemagne.

« La crainte des créateurs est d'être surfacturé dès qu'il passe la porte d'un cabinet. C'est à nous, professionnels, de lever cette crainte et cette inhibition au conseil », estime Bruno Le Besnerais, président du comité création et entreprises innovantes du CSOEC.

Un discours en partie partagé par le Conseil national des barreaux qui fait aussi la promotion du rôle des avocats dans l'accompagnement à la création, notamment en distribuant à tous les visiteurs du salon le nouveau Guide du Routard du créateur et du repreneur d'entreprise, auquel il a contribué.

Par ailleurs, les Pouvoirs publics essaient aussi d'alléger les dispositifs et de faciliter le parcours des créateurs d'entreprise. Le projet de loi Pacte envisage ainsi la création d'un guichet unique pour l'immatriculation des entreprises. « Le Kbis sera désormais délivré gratuitement et de manière numérique », a lancé Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances, dans son intervention lors de la plénière d'ouverture du salon.




Anne MOREAUX
Journaliste

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