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Covid-19 : la culture grande perdante de la crise sanitaire

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Covid-19 : la culture grande perdante de la crise sanitaire
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L'Atelier parisien d'urbanisme (Apur) a réalisé une enquête sur les conséquences économiques de la crise sanitaire dans le domaine de la culture. Si la tendance est plutôt négative, certains secteurs se sont mieux relevés que d'autres.

La région Ile-de-France occupe une place privilégiée dans le domaine de la culture. Elle concentre une forte présence d'artistes.

En 2017, 310 000 emplois culturels y étaient localisés, dont 147000 directement liés à une profession culturelle. La très grande majorité (88 %) de ces emplois sont concentrés dans la Métropole du Grand Paris. En plus de ces 310000 emplois, 108000 personnes relèvent d'une profession culturelle sans pour autant travailler dans un secteur directement lié à la culture : c'est le cas, par exemple, d'un designer dans une société de textile ou d'un comédien dans un parc d'attractions. Avec, au total, près de 420 000 emplois relevant d'un secteur ou d'une profession, liée à la culture, l'Île-de France est la première région culturelle du pays, concentrant plus de quatre emplois sur dix à l'échelle nationale. Environ 230 000 de ces emplois franciliens sont localisés à Paris.

En Île-de-France, les trois quarts des emplois culturels sont concentrés à Paris et dans les Hauts-de-Seine alors que ces départements représentent 48 % de l'ensemble de l'emploi francilien. Dans d'autres domaines, la localisation des entreprises est moins concentrée. Ainsi, les établissements de spectacle vivant se répartissent sur l'ensemble du territoire régional mais gardent néanmoins une très forte présence à Paris (environ 500 salles de théâtre et de spectacle privées) et, en proche couronne, notamment à Montreuil, Boulogne-Billancourt et Courbevoie, où l'offre en équipements publics culturels est abondante. Les salles de cinéma sont davantage réparties sur le territoire de la métropole du Grand Paris.

Des pertes inégales selon les domaines et les départements

Les pertes d'activités sont plus ou moins contrastées selon les domaines. En 2019, en Île-de-France, le chiffre d'affaires global des entreprises franciliennes des domaines culturels approchait 52 milliards d'euros. En 2020, du fait des restrictions liées à la crise sanitaire, ce chiffre d'affaires a chuté de près de 12 %, soit un recul similaire à celui observé dans toute la France. La diminution du chiffre d'affaires varie selon les domaines : -43 % dans le spectacle vivant, -28 % dans la musique, -13 % dans le patrimoine, mais -5 % seulement dans le cinéma-audiovisuel et -4,5 % dans le livre. La crise sanitaire a affecté les territoires différemment en fonction des activités prédominantes. Ainsi, la Seine-Saint-Denis a été le département le plus impacté car il concentre principalement des activités culturelles liées à l'art vivant. Ce département enregistre une baisse du volume d'heures rémunérées de 18 %. A l'inverse, dans les Hauts-de-Seine, il a baissé de seulement 9 % car les activités concentrées sont plus liées à l'audiovisuel ou la publicité. A Paris, la baisse est de 12 %.

Si certains secteurs ont connu une crise, l'Apur indique que d'autres secteurs ont eux été dopés par la crise sanitaire. Il s'agit principalement des services de streaming, d'information ainsi que du monde du jeu vidéo. Le chiffre d'affaires dans ce domaine dégagé par les entreprises régionales (1,7 milliard d'euros) a bondi de 28 % par rapport à 2019. L'édition et la distribution de vidéos (+ 10 %) ou encore les plateformes de streaming et de téléchargement (+ 17 %) se sont également développées alors que l'édition musicale (- 4 %) et le commerce en détail de disques (- 5 %) ont limité les pertes grâce aux achats de fin d'année.

D'autres domaines d'activité ont été particulièrement impactés par le confinement du printemps 2020 mais se sont redressés par la suite. Parmi eux, les filières du livre et de la presse ont bénéficié du classement fin 2020 des librairies parmi les commerces dits essentiels.

Le monde du spectacle vivant reste le plus impacté, en cause, Les restrictions de rassemblements et l'absence de la clientèle internationale. Dans ce domaine où l'emploi non salarié et le statut d'intermittent du spectacle sont fréquents, la baisse de l'activité est difficile à mesurer. Dans les domaines très subventionnés ou relevant du secteur public comme la gestion des musées, des sites et des monuments historiques, la perte d'activité se mesure à l'aune de leur fréquentation. Entre mars 2020 et mai 2021, ces établissements culturels ont totalisé plus de onze mois de fermeture. Dans les musées de la Ville de Paris, le nombre d'entrées a chuté en 2020 de 52 % pour les expositions temporaires et de 55 % pour les collections permanentes. Le chiffre d'affaires des galeries d'art a reculé dans une moindre mesure (-20 %) car les musées ont eu des périodes de fermeture moins longues.




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