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Consensus sur la nécessité d'une taxe carbone européenne

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Consensus sur la nécessité d'une taxe carbone européenne
© Medef - Patrick Poyanné, PDG de Total, à gauche de la présentatrice de l'événément, et Pascal Canfin, député européen et ancien ministre de l'Environnement, à sa droite.

Lors de sa REF Transition écologique, le Medef a organisé un face à face entre Pascal Canfin, député européen et ancien ministre de l'Environnement, et Patrick Poyanné, PDG de Total, qui échangent depuis des années pour faire évoluer la trajectoire du secteur de l'énergie vers un green deal.

« Je crois en la conversion », explique Pascal Canfin qui estime qu'il n'a pas à « croire » la transition de Total, ni à l'accuser de « faire du greenwashing », mais à en contrôler les effets.

« L'enjeu est de comprendre le champ de contraintes dans lequel une entreprise comme Total se situe comparé à ses concurrents et de dialoguer de façon exigeante et rationnelle vers un chemin de décarbonation », explique l'élu européen qui porte le sujet du mécanisme d'alignement aux frontières sur le carbone au sein de l'UE « afin que la décision la plus rationnelle sur le plan économique le soit aussi sur le plan écologique ».

De 10 à 15 euros la tonne auparavant, le carbone est passé aujourd'hui à plus de 40 euros en Europe. « On voudrait que ça monte à 50 ou 60 euros la tonne afin qu'il sorte du jeu des énergies », confie Pascal Canfin plutôt optimiste.

« Total est carbonée comme l'essentiel de l'économie », souligne son patron aujourd'hui convaincu du besoin de faire sa transition écologique car la science a tiré la sonnette d'alarme avec la sortie du rapport du GIEC en septembre 2019.

L'année dernière a été « un moment important où l'entreprise a réussie à construire une nouvelle stratégie plus verte » en conservant sa pérennité avec un accent sur le gaz naturel et l'électricité. Le PDG parle d'une « bascule dans l'année 2020 », peut-être à cause de la crise sanitaire, « mais surtout parce que la pression de la société se fait de plus en plus forte ».

Pour lui, il faut avant tout agir sur la demande et pas forcément sur l'offre. « L'écologie ne progresse que si l'économie va avec ». S'il se dit totalement favorable à une politique de taxonomie européenne « même si ça devient une religion limitative », il souhaite qu'elle soit « dynamique » et rappelle que cette transition aura nécessairement un coût, soit sur l'Etat et les contribuables, soit in fine sur les consommateurs.




Anne MOREAUX
Journaliste

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