AccueilSociétéCrack en Seine-Saint-Denis : 500 personnes demandent "l'évacuation" du campement de toxicomanes en lisière de Paris

Crack en Seine-Saint-Denis : 500 personnes demandent "l'évacuation" du campement de toxicomanes en lisière de Paris

Quelque 500 manifestants ont défilé samedi dernier dans les rues de Pantin et Aubervilliers pour exiger des Pouvoirs publics l'évacuation et la prise en charge des consommateurs de crack.
Seine-st-Denis - Manifestation contre consommateur de crack
© Adobe Stock - Seine-st-Denis - Manifestation contre consommateur de crack

Société Publié le ,

« Les riverains et les commerçants ne peuvent pas attendre un an de plus. Le camp doit être évacué », a lancé Nolan Georgelin, membre du collectif 93 Anti Crack. Rythmé par les slogans "Soignez-les ! Protégez-nous !" et "Darmanin menteur !", le cortège a défilé dans le calme jusque devant le "mur de la honte". Ce passage sous le périphérique a été emmuré par les forces de l'ordre lors du déplacement des toxicomanes dans le square Forceval, porte de la Villette (XIXe arrondissement), ce qui n'empêche pas les "crackeux" d'errer dans les communes limitrophes. La plupart des manifestants ont souligné que la solidarité ne doit pas uniquement reposer sur les quartiers populaires, qui cumulent déjà de nombreuses difficultés sociales, dénonçant un "mépris".

Le 24 septembre 2021, la préfecture de police de Paris a décidé de déplacer sur ce site sans aucun abri des consommateurs de crack, qui erraient aux Jardins d'Éole (XVIIIe arrondissement). Aux confins de la capitale, 300 à 400 toxicomanes sont livrés aux violences et aux trafics, perturbant eux-mêmes la sécurité publique.

Problèmes d’insécurité

Commerces en déclin, association de solidarité harcelée, agressions, voie publique dégradée et insécurité jusque dans les halls d'immeubles sont devenus le quotidien du quartier pauvre des Quatre-Chemins, qui compte environ 25 000 habitants. « Comment se fait-il que la France, pays des droits de l'Homme, laisse la plus grande scène de consommation d'Europe ouverte ? », s'est interrogée Dominique Gamard, qui habite le quartier depuis plus de 40 ans. « C'est une question forcément politique, on ne veut pas s'occuper de ça, et ça fait 30 ans que ça dure ! », a-t-elle estimé.

Sous l'impulsion du nouveau préfet de police de Paris Laurent Nuñez, des interpellations régulières ont lieu depuis le mois d'août et un plan de lutte contre le crack doit être bientôt présenté.

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