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EMPLOI ET INSERTION

Contrat Engagement Jeunes : la CPME Paris Île-de-France salue le principe mais reste vigilante quant aux modalités

Ressources humaines, synergies et non-cannibalisation : l’organisation patronale francilienne appelle l’attention des Pouvoirs publics sur les conditions pour réussir la mise en place rapide du dispositif dès 2022.
Contrat Engagement Jeunes : la CPME Paris Île-de-France salue le principe mais reste vigilante quant aux modalités
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La CPME Paris Île-de-France salue le principe de la mise en place du “Contrat Engagement Jeunes” (CEJ) qui doit permettre aux jeunes de moins de 26 ans sans formation ni emploi de bénéficier, dès le 1er mars 2022 et pour une durée limitée dans le temps, d'un accompagnement renforcé et sur mesure pour mieux s’insérer sur le marché de l’emploi, avec une formation, un stage ou tout autre dispositif, assorti le cas échéant d'une allocation jusqu'à 500 € par mois sous condition de revenus et d’engagement à suivre assidûment les offres d’activité et les étapes du parcours défini avec leur conseiller référent.

Bernard Cohen-Hadad, président de la CPME Paris Île-de-France et auteur d’un rapport du Conseil économique, social et environnemental régional d’Île-de-France intitulé “Egalité pour une citoyenneté active des jeunesses d’Île-de-France”, partage en effet le constat selon lequel “certains jeunes ne peuvent pas entrer directement en apprentissage et doivent transiter par un dispositif de mise à niveau”.

Il rappelle que “les jeunes ont payé un très lourd tribut à la pandémie avec une précarité accrue dans les conditions de vie comme dans l’emploi, une augmentation de la pauvreté, une dégradation de la santé mentale, des universités fermées et des perspectives d’entrée sur le marché du travail largement obstruées”. Et il précise que “la jeunesse francilienne était déjà avant la crise plus précarisée que le reste de la population d’Île-de-France et vivait à 20% sous le seuil de pauvreté, avec une partie d’entre elle pas ou peu diplômée, non-insérée et s’exposant à un risque d’exclusion sociale”.

L’organisation patronale dédiée aux TPE-PME franciliennes appelle toutefois l’attention des pouvoirs publics sur les conditions à satisfaire pour réussir la mise en place rapide du CEJ dès mars 2022 :

  • d’abord les ressources humaines, en recrutant plusieurs milliers de conseillers au sein des Missions locales et de Pôle emploi (au niveau national, les missions locales estiment le besoin à 2 500 conseillers en CDI ; Pôle emploi à 1 600 conseillers en CDI et 1 200 en CDD d’un an) ;
  • ensuite les synergies, en coordonnant les nombreux dispositifs d’aides existants, chacun avec un statut et un opérateur ;
  • enfin la “non-cannibalisation”, en veillant à ce que l’aide versée dans le cadre du CEJ ne réduise pas l’attractivité des autres dispositifs, notamment l’apprentissage et la Préparation opérationnelle à l’emploi individuelle (POEI, qui permet de financer une formation pour accéder à un poste précis en entreprise).

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