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CPME Paris IDF : quel sera l'avenir économique des petites entreprises en sortie de crise ?

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CPME Paris IDF : quel sera l'avenir économique des petites entreprises en sortie de crise ?
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Lors d'un webinar intitulé « Le jour d'après », Bernard Cohen-Hadad, président de la CPME Paris Ile-de-France, et plusieurs de ses homologues des CPME, ont débattu en présence d'Agnès Pannier-Runacher et de Nicolas Bouzou sur les perspectives d'avenir des entreprises au sortir de la crise sanitaire.

En cette période de reprise, les TPE et PME, qui représentent l'immense majorité du tissu économique français, ne peuvent être écartées du dialogue sur la mise en oeuvre de la sortie de crise du Covid-19. Pour cette raison, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) de Paris Ile-de-France a organisé un webinar inédit afin de mener une réflexion solidaire et participative et de définir les actions de soutien et d'accompagnement durables pour les petites et moyennes entreprises.

Animé par Bernard Cohen-Hadad, président de la CPME Paris Ile-de-France, ce webinar a réuni Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, Nicolas Bouzou, économiste et essayiste, Samuel Cette, président de la CPME Occitanie, Brigitte Le Corner, présidente de la CPME Bretagne et Olivier Morin, président de la CPME des Pays de la Loire afin de débattre sur les perspectives d'avenir des TPE et PME après la crise sanitaire.

Quelles mesures d'aides sur le long terme ?

En cette période de reprise économique, l'Etat a pour objectif de rembourser la dette publique en relançant la croissance. Pour cela, la secrétaire d'Etat a notamment insisté sur la nécessité de réinstaurer de la confiance chez les citoyens et de prioriser la consommation en circuit court.

Pour crédibiliser la capacité de l'Etat à rembourser la dette, l'argent engagé doit être orienté vers de l'investissement productif. Il sera investit dans des « entreprises du futur », selon les termes d'Agnès Pannier-Runacher, des entreprises innovantes nationales.

Par ailleurs, la secrétaire d'Etat a annoncé que des mesures d'exonérations de charges fiscales et sociales seront présentées dans un prochain projet de loi de finances, qui représenteront plus de 3 milliards d'euros de charges sociales dans les secteurs particulièrement touchées par la crise. Il s'agit de la restauration, de la culture, du sport ou encore tourisme. Les entreprises du secteur du tourisme, de l'événementiel ou encore de l'hôtellerie seront exonérées de charges patronales pour une période de quatre mois, trois pour celles dont le secteur leur a permis de reprendre une activité normale dès la date du déconfinement.

Les TPE ayant moins d'un million d'euros de chiffre d'affaires et moins de dix salariés, et ayant fait l'objet d'une fermeture administrative, seront également exonérées.

Pour les entreprises encore fermées, les mesures de soutien, telle que la prime de 1 500 euros dans le cadre du fonds de solidarité, seront prolongées.

La logique suivie pour les entreprises concernées par le chômage partiel est la réduction progressive de ce dispositif. « Il n'est pas question de débrancher brutalement mais il y a une incitation à la reprise du travail », a précisé Agnès Pannier-Runacher. Cette dernière à également assuré que le sujet de la reprise des parents en garde d'enfant est au cœur des préoccupations du ministère du Travail.

Repenser les relations commerciales et rester visible

Pour une bonne reprise économique en sorite de crise, il est également important de sauvegarder les relations commerciales ou sauver celles qui ont pu être mises à mal en raison des conséquences économiques subies par les différentes parties.

Ainsi, les délais de paiement n'ont pas été augmentés et l'Etat, aux côtés de la DGCCRF et de la Médiation des entreprises, est resté très proches des dossiers en cours, afin que certains grands groupes ne profitent pas de cette situation en retenant de la trésorerie et omettant de payer les fournisseurs.

La Médiation des entreprises a d'ailleurs été très sollicitée durant la crise afin de résoudre les litiges entre fournisseurs, donneurs d'ordres et sous-traitants, a souligné la secrétaire d'Etat.

Par ailleurs, nombreuses sont les entreprises qui ne pourront reprendre une activité avant plusieurs semaines. Pour ces entrepreneurs, qui ont plus que jamais besoin de « tamponner » l'impact économique de la crise, Agnès Pannier-Runacher insiste sur l'importance du numérique, véritable levier à la reprise économique en augmentant l'exposition en ligne. De nombreuses entreprises se sont déjà tournées vers cet outil, notamment pour la vente en ligne, et ainsi compenser une partie de leurs charges. La secrétaire d'Etat, qui estime qu'il s'agir d'un « outil à développer au maximum », appelle les représentants des CPME présents au webinar à participer à ce déploiement.

Quid de la capacité de remboursement des entreprises

Les entreprises ont été très nombreuses à se tourner vers le prêt garanti par l'Etat (PGE), dont il est prévu un amortissement sur cinq ans. Or, nombreuses sont également celles qui craignent ne pas pouvoir rendre ces fonds.

Interrogé par Samuel Cette sur la question, la secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie a apporté quelques précisions.

Il est possible de rembourser le PGE sous six ans et de différer l'amortissement d'un an, avec accord de la banque. Par ailleurs, en cas de difficultés financières, la secrétaire d'Etat a souligné que le droit des entreprises en difficulté permet une bonne prise en charge des entreprises concernées par cette situation. En effet, les entreprises en difficulté dont la cessation des paiements est intervenue lors du confinement bénéficient de procédures amiables comme la conciliation ou le mandat ad hoc, même si celles-ci doivent, en principe, être déclenchées avant la cessation des paiements. « Elles auront intérêt à aller très vite vers de la conciliation, les mandats ad hoc etc pour restructurer leur bilan », assure Agnès Pannier-Runacher, qui précise, sur ce sujet, que les mandataires et administrateurs judiciaires anticipent déjà l'augmentation des dossiers d'entreprises en difficulté devant eux.

Concluant sur les perspectives évoquées par la secrétaire d'Etat, Bernard Cohen-Hadad lui a proposé de faire un premier bilan de l'accompagnement proposé aux TPE et PME en cette reprise, d'ici octobre prochain.




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