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Conseil en stratégie et management : la magie continue d'opérer

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Conseil en stratégie et management :  la magie continue d'opérer
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Une nouvelle édition de l'étude effectuée par Syntec Conseil montre que le marché français du conseil en stratégie et management poursuit sa croissance avec 12 % gagnés en 2018. Menée chaque année, cette étude confirme la tendance spectaculaire dont bénéficie le marché depuis 6 ans.

Amorcée dès 2013, la croissance du marché du conseil en stratégie et management s'amplifie une nouvelle fois cette année avec un chiffre d'affaires de près de 7,3 milliards d'euros en 2018, soit une croissance de 12 %. Il repousse ainsi les résultats des deux dernières années, 10,5 % en 2017 et 8,5 % en 2016. Ce dynamisme lui permet de réduire l'écart avec le marché allemand (+7,5 % en 2018) pour la troisième année consécutive.

7,3 milliards d'euros en 2018

« Le marché du conseil français en stratégie et management peut être fier de sa croissance durable. D'année en année, sa vitalité ne se dément pas, preuve que le conseil a su innover pour répondre à l'évolution des attentes de ses clients. Loi Pacte, Brexit, transformation du secteur public, etc. autant de rendez-vous majeurs pour lesquels le secteur était présent, aux côtés des entreprises, pour accompagner leur évolution et soutenir la croissance. Il est temps désormais de mettre en lumière ces métiers qui œuvrent pour la compétitivité nationale. Le regroupement au sein de Syntec Conseil nous permettra de renforcer notre légitimité et mieux faire entendre notre voix, à l'instar des secteurs conseil d'autres pays européens », explique Rémi Legrand, président de la commission conseil en stratégie et management du Syntec.

La transformation digitale s'impose comme le principal levier de croissance du marché. Il se compose notamment de 35 % de missions à forte composante digitale (29,5% en 2017) sur l'ensemble de l'activité des cabinets, toute spécialités confondues. Chez les grands cabinets et les Majors, qui ont les premiers investi le champ du digital, ce pourcentage s'élève même à 38 %. Le développement de ces missions favorise l'évolution des méthodes de travail des consultants eux-mêmes et influe également sur le positionnement des cabinets.

Le numérique et le financier en tête

Avec ses sujets de sécurisation des données et du RGPD, la Direction Digitale (CDO) continue de progresser parmi les fonctions faisant appel aux cabinets de conseil : celle-ci représente désormais autant que la Direction Financière (13 % du marché en 2018) alors qu'elle était absente des statistiques il y a 3 ans, derrière l'indétrônable DSI (16 %).

Les principaux moteurs de la croissance sont stables : les entreprises poursuivent leurs investissements sur des temps longs, notamment dans les services financiers qui restent en première place à 30 % malgré à un ralentissement (31 % en 2017). Le retour du secteur industriel français est confirmé par la progression de l'industrie de 27 à 28 %, et des energy-utilities de 9 % à 10 % en 2018.

Si le développement du digital tire la croissance du secteur, il permet également de faire évoluer des méthodes de travail des consultants eux-mêmes : influencés par le design thinking et les nouvelles postures de travail, la méthode agile, le management horizontal et bienveillant sont des tendances fortes, expérimentées par les consultants dans leur quotidien. Cette évolution ne se limite donc pas à la technologie mais touche l'ensemble des domaines du conseil en stratégie et management, en réponse à la demande de transformation des entreprises (digitalisation, responsabilisation, etc.). Par ailleurs, même si le développement des plateformes d'intermédiation est bel et bien présent, le recours à ce type de prestation reste marginal.

Néanmoins, si les premières tendances pour 2019 semblent tout aussi positives, elles mettent en exergue les tensions liées au recrutement de profils très qualifiés. En effet, l'enjeu majeur des cabinets est de recruter et fidéliser les bons profils. En 2018, malgré la rareté des profils qualifiés ayant entrainé une pression sur les salaires
(+4,9 % de hausse des rémunérations en moyennes), les effectifs ont encore progressé de + 9 %, avec plus de 3 500 nouveaux postes créés. En 2019, la profession prévoit de recruter 14 000 personnes, dont 4 000
« créations nettes » de postes répartis entre des jeunes diplômés (environ 2 200) et des profils intermédiaires ou expérimentés (1 800). Face aux start-up et aux promesses de l'entrepreneuriat, les cabinets estiment ne pas avoir de difficulté à recruter de jeunes diplômés. Il n'en est plus de même pour les consultants seniors devenus des profils très convoités. Le taux moyen d'occupation, toutes fonctions confondues, est de l'ordre de 74 %.




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